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Tempête de neige

les oeuvres > LA NOUVELLE GLACIATION

la Tempête de neige par Richard Jefferies in " Londres engloutie ", Miroirs éd., pp. 279-283, 1 vol. broché , 1992, in-12ème, 283 pp. couverture muette. nouvelle d’expression anglaise (GB)
1ère parution: avant 1875   Titre original; The great snow.
la nouvelle glaciation


Richard JEFFFERIES

(1848-1887) Ecrivain anglais. Thèmes prédominants: description de la vie rurale, expérimetnation du monde des sensations, interaction de l'homme avec la nature. Jeunesse dans une petite ferme du Wiltshare. Atteint très tôt par la tuberculose. Longues promenades solitaires et recherche d'un accord mystique entre la nature et l'homme. Après quelques voyages avortés devient journaliste au Swindon Advertiser,  puis se lance dans une carrière d'écrivain  (romans de moeurs, uchronie, etc.) Du succès terni par sa maladie qui rend ses dernières années difficiles.


" Le 29, le vent s’apaisa, mais, entre-temps, la neige n’avait cessé de tomber, formant une couche uniforme de trois mètres d’épaisseur. Avec de légères variations, elle s’étendait partout à la même profondeur, mais les congères atteignaient une hauteur prodigieuse. La national Gallery disparaissait totalement sous une montagne de neige. De Saint Paul, on ne voyait plus que le dôme qui se dressait tel un immense igloo. "
Jefferies s’essaye à une description réaliste de la grande tempête de neige qui gela le coeur de Londres et sa région. Il en étudie les conséquences humaines, vitales, économiques à travers le journal intime de Smith, le narrateur. De la tempête proprement dite à la disparition de la cité sous la neige, l’horreur croît: les réserves pillées, les cadavres entassés, la guerre civile, la chute du gouvernement, la folie, le feu et la mort en sont les étapes obligées:
" Les quartiers riches furent envahis par une armée de gueux affamés qui avaient escaladé les congères et, en un instant, les maisons furent dépouillées de toutes leurs victuailles. (...) L’aspect terrifiant de ces hordes incarnait la violence. Jamais je n’oublierai leur visage. Ils avaient les tempes enfoncées, les pommettes saillantes, les lèvres rentrées, les gencives bleues de froid et d’anémie, et des dents semblables à celles d’un chien prêt à mordre. "
Un grand texte en peu de lignes.


couverture de l'ouvrage "Londres engloutie"
couverture du roman contenant en avant-première notre nouvelle
 
 
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