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une Invasion de Sélénites

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une Invasion de Sélénites par Léon Groc, Tallandier éd., 1941, coll." Grandes Aventures Voyages Excentriques ", 1 vol. broché, in-12 ème , 222 pp. couverture illustrée. roman d’expression française (paru en 1 ère  éd. sous le titre :  " la Révolte des Pierres ",  éd. de la Nouvelle Revue Critique )
1 ère  parution : 1930
invasions extraterrestresla cité foudroyéesavants fous et maîtres du monde


Léon GROC

(1882-1956) De son vrai nom Paul GROC.  Ecrivain populaire français. Journaliste de profession, Grand Reporter (dans l'Intransigeant, Excelsior, le Petit Journal et, plus tard, le Figaro) De multiples romans policiers et de science-fiction (chez Tallandier entre autres). Vice-Président de la Société des Gens de Lettres.

Jean Brissot, astronome-adjoint à l’observatoire de Paris, contemple avec Edwige Frandt, laborantine, une éclipse de soleil, lorsqu’un petit météorite tomba à ses pieds. Il le ramasse pour l’étudier ultérieurement. Plus tard, chez lui, il constatera une brûlure sur sa peau à l’endroit  où il avait glissé la pierre. Il la déposera finalement dans un tiroir. Robert Persan, journaliste, également présent sur les lieux, enquêtera sur la disparition de Melle Frandt.  
Celle-ci a disparu pendant que d’autres faits non moins mystérieux se déroulent conjointement. A  savoir : un nommé Lisbourdin est trouvé assassiné chez lui. Son secrétaire, Rosario, s’est volatilisé. Les traces de mademoiselle Frandt, qui est aussi en relations étroites avec Lisbourdin, s’arrêtent chez la vieille Hilda, tenancière de la pension de famille Jembut. Ramire, le policier, Persan et Brissot cherchent,  L’un mû par son zèle policier, l’autre par son zèle journalistique, le troisième par son zèle amoureux.
Peu de temps après, la pension Jembut s’écroule après que les murs se soient lézardés, entraînant la vieille Hilde dans la mort. Celle-ci n’est pas si innocente que cela finalement, puisqu’elle a appris à Persan la culpabilité probable d’Edwige dans le crime de Lisbourdin.
Le journaliste reconnaît qu’au cœur du problème se situeraient certainement les " trois pierres de lune " tombées du ciel. La première se trouve chez Brissot, la deuxième aurait été volée à Lisbourdin par Melle Frandt, la troisième serait en possession de Rosario qui, lui aussi, a disparu.
Ces pierres donnent, à elles trois,  un " Sélénite ", c’est à dire un minéral vivant dont la radioactivité naturelle perturbe le fonctionnement de la vie terrestre. Les cirques présents en abondance sur la Lune ne seraient que les images de " cités de Sélénites " qui auraient détruit toute vie autour d’eux. Les Sélénites seraient donc  capables, à condition d’être plus nombreux, d’éradiquer toute vie sur Terre.
Quant aux trois tiers de Sélénites (les pierres ramassées) tombées sur le sol terrien, leur seule présence cause déjà des dommages irréversibles. Toutes les trois réunies, elles seraient invincibles. C’est le but que poursuit Rosario qui souhaite imposer un nouvel ordre moral à la terre. Sachant que Persan, Brissot et Ramire sont des ennemis irréductibles, il les poursuit de sa haine. Avec le Sélénite, il fait s’écrouler les immeubles à Paris et perturbe gravement la géographie de la cité. Les Parisiens, inquiets, quittent la capitale :
" Paris tout entier fut étreint par l’épouvante. Tous ceux de ses habitants qui purent s’enfuir le firent aussitôt. Les trains furent envahis comme à l’époque des grandes vacances. Les portes de la ville virent passer d’innombrables autos, des bicyclettes, des attelages même, et jusqu’à d’antiques véhicules – tapissières et chars à bancs – que l’on eut dit échappés d’un musée rétrospectif. "
Rosario fuit vers son repaire, un nid d’aigle aménagé au sommet des Alpes. Il envisage de faire s’écrouler les Alpes autour de lui, d’assécher la terre comme l’a été jadis la Lune, à l’aide de nombreux Sélénites dont il attend incessamment une pluie.
Mais le plan échoue. D’abord, parce que nos héros mettent la main sur Rosario, ensuite, parce que Melle Frandt, définitivement passée dans le camp des méchants, ne pardonne pas à Rosario d’avoir voulu tuer Persan. Brissot, lui, est guéri de son amour envers Melle Frandt, grâce à Yvette une de ses anciennes élèves, qu’il rencontre dans la région alpestre. Habituée à l’alpinisme, c’est elle qui guidera Brissot vers le repaire de Rosario.
Devenue subitement folle, Melle Frandt sera éliminée par Rosario qui, se sentant perdu, se suicidera. Pour pallier la menace représentée par le Sélénite, Brissot le scellera dans du plomb et l’immergera dans un lac de montagne. Puisque la menace de l’invasion de Sélénites a enfin disparu, Brissot épouse Yvette, Persan rentre dans les Ordres, et Ramire enquêtera sur d’autres crânes défoncés.
Un ouvrage daté, plus proche de l’enquête policière que de la science-fiction, dont la logique interne laisse à désirer. Avec des personnages typifiés, Groc semble avancer dans le récit en inventant au fur et à mesure les péripéties, ce qui donne un aspect décousu à l’intrigue


couverture du roman, "une Invasion de Sélénites"
couverture de Thiriet chez Tallandier
 
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