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sociétés post-cataclysmiques 1

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LES SOCIETES POST-CATACLYSMIQUES 1

Le cataclysme, plus ou moins total, laisse des survivants désorganisés, blessés, meurtris, isolés. La société s’est effondrée. Les millions de morts (ou les milliards) engendrent un vide social, politique, économique qu’il importe de combler. Alors que cet espace social  vide puisse apparaître comme une bénédiction pour nous autres soumis à la loi du grand nombre, il en va différemment pour nos survivants : les disparitions des biens et des services les obligent à coopérer entre eux  s’ils désirent continuer à vivre. La création de petites unités est la seule réponse possible à ce moment-là : le groupe de hasard, la famille, le clan, la tribu forment les premières réponses adaptées.
Groupes spontanés  comme dans « Terre brûlée » de John Christopher où les membres d’une même famille tentent d’atteindre une vallée isolée pour s’y installer à l’abri du danger. Groupes obligés comme dans « la Force mystérieuse » de Rosny Aîné où des hommes seront nécessairement liés entre eux en une sorte de «Gestalt » sous peine de dépérir.
Survivre signifie trouver de la nourriture, un abri, satisfaire à ses besoins fondamentaux dans un univers en ruine. Lorsqu’ils le peuvent, les survivants prennent appui sur les reliquats de la défunte société. Dans « Temps Futurs » d’Aldous Huxley, les vivants dépouillent les morts de leurs habits. De nombreux romans comme « Fausse Aurore » de Chelsea Quinn Yarbro ou « Ravage » de Barjavel racontent cette quête incessante de la nourriture d’avant ou d’armes perfectionnés. Fatalement, arrive le moment où les stocks alimentaires sont pourris, où l’énergie fera défaut, où ils ne pourront plus s’appuyer sur les artefacts du passé, surtout dans le cas d’une guerre nucléaire. Tournant le dos au passé, il leur faudra redécouvrir le long chemin qui va de la flèche au fusil, de la viande rouge grillée  au bœuf Strogonoff, de la hutte de branchage  à la villa cinq pièces.
Et plus le groupe sera important en nombre, plus la survie de l’individu s’en trouvera assurée. Nous voilà à nouveau à l’âge féodal, celui des seigneurs de la guerre, du vassal et de son suzerain. Le moyen-âge est la première issue hors de la barbarie. C’est aussi l’époque de la domination du plus fort, (pas forcément du plus intelligent), de sa cruauté à l’égard du faible ou de l’étranger. C’est le règne d’un chef qui s’appuie sur ses hommes-lige, réduisant les autres en servage dans le but de fortifier son domaine (de préférence un ancien château) ou de porter la guerre au loin. Dans de nombreux romans, à un moment ou à un autre de son histoire personnelle, le héros se trouve confronté à l’un de ces seigneurs-brigand qui revêt, au choix, la tenue militaire ou religieuse. Le règne de la force a recommencé.





 
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