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Vue sur l'apocalypse

les oeuvres > APRES LA BOMBE...

Vue sur l’apocalypse par Jean-Pierre Andrevon, pp. 87-112 in "la Lune était verte", anthologie, Gallimard éd., 1983, coll. "Folio junior SF", 1 vol. broché, in-12ème, 134 pp. couverture illustrée (paru également in «Aujourd’hui, demain et après», Denoël éd., coll. «Présence du futur», 1970.) nouvelle d’expression française
1ère parution : 1970
après la Bombe...


Jean-Pierre ANDREVON

(1937-) Ecrivain. après des études aux Ponts et Chaussées, son service militaire en Algérie, devient enseignant. En 1969, l'écriture sera pour lui une occupation à temps plein.De nombreuses activités: journalisme, scénariste, illustrateur, écriain. Ses premiers textes paraissent dans des fanzines, puis dans la revue "Fiction" . Publie en moyenne quatre ouvrages par an, d'abord au Fleuve Noir ou chez Denoêl.  Plutôt spécialisé dans la SF cataclysmique. Aujourd'hui travaille surtout au profit du thriller et de la littérature pour enfants. De sensibilité écologiste.


Curieuse aventure que celle de cet homme du commun se promenant dans Paris, à proximité d’un terrain vague. Dans cet endroit qu’il connaissait fort bien, il aperçoit un cube métallique qui ne devait pas s’y trouver. S’étant rapproché, il y découvre une entrée et, à l’intérieur, une débauche de circuits électroniques, de moniteurs vidéos, de diodes clignotantes. Tout d’abord inquiété par l’étrangeté du lieu, il parvient à fixer son attention au bout de quelque temps, sur un écran:
« Ce que j’avais sous les yeux, c’était un spectacle de ruines,de désolation, de chaos. Au début, j’avais eu quelque difficulté à interpréter ces images , tellement elles me semblèrent confuses. Mais cette confusion ne venait pas d’une mise au point défectueuse. Elle émanait du paysage lui-même, qui évoquait je ne sais quel cataclysme gigantesque. Les écrans montraient une plaine immense, légèrement vallonnée par endroits , et couverte de rocs pulvérisés, concassés, qui ne formaient plus dans les lointains qu’une plage de grains de sable miroitants, vitreux, comme des morceaux de quartz.
Je parle de rocs , mais il me vint peu à peu à l’esprit que tous ces blocs étaient en réalité les restes de maisons soufflées, broyées, que tout ce panorama aplati représentait ce qui restait d’une ville immense, anéantie. Dans le milieu de la plaine serpentait un grand fleuve aux eaux grises, morcelé en petits bras capricieux, et qui à un endroit s’évasait en une sorte de lac. Le ciel était parcouru de nuées jaunes , soufrées, qui répandaient sur toute cette désolation une lueur malingre, à la fois crue et terne, qui ne donnait pas d’ombres, mais écrasait un peu plus au contraire cette cité effacée. Rien de vivant ne bougeait dans ce décor de cauchemar."
Ce paysage en ruines est la ville de Paris, un Paris d’un futur indéterminé. Cela lui sera confirmé par un être humain noir et nu, apparu brusquement. Il lui expliquera aussi que le cube est un relais temporel et lui-même un voyageur du temps. Le tout aurait dû rester totalement invisible au narrateur, mais une légère erreur de connexion a produit un décalage regrettable. Le narrateur sortira du piège temporel et le cube disparaîtra à nouveau dans l’avenir avec son observateur. Jamais plus notre homme ne parviendra à gommer de son esprit les ruines entrevues.  Avec chaque jour qui passe, une seule question l’obsèdera dorénavant : quand cela se produira-t-il ?
Une nouvelle rapide bâtie avec les poncifs du genre qui a paru dans une anthologie pour enfants.




couverture de l'anthologie "la lune était verte et autres récits de fins du monde"
couverture du de l'anthologie contenant notre nouvelle
 
 
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