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Sur la Terre qui change

les oeuvres > MENACES CLIMATIQUES

Sur la terre qui change par Léon Lambry,  Librairie de l’Oeuvre Saint-Charles, 1937,  1 vol. broché, in-octavo , 186 pp., illustrations et couverture de Le Rallic. roman d’expression française (Belgique)
1ère parution: 1937
menaces climatiques

Léon LAMBRY

(1873-?) Ecrivain français pour la jeunesse dont la signature apparaît dans différents journaux (Guignol, Mon journal) ainsi que dans des collections populaires à destination des enfants et adolescents.

Ceci est l’histoire d’un petit groupe d’hommes qui survit à la catastrophe mondiale. Il y a Robatz, le géologue, Nelly l’infirmière, Miguel le marin, Lardy le peintre, Jemot le banquier. Ces gens ont passé leurs vacances ensemble dans un chalet de Haute-Savoie, qui domine le lac de Genève. Malgré l’insouciance des vacances, les nouvelles sont mauvaises: inondations, raz-de-marée, tremblements de terre, etc. alimentent les articles des journaux. Robatz prévoit une catastrophe de grande envergure. Après s’être séparés quelque temps, ils se retrouvent, sentant confusément que le chalet sera encore leur asile le plus sûr.
En explorant la région, Robatz découvre une grotte préhistorique non encore visitée. Elle pourra toujours servir d’abri en cas d’urgence. Grâce à la prescience de Nelly, le groupe put gagner à temps le refuge; l’abri fut cependant fortement secoué dans son assise rocheuse, lorsque la Terre inclina légèrement son axe pour une raison inconnue.Le matin venu, le groupe sort de sa léthargie. Il constate que l’ancien monde a disparu. Un déluge quasi-universel s’est abattu sur les côtes : les fleuves n’existent plus, les montagnes ont changé de place, et ils se retrouvent seuls au monde à quelques centaines de mètres d’une mer battant un rivage inconnu.
Après quelques journées d’hésitation, ils décident de marcher en direction du Sud-Est, soit approximativement vers la Méditerranée, pour aller à la recherche d’autres hommes. Ils traversent des régions inhospitalières, rencontrent un monstre supposé disparu (le serpent de mer), un homme devenu fou, et, finalement, atteignent le  bord de la mer. Stupéfaction ! Celle-ci s’est retirée très loin. Une grotte anciennement sous-marine leur sert de refuge pour la nuit, malgré les homards et autres bestioles pélagiques. Dans l’obscurité, ils voient briller des feux, au loin. Des êtres humains ! L’un d’entre eux viendra à leur rencontre pour les amener devant son chef, Sirven, un homme à poigne, qui a rassemblé quelques centaines d’humains sur le site de l’ancienne ville de Nice, totalement détruite.
L’ambition de Sirven est de construire un poste émetteur dans le but d’évaluer le nombre d’humains survivants. Peu à peu la société se réorganise et l’on arrive à contacter Rome qui n’a subi que peu de dommages. (C’est logique puisque c’est «la ville éternelle»!). Un bateau viendra chercher nos amis pour que, à Rome, ils puissent collaborer efficacement au redressement du genre humain. Robatz se rappelant sans doute que la France dans sa réalité traversait alors la fatidique année 1938, conclut :
" Qui oserait affirmer que les grands cataclysmes qui mettent en deuil l’humanité ne sont pour elle une dure, mais utile leçon? Celui qui vient de bouleverser la planète n’est-il pas la preuve la plus éclatante de la toute-puissance du Créateur, de la faiblesse de sa créature, et de la vanité de nos ambitions? Que sont devenus ces républiques, ces royaumes, ces empires dont les guerriers s’efforçaient d’étendre les frontières ? Ne vous semble-t-il pas aujourd’hui qu’ils prirent une peine inutile et firent preuve d’un funeste aveuglement ? A quoi ont servi ces luttes fratricides?
Le morceau de boue que l’insecte humain appelait son territoire se trouve maintenant confondu avec le territoire voisin. Ses sanglants combats, tous aussi futiles que ceux des fourmis, ne lui ont pas assuré la possession de ce sol auquel il tenait tant!
Il a suffi d’un tout petit mouvement de la terre s’inclinant sur son axe, pour que disparussent à jamais les Etats si péniblement édifiés. Fasse le ciel que la terrible leçon qui nous fut infligée porte ses fruits! Sur la terre nouvelle... Il faut que se dressent les hommes nouveaux, unissant leurs efforts pour se rapprocher d’un idéal toujours plus élevé! "
" Sur la terre qui change " est un roman  qui joue avec les déluges et les tremblements de terre. Ne se démarquant en rien de ses semblables (voir à ce sujet " le Nouveau déluge " de Noëlle Roger), il a néanmoins l’avantage de ne pas moraliser et de mettre l’accent sur le récit détaillé des conséquences de la catastrophe.


couverture du roman "Sur la Terre qui change"
couverture du roman dans la collection "Chevaliers de 'l'aventure" chez Tallandier
 
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