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un Chalet dans les airs

les oeuvres > MENACES COSMIQUES

un Chalet dans les airs par Albert Robida, Librairie Armand Colin éd.,1925, coll. « Bibliothèque du petit français », 1 vol. cartonné, in-12 ème, 250pp. couverture muette. roman d’expression française (chapitres 12 et 13)
1 ère parution : 1925
menaces cosmiques


Albert ROBIDA

(1848-1926). illustrateur, polygraphe, journaliste. Sa vocation d'être illustrateur l'emporte sur tout. Caricaturiste dans les revues et journaux en vogue qui imposent sa célébrité. Il fonde sa propre revue "la Caricature" avec les meillurs dessinateurs du temps. Il s'intéresse à tous les domaines: histoire, voyages, fantaisie, classiques, anticipation, etc. Après une éclipse, il s'impose aujourd'hui comme l'un des meilleurs dans le domaine conjectural au niveau de Jules Verne ou de H.G. Wells. La justesse de ses spéculations font de lui un visionnaire de l'inventivité et du pessimisme social. Son oeuvre est immense: 60 ouvrages, 200 livres illustrés, 70 revues, et environ 60 000 dessins.


Le «Chalet dans les Airs» présente un épisode cataclysmique dans ses chapitres douze et treize.
M. Cabrol, en voyage autour du monde en aéro-chalet avec ses deux neveux, en profite pour faire une halte sur l’île d’Astra, au milieu de l’océan. En réalité un bout de terre appelé le Sixième continent, situé en plein Pacifique, reste d’un morceau de planète qui, jadis, avait heurté la terre.
M. Cabrol évoque l’événement :
« Et lorsque le bolide, éclairé d’une flamme sinistre, commençait à monter au-dessus de l’horizon, un grand cri s’élevait au-dessus des foules, qui, dressées brusquement, se mettaient à fuir de tous côtés pour chercher des refuges illusoires, n’importe où, au fond des bois, derrière une taupinière quelconque ou même dans les caves des maisons.(…) Le monstrueux bolide tournait toujours plus près, plus près ; on distinguait des détails à sa surface, des hérissements de montagnes et des creux où sinuaient des filets brillants qui devaient être des fleuves ou des ruisseaux. Il arrivait dans un grondement effrayant d’ouragans et d’orages qui roulaient sans arrêt depuis des semaines….
Et tout à coup, ce fut la fin. Un matin, je me rappelle, le soleil ne se leva pas, ou plutôt ne put percer l’épaisse couche de nuages noirs qui couvrait toute la nature ! (…) Pendant des heures, frémissements du sol, roulements, grondements des orages sans fin, zigzags aveuglants des éclairs »
Il s’ensuivit un séisme gigantesque, des raz-de-marée énormes, le délitement des régions côtières du continent américain :
(…) des raz-de-marée terrifiants ravagèrent les côtes américaines du Nord et du Sud ; les eaux achevèrent de rompre sur tous les points faibles l’isthme de Panama, du Yucatan à Costarica, dévastèrent des régions, firent éclater toutes les chaudières volcaniques de la côte et ruinèrent des centaines de villes, des côtes asiatiques sur l’autre rive, en Chine et au japon, jusque dans les mers glaciales du Nord, où le Kamtchatka souffrit particulièrement ; il en était de même également pour les côtes australiennes ou les passages du pôle Sud. »
La chute du bolide réchauffa même les océans, ce qui fit périr les bêtes en grand nombre :
« Tout le fond des océans bouleversé par la chute d’Astra, les mers chaudes jetées sur les côtes, réveillant les volcans, établissant des courants fous qui, débordant les vieux chemins habituels, s’en allaient assaillir les barrières glacées du Pôle, vers le Kamtchatka , où de douzaines de volcans flambèrent et sautèrent à leur tour, ou bien, par les brèches de panama, gagnaient les rivages d’Europe et s’en allaient s’attaquer aux banquises du Spitzberg.(…) C’est ainsi qu’un mois ou deux après l’événement, tant de cadavres de bêtes inconnues à nos pays s’en vinrent échouer sur nos côtes. »
Le cataclysme passé, le monde put s’enorgueillir d’une terre nouvelle, en plein milieu du Pacifique, ce qui n’alla pas sans susciter de nombreuses convoitises.
Ce petit épisode cataclysmique enchâssé dans un merveilleux conte pour enfants, dévolu aux merveilles de la technologie (l’aéro-chalet, le téléphonoscope, le remodelage des terres de la vieille Europe malmenée par la pollution, les repas –et les vins- en pilule, etc…) prouve que Robida , l’anti-Jules Verne, ne peut s’empêcher d’exprimer ses craintes habituelles à l’égard du futur (voir à ce sujet « La guerre au Vingtième Siècle »)

couverture du roman "un Chalet dans les airs"
couverture du roman (cartonnage)
 
 
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