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Terre des femmes

les oeuvres > GUERRE DES SEXES, MATRIARCAT

Terre des femmes par Christopher Stork, Fleuve Noir éd., 1984, coll. « Anticipation » N° 1340, 1 vol. broché, in-12 ème , 186 pp.  couverture illustrée par Yves Pires. roman d’expression française.
1ère  parution : 1984
guerre des sexes, matriarcat



Christopher STORK

Pseudonyme collectif de Stephane JOURAT et José-André LACOUR
Stéphane JOURAT (1924-1995) De son vrai nom Stephane Jouravieff. Ecrivain populaire belge. A publié principalement au Fleuve Noir , de nombreux romans dans des genres divers (fantastique, science-fiction, policier,...) et a dirigé chez ce même éditeur la collection "Feu".
José-André LACOUR (1919-2005) Romancier belge et dramaturge. A écrit sous de nombreux pseudonymes. Un roman adapté au cinéma par Bunuel.

Les femmes prennent le pouvoir sur toute la terre, par surprise. A Paris, Dominique Molina rencontre Clara. La première n’est pas humaine. Elle est envoyée par la «Structure » d’Andromède pour étudier la situation qui se développe partout dans le monde. La Terre ne faisant pas partie de la C.U.P.E. (Communauté Universelle des Planètes Evoluées), elle servirait de champ d’expérience pour les colonisateurs d’Aldébaran (d’horribles méduses gluantes), déguisés en terriennes  impossible à distinguer d’entre les autochtones.
Elle, Dominique (mais qui peut aussi être lui, Claude, à l’occasion), sera impliqué(e) profondément dans la révolution qui se dessine. Elle (Lui) suivra  en Italie Clara la journaliste appartenant au groupe révolutionnaire des «Streghe Armate » dont la première action sera d’enlever un gynécologue célèbre pour le châtrer parce qu’il refuse de procéder à des avortements. En fuite à Paris, initiée incidemment aux plaisirs saphiques par Dominique/Claude, Clara lui présente un être délicieux, sociologue et maître (maîtresse ?) de la pensée révolutionnaire des femmes en lutte : Berthe Decize,  sous les oripeaux de laquelle se cache en réalité un leader-méduse d’Aldébaran.
Sur la terre entière, le pouvoir des hommes est jugulé. Fortement encadrées par les femmes-militaires du « Female Power » américain (encore des méduses !), les femmes du «Women’s Lib » formeront des brigades paramilitaires d’une effrayante brutalité envers les hommes, dignes en tout points des attitudes nazies. A Paris, tous les hommes, dont Dominique (redevenu Claude), ainsi que les femmes qui aiment encore les hommes (il y en a), seront arrêtés et incarcérés à l’aéroport d’Orly, transformé pour l’occasion en camp de concentration. La répression est impitoyable :
« -Vous pensez donc que nous allons être assassinées par… par ces furies ? s’exclama la présidente en devenant très pâle. – C’est tout à fait possible, d’autant plus que ces furies, comme vous dites, sont téléguidées. – Par qui ? demanda vivement l’avocate. (…) –Vous n’avez jamais eu l’impression que ces extrémistes avaient quelque chose d’anormal, pour ne pas dire d’inhumain ? (…) – On ne m’ôtera pas de la tête que les pays de l’Est sont derrière ce mouvement ! (…) Je ne sais ce que j’allais répondre mais une voix brutale m’épargna cette peine. La porte du salon venait de s’ouvrir violemment et une milicienne galonnée se tenait sur le seuil et braquait sur nous sa mitraillette. –Dehors, toutes ! ordonna-t-elle ; au moindre mot, au moindre signe de résistance, vous serez abattues sur place.
La femme ministre se dressa, livide, et fit face à la milicienne. –Je suis, commença-elle, le ministre de…. La rafale claqua aussitôt, assourdissante dans cet espace étroit. La femme ministre eut un hoquet, porta les mains à son ventre et s’abattit sur la moquette qui se teignit de rouge. »

Clara, parce qu’elle aime Claude/Dominique, servira de jouet de plaisir à l’horrible Berthe Decize qui veut punir ainsi l’envoyée d’Andromède. Mais les méchants(-tes) seront défaits (-tes) in fine , dans le monde entier, puisque  «la Structure » mettra au point des lunettes spéciales qui permettront aux pauvres égarées d’apercevoir les méduses qui abusent de leur crédulité et de leurs sens. Tout redeviendra donc comme avant, car, après tout, rappelons-nous, les hommes n’étaient pas si méchants que cela ?…
Quand nous disions au lecteur que les méchantes femmes étaient des E.T., nous n’avions pas entièrement tort, n’est ce pas ? Et dire que certains sont payés pour écrire ce genre de choses : que fait donc la police (de la pensée) ?



couverture du roman "Terre des femmes"
couverture de la première édition parue au Fleuve Noir
 
 
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