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Voyages et aventures de la famille Noé dans l'arche

les oeuvres > MENACES CLIMATIQUES

Voyages et Aventures de la Famille Noé dans l’arche par Albert Robida, Librairie Armand Colin éd., 1922, 1 vol. broché, in-12 ème , 238 pp. couverture muette.  illustrations par Albert Robida.  roman d’expression française
1 ère  parution : 1922
menaces climatiques: le déluge (l’ancien)


Albert ROBIDA

Albert ROBIDA (1848-1926). illustrateur, polygraphe, journaliste. Sa vocation d'être illustrateur l'emporte sur tout. Caricaturiste dans les revues et journaux en vogue qui imposent sa célébrité. Il fonde sa propre revue "la Caricature" avec les meillurs dessinateurs du temps. Il s'intéresse à tous les domaines: histoire, voyages, fantaisie, classiques, anticipation, etc. Après une éclipse, il s'impose aujourd'hui comme l'un des meilleurs dans le domaine conjectural au niveau de Jules Verne ou de H.G. Wells. La justesse de ses spéculations font de lui un visionnaire de l'inventivité et du pessimisme social. Son oeuvre est immense: 60 ouvrages, 200 livres illustrés, 70 revues, et environ 60 000 dessins.

" Il pleuvait depuis si longtemps que l’on ne savait plus si cela durait depuis quarante jours, quarante fois quarante jours, ou peut-être quarante ans ! Toutes les contrées de la terre achevaient de disparaître sous les eaux. (…) Seules les montagnes d’une taille considérable émergeaient encore dans l’immensité des océans en train de se réunir, et l’eau commençait à soulever la quille de l’arche que Noé avait construite au sommet d’un large plateau rocheux. "
Monsieur Noé avec sa petite famille prévoit toute l’organisation de l’arche, embarquant minutieusement les couples d’animaux prescrits par le Seigneur. Madame Japhet est une ronchonneuse qui n’hésite pas à se débarrasser des puces qui l’incommodent en jetant leur petite cage à la mer, au grand déplaisir de M. Noé. Puis, ce serait au tour du lion, jugé trop dangereux. Heureusement le mari de Mme Japhet veille. Aidés par la petite Zirba et Azib, ses enfants,  ainsi que de toute la famille Sem, ils récupèrent les cages. Madame Japhet est vertement réprimandée.
Le déluge perdure. Il faut s’occuper des animaux, cela fait toujours passer le temps. Sortir l’ours, le tigre, le lion de leurs cages en évitant qu’ils ne s’agressent, se servir de l’éléphant pour promener les lourdes charges, donner à manger à tous les animaux (du foin essentiellement), voici le lot quotidien des navigateurs. Le repas constitue une agréable diversion. La famille Noé n’hésite pas à subtiliser leurs œufs aux poules et autres oiseaux pour battre une bonne omelette.
Les très grosses bêtes posent problème : comment s’occuper des mammouths, ptérodactyles, atlantosaures, zanglodons ? Tâche difficile s’il en est,  qui sera résolue lorsque, lors de disette alimentaire, le choix se portera précisément sur ces grandes bestioles qui passeront à la casserole. Voilà pourquoi, aujourd’hui, ils ont disparu du globe. M. Noé entretient soigneusement son livre de bord et note toutes les variations du temps, y compris les moments de grosse tempête lors desquelles l’arche manque  d’être engloutie. Les singes, toujours turbulents, provoquent une révolution à bord en s’échappant de leurs cages. Ils mettent à sac l’arche, se livrant à toutes sortes de pitreries qui fâchent beaucoup le patriarche. Heureusement , les autres animaux, soucieux d’ordre, aident à mater la révolte.  Manquant à nouveau de couler  par la faute des singes, ils seront sauvés en se reposant sur un banc compact de harengs le temps de se livrer au calfatage indispensable.
Par une belle matinée, ils aperçoivent enfin la terre. En débarquant, ils sont assaillis par des sauvages qui mettent M. Japhet à la broche. Des cannibales ! Délivré in - extremis -, remonté dans l’arche, Japhet, avec Noé et Cie, se rendent compte que celle-ci a dérivé en abordant le continent américain. Comme le disent si bien Cham et Japhet :
" Nous devons retourner vers nos montagnes de Judée, retrouver notre pays pour recommencer le monde… Il faut nous dépêcher de lever l’ancre et mettre à la voile rapidement ! "
Mais comment regagner le Moyen - Orient ? Comment remettre l’arche à flots ? Questions angoissantes résolues avec brio. Tirée par l’âne, le cheval et de nombreux autres animaux, poussée par l’éléphant, les chameaux, les tigres, etc., l’arche munie de roues en bois cahote vers la mer. Cette fois - ci, ils repartent dans la bonne direction.  Peu après avoir mis le cap à l’Est se dessine une nouvelle terre. Miracle ! C’est le mont Ararat,  destination finale de la famille Noé où de vastes projets attendent nos amis. Mais, chut ! il ne faut pas déflorer une suite aussi palpitante…
Robida, avec sa verve habituelle, livre une version romancée du mythe à l’usage des enfants. Version biblique avec laquelle il prend quelques libertés, mais c’est pour la bonne cause.
Le roman n’en est pas moins amusant et léger. Est-il cataclysmique ? A vous d’en juger. Pourtant,  le déluge, rappelez-vous…

couverture du roman paru chez Armand Colin
couverture muette de ce roman pour adolescents
 
 
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