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Trente secondes sur New York

les oeuvres > LA CITE FOUDROYEE

Trente secondes sur New York par Robert Buchard, J’ai Lu éd., 1971, 1 vol. cartonné, 312 pp., in-12ème. jaquette illustrée par Bernard Aldabe.  roman d’expression française
1ère parution: 1969
la cité foudroyée - menaces idéologiques - menaces et guerres nucléaires


Robert BUCHARD

(1931-) Etudes de Droit. Journaliste Grand Reporter couvrant le monde entier (Irak, Pakistan, Iran, etc. ) pour de nombreux journaux et télés (Paris-Presse, ORTF, TF1, etc.) Spécialiste des questions arabes. Romancier de politique-fiction et de récits policiers.

Le colonel chinois Ni hait les Américains. Engagé au plus haut sommet de l’état maoïste grâce au Général Lo Jui Ching, il imagine une revanche diabolique, eu égard à son enfance malheureuse, en manipulant les divers éléments du système politique chinois. La mise en place de sa machine infernale commence par Yu, un agent secret que Ni envoie étudier les horaires des vols Air France à Orly.  Suscitant partout des troubles dans le pays en y aiguisant diverses haines, celle des gardes rouges contre les Révisionnistes, celle de l’Armée contre les Impérialistes, celle de la Police Secrète, dont il était le chef incontesté, contre tout le monde, il met en échec la politique de Liou Chao Chi, le faisant passer pour un traître révisionniste. Parallèlement à cette action menée avec brio et avec l’appui involontaire de Mao Tse Toung, il envisage le largage d’une bombe atomique sur New York.
Toujours avec grand soin, il réunit une brochette de scientifiques et techniciens dans une base secrète déjà opérationnelle. La bombe A devrait être introduite aux USA  par un vol régulier d’avion de ligne, en l’occurrence celui d’Air France à destination de New York. La bombe camouflée à l’intérieur de la carlingue, l’équipage sacrifié, les voyageurs constitués par des prisonniers de guerre américains soi-disant libérés, tout devrait inspirer la confiance:
" Très à l’aise, le colonel approuva par son mot favori : - Exact. - Or, d’après l’exposé détaillé que tu viens de faire, tout semble dépendre de cet homme qui sera ou ne sera pas dans l’autre avion. Supposons qu’il ne soit pas dans cet avion et que par conséquent le vol régulier continue normalement sa route sur New York ? - Je m’attendais à cette question et, bien que je vous aie dit que la responsabilité de cette partie de l’opération m’incombait, je vais vous répondre. Effectivement, tout dépend de lui.  -Tout dépend de lui, mais lui ne le saura pas? -Il ne saura rien. Cet homme s’appelle Yu. Cela fait des années qu’il travaille pour mes services. Il a toujours obéi et souvent risqué sa vie. Mais malgré cela, il est hors de question que je lui fasse totalement confiance cette fois-ci. Car cette fois-ci, pour lui, il y a au bout de la mission la mort certaine "
Lorsque le véritable avion, dans lequel se sera trouvé Yu et ses explosifs, aura disparu au-dessus de l’Atlantique, il serait immédiatement remplacé par le faux vol d’Air-France. En prétextant une panne radio, il survolerait New York sans que le système américain d’alerte aura été en mesure de réagir.  Malgré la faible opposition de Liou Chao Chi et de son petit groupe de partisans à cette action criminelle, l’avion-porteur arrive en vue de New York selon le plan prescrit. La bombe est larguée. Les Américains réagissent en mettant en œuvre la " phase Trois ", c’est-à-dire la mise en alerte de tous les moyens de dissuasion possibles. Ils sont persuadés que les Russes sont à l’origine de la tragédie et s’apprêtent à déclencher une riposte nucléaire totale.
Un roman de politique-fiction à la frontière du roman catastrophe. Il vaut surtout par l’excellente démonstration du fonctionnement du système révolutionnaire chinois, système à irresponsabilité illimité, rendant possible l’actualisation des fantasmes haineux de n’importe quel psychopathe suffisamment habile pour s’élever dans la hiérarchie d’un Parti totalement verrouillé. La théorie de la " Bombe sous le paillasson " est décrite de manière convaincante.


couverture du roman "Trente secondes sur New York"
Illustration de la jaquette.
 
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