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Syndrome apocalypse

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Syndrome Apocalypse par Hugues Douriaux, Fleuve Noir éd., 1989, coll. « Anticipation» N°1676, 1 vol. broché, in-12 ème , 183 pp. couverture illustrée par Kervevan. roman d’expression française
1 ère  parution : 1989
épidémies


Hugues DOURIAUX

(1947-) Romancier français. Chirugien-dentiste de profession. Goût pour l'histoire et la science-fiction. A signé de nombreux romans au Fleuve Noir, souvent teintés d'érotisme. A obtenu le prix Julia Verlanger. Préfère aujourd'hui le roman réaliste.


Phillip Corbett, savant biologiste dans un laboratoire commercial, décide de se venger de l’humanité qui ne reconnaît pas sa valeur. S’étant infecté lui-même par un cocktail bactérien de sa composition, il meurt, non sans avoir au préalable répandu ses microbes dans le système de filtration de l’air. Le mal qui l’emporte est rapide et douloureux, se traduisant par des crachements de sang et un pourrissement de la sphère intestinale :
« Dans sa lettre, Corbett avait dit que les premières atteintes du mal qu’il avait inventé – ce fumier – se déclaraient dans un délai variant de deux à six jours. Il décrivait l’évolution de l’infection avec un luxe de détails sadiques – l’ordure. Des troubles intestinaux, des céphalées, suivis d’une irritation bronchique et pulmonaire ; ensuite, de la fièvre, puis des troubles de la vision et de l’équilibre trahissant l’atteinte cérébrale ; enfin, dans les derniers stades, des douleurs intenses. Et la mort… »
L’ironie du sort fait que Corbett sera assassiné avant de mourir par Bart le Concasseur, un voyou noir gigantesque, qu’il contamine, évidemment :
« Bart ne prêta aucune attention aux bruits d’éructation du chicano. Il avait ressorti le pic à glace du ventre du type et regardait un drôle de truc. Il avait déjà vu des mecs le ventre ouvert. Ben, ils  étaient jamais comme ça ! Les tripes, c’est clair, un peu nacré au milieu du sang rouge, plutôt jaunâtre là ou ça devient gros. Chez ce mec, c’était gris-noir, avec des plaques brunes, des espèces de bubons… Et ce que ça fouettait, nom de Dieu !
-Ah, la vache ! cria Norma en reculant. »

Rebecca Garfield, chef de sécurité au centre médical, se met en chasse. D’abord pour retrouver les traces de l’infection dans les circuits d’air, puis des indices écrits que Corbett aurait laissé dans sa maison transformée en laboratoire privée, en pleine zone urbaine à risque.
Aussitôt arrivée sur les lieux, elle se fera agresser par Bart, qui la viole, avant qu’elle n’arrive à convaincre le Noir qu’une épidémie se répand de manière foudroyante en ville et qu’il ferait mieux de l’accompagner au centre médical pour qu’on puisse pratiquer des tests sur sa personne. Après quelques hésitations, Bart accepte. Entre temps, l’épidémie a bien progressé par effet ping-pong. Bob, un autre chercheur infecté, sait qu’il s’agit d’une course contre la montre. Déjà, autour de lui, le laboratoire se dépeuple.
Dans le bureau de la Fairbanks Chemical, décision est prise d’avertir les responsables municipaux et de suggérer la mise en place d’un cordon sanitaire autour de la ville de New Houston. Le maire, Malcolm Moriaty, y consent à contrecœur. Toutes les forces de police se mettent donc en place, laissant sans défense une cité livrée aux jeux de destruction par des bandes de voyous organisés. La vie sociale se détériore à toute vitesse, viols, incendies, meurtres se répandant comme une traînée de poudre. Les laboratoires de la Fairbanks arrêtent leurs recherches,  vaincus par la disparition massive  de chercheurs. Leur seul constat est que certains semblent être immunisés naturellement contre l’infection. Bart est de ceux-là, ainsi que Rebecca.
Enfermé dans une chambre d’expérimentation, le géant convainc la jeune femme de le libérer car il est le seul à proposer une solution de sauvegarde, soit à rejoindre, dans le nord de la ville, un abri anti-atomique dont il connaît l’emplacement. Rebecca le hait pour ce qu’il lui a fait mais sait qu’il a raison. A deux, ils seront plus forts pour traverser une ville en état de siège.Devant un péril qui s’accroît de manière exponentielle, le sénateur Lewis-Carnell, mis au courant de la situation par un Moriaty qui se suicidera peu après, ne reste pas inerte :
« - Non ! C’est vous qui allez m’écouter ! le coupa l’autre. Il faut faire revenir la police immédiatement dans la ville ! Ca s’entretue à tous les coins de rue ! Il y a des incendies partout ! Les banques sont attaquées, et les postes, les magasins ! Ils ont fait sauter la cathédrale Saint-Patrick ! On ne peut plus communiquer avec la moitié de la ville ! Tout à l’heure, on a tiré sur ma façade et mes adjoints ont dû faire le coup de feu pour repousser des voyous… Et il y a la maladie ! Les cas se multiplient ! Cette saloperie est en train de nous pourrir tous ! »
En concertation avec le président des Etats-Unis, il prendra la décision, la mort dans l’âme, de déverser sur la ville des bombes incendiaires pour « cautériser la plaie ». Bart, qui a compris avant tout le monde la gravité de la situation, élimine tous ceux qui se mettent en travers de sa route, avec une sauvagerie inégalée, y compris d’anciens compagnons de rapine. Avec Rebecca pour compagne, enceinte de ses œuvres, il atteindra à temps son havre de paix tandis qu’au-dessus d’eux se déclenchent les feux de l’enfer…
Un récit classique basé sur le thème de l’épidémie dont le mécanisme est abondamment décrit, avec une insistance particulière sur les scènes gore ou sexuelles. Un roman qui ne se détache pas sur le fond habituel de la production mais qui se lit, peut être sans plaisir, sinon sans ennui.


couverture du roman "Syndrome apocalypse"
couverture du roman dans sa première édition
 
 
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