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Sloma de l'Abianta

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Sloma de l’Abianta par Daniel Piret, Fleuve Noir éd., 1980, coll. " Anticipation" N°1113, 1 vol. broché, in-12 ème , 187 pp. couverture illustrée par Angus Mc Kee. roman d’expression française
1 ère  parution : 1980
après la Bombe…


Daniel PIRET

(1933-) Ecrivain, éditeur. Vit dans le périgord. Après des études classiques à paris, fait différents métiers pour vivre (représentant, vendeur de grand magasin). Boulimique culturel, il affiche ses préférences pour l'ésotérisme, la philosophie, la religion. Son livre de chevet est la Bible. Il apprend l'hébreu. Fait partie de l'écurie du Fleuve Noir où il publie ses nombreux ouvrages. A visité l'Europe. A été le directeur des éditions Garry, de courte vie. D'un tempérament pessimiste, il ne fait guère confiance à la science pour libérer l'homme.

Le roman est divisé en deux parties : avant et après la date du 22 juin 1986. Avant, c’est la relation des mille hasards qui ont poussé au déclenchement de l’apocalypse nucléaire. Des tranches de vie de chacun des protagonistes sont proposées au lecteur. Celle de John, qui appuiera sur le bouton  déclencheur provoquant la mise à feu des missiles. Obscur sans-grade, il est de permanence dans son bunker pendant que sa femme attend un enfant.  Celle du président américain Hart, harcelé par l’avocat de sa femme. Celle du président chinois Linh qui se trompe en faisant bombarder une pacifique troupe de bergers mongols lesquels cheminent au-delà des limites de leur territoire sans avoir conscience du danger. Enfin, celle du Premier Secrétaire  russe qui, croyant à une agression chinoise, fait se positionner des sous-marins nucléaires pour une frappe éventuelle. Le catalyseur de tout cela sera le passage d’une pluie d’aérolithes exceptionnelle brouillant les communications et rebondissant le long de l’atmosphère. C’en est trop. L’apocalypse nucléaire se déclenche ce 22 juin 1986 :
"Un vent de folie agita l’humanité. Les vieilles haines se rallumèrent : les rancoeurs, les racismes, les vexations endurées, la vengeance. Toutes ces plaies, ces hontes de l’espèce humaine surgirent au grand jour, étouffant, recouvrant, écrasant le mince vernis de la civilisation. Resurgirent les pogroms, les meurtres, les viols, les pillages."
Après, c’est la vie dans l’Abianta (pour "abri anti-atomique") où survivent depuis plus de cinq siècles les descendants de ceux qui ont eu la chance d’être protégés des retombées. Les survivants ont perdu tout souvenir de la catastrophe.  Des  guides spirituels leur parlent de " démons" ayant eu comme nom "John" ou "Hart". Sloma, jeune adulte plus courageux que ses camarades, tient à se rendre compte par lui-même de la véracité des faits. Echappant à la surveillance des prêtres, après une dure remontée à la surface, il débouche près d’un ancien puit d’accès non obstrué. Il y fait la connaissance d’un ordinateur ("l’Entité mauvaise" dont parlent les prêtres) qui, tout en lui insufflant les connaissances nécessaires, l’envoie comme cobaye (à son insu) pour explorer la surface qui présente toujours un visage ravagé quoique viable :
" Devant lui, un peu en contrebas, s’allongeait une allée d’un gris uni qui, par endroits, brillait sous les rayons du soleil. Il distingua des poteaux effondrés qui portaient des panneaux. Les inscriptions étaient depuis longtemps effacées. Il essaya d’imaginer les lieux jadis : ce qu’il avait sous les yeux devait avoir été ce que les anciens appelaient une ville."
Elle est hantée par les "Anorms", des sous-hommes, résultats de mutations négatives :
" Sloma eut tout loisir de les détailler. Une énorme avancée osseuse protégeait les yeux si profondément enfoncés dans leurs orbites qu’ils paraissaient inexistants ; leurs bras immenses battaient le long de leurs jambes, descendant bien au-dessous du genou. Ils portaient tous, soit de rudimentaires haches de pierre, soit de simples gourdins. "
Il y fait la connaissance d’Antéa, une jeune fille normale appartenant à une tribu qui descend des rescapés "normaux" de la surface. Ce qu’ignore Sloma, c’est que l’ordinateur veille sur des "Anciens" en hibernation, scientifiques et techniciens datant de l’époque de la catastrophe et qui, si toutes les conditions de survie étaient réunies, ils auraient à gouverner une nouvelle terre, à eux livrée de plein droit par l’ordinateur programmé en ce sens. Sloma et Antéa, se révoltant à cette idée, détruisent l’ordinateur, ainsi que les cellules d’hibernation des "Anciens" ce qui provoquera un volcanisme intense à l’endroit où se situe l’Abianta de Sloma, ensevelissant du même coup toute la tribu. Sloma et Antéa hériteront d’un monde neuf qu’ils devront rendre plus juste.
Un récit documenté bien que l’on ne voit pas comment, avec la technologie en usage en 1986, l’on aurait pu – même de façon cachée - mettre en hibernation toute une pléiade de scientifiques. A moins que  " l’endormissement " ne soit une constante des scientifiques (peut-être aussi des politiques) …


couverture du roman "Sloma de l'Abianta"
couverture du roman en sa 1ère édition
 
 
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