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Thomas et le rat

les oeuvres > SOCIETES POST-CATACLYSMIQUES 2

Thomas et le rat par Jean-Pierre Vernay, Fernand Nathan éd., 1981, coll. " SF " , 1 vol. broché, in-12 ème , 126 pp. couverture illustrée. roman d’expression française
1ère  parution : 1981

sociétés post-cataclysmiques 2


Jean-Pierre VERNAY

(1958-2009) Ecrivain et journaliste scientifique français. Publié dans "Présence du Futur". A écrit une cinquantiane de nouvelles dont certaines en collaboration. A fait partie d'un groupe littéraire (Groupe Limite)

Thomas ne se rappelle plus quand tout cela a commencé. A présent, grimpant par-dessus l’encombrement des ruines urbaines rongées par la végétation, il recherche de la nourriture. Grenoble dévastée par une déflagration nucléaire ressemble à bien d’autres villes françaises dans le même état. Le danger rôde, car des êtres inquiétants parcourent la solitude de Thomas. Il le ressent d’autant plus vivement qu’un lien télépathique fort s’est tissé entre lui et un rat qui devient, par force, son compagnon en symbiose. Les deux amis ( ?) manquent rarement une proie :
" Comment peut-on continuer à vivre lorsqu’on connaît la date de sa mort ? Mille jours ! En lui était gravée l’absolue certitude de sa disparition au terme de cette échéance. Il était prêt à la mort. Le Message pesait en lui, renforcé par l’obscurité totale. Il se coucha, et attendit. La sensation de n’être pas seul le tira de sa torpeur. Il y avait quelqu’un ,  là, quelque chose qui avait peur et qui gémissait. En essayant de découvrir la provenance du son, Thomas se rendit compte que l’appel résonnait dans sa tête. Il vit alors, en un " flash " rapide, la grotte vue différemment, par d’autres yeux que les siens, et une forme humaine nimbée de rouge, qui était lui, Thomas. L’être qui le regardait était un rat, et il avait mal. "
Thomas se cache d’une bande de fanatiques prêts à mettre à mort une jeune fille mutante, Léïa, qu’ils ont capturée.  Thomas arrache Léiä des griffes ennemies et apprend qu’elle fait partie d’un groupe (la famille) de mutants. Celui-ci est dirigé par Gur, une masse protoplasmique informe mais au cerveau télépathique puissant qui assure la cohésion du cercle en le transformant en homo-gestalt.  Thomas et son rat sont admis dans la famille. Chaque mutant possède des caractéristiques spécifiques ; Karl, par exemple, est capable de brûler son adversaire alors que les jumeaux hypnotisent leur proie. Leur existence est difficile puisqu’ils sont poursuivis par les " chasseurs ", les derniers hommes soi-disant normaux, vivants en zone urbaine, et que la bombe a épargnés.
L’errance du groupe prend place dans la problématique du "Message ". Il s’agit d’une information télépathique puissante, émise par on ne sait qui, avertissant les Sapiens de leur annihilation dans un délai de mille jours. Le Message sonne comme une certitude dans l’esprit  des mutants qui se décident donc à passer le reste de leur temps dans la liberté qu’ils s’octroient à l’intérieur d’un monde ravagé. Il en va de même pour les Chasseurs, qui, en-dehors de la chasse aux mutants, organisent des jeux de cirque. C’est dans l’ancienne ville de Marseille (Manhem) que Thomas et Léïa seront capturés par Sco (pour Scolopendre) le chef des Chasseurs. Par jeu ou par ruse, lui-même étant mis en cause par des supérieurs névrosés, Sco se décide finalement à libérer le couple alors que, inexorablement, le temps s’écoule jusque vers l’apocalypse finale.
Un roman pour adolescents, parfois tendre, souvent cruel, sur fond de destruction. Une intrigue progressiste stigmatise le racisme, la xénophobie, et plaide pour le droit à la différence. Il est dommage que la fin soit à l’emporte-pièce et ne satisfasse pas réellement le lecteur : on aurait aimé connaître l’origine et la finalité réelle de ce fameux "Message " !


couverture du roman "Thomas et le rat"
couverture d'un roman pour adolescents
 
 
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