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Sixième colonne

les oeuvres > LES GUERRES FUTURES 1

Sixième Colonne par Robert Heinlein, Hachette éd., 1951, coll. " l’Enigme Romans extraordinaires ", 1 vol. broché, in-12 ème , 254 pp. jaquette illustrée. roman d’expression anglaise (USA)
1ère  parution : 1951   titre original : Sixth Column
péril jaune et guerre des races
- guerres futures 1


Robert HEINLEIN

(1907-1988) Ecrivain américain de science-fiction qui exerça une grand influence sur le genre. Diplômé de  l'Académie navale. Après divers petits métiers, vécut de sa plume. Fit paraître  de nombreuses nouvelles dans "Astounding" (Histoire du futur). Ingénieur civil durant la guerre. Fit plusieurs fois le tour du monde. Ecrivit en tout 32 romans, 59 nouvelles, 16 recueils. Eut 4 fois le Prix Hugo, ainsi que le Nebula.


En un futur indéterminé mais après l’an 2000, les Etats-Unis sont envahis et terrassés par les Pan-Asiates, Mongols, Chinois, Indiens qui, ayant débordé la Russie Soviétique, font peser une poigne de fer sur les USA :
" La soviétisation de l’Asie en avait chassé les occidentaux, et tout particulièrement les Américains, beaucoup plus efficacement  que n’aurait pu le faire n’importe quelle décision du Congrès. "
Les Américains, numérotés, immatriculés, parqués en des camps de concentration vivent le sort des esclaves sous la férule d’un " Prince Royal ". Seule, dans toute l’Amérique, une base secrète, située près de Denver, n’avait pas été découverte. Là, différents scientifiques s’appliquent à la mise au point d’un appareil spécial, sorte de "transmetteur de matière". Une mauvaise manipulation tue la quasi-totalité des ressortissants de la base, à l’exception de quelques scientifiques.
Voilà la situation que découvre le colonel Withney Ardmore lorsqu’il prend le commandement des scientifiques présents, Thomas Graham, Robert Wilkie, Herman Scheer, le major Brooks et le colonel Calhoun. La question qui se pose est la suivante : comment, lorsqu’on a si peu de moyens, résister à l’envahisseur ? Ses espoirs reposent sur trois idées. La première est l’exigence d’une obéissance totale et inconditionnelle aux ordres reçus. La deuxième suppose une utilisation des techniques de bluff et la maîtrise des communications. La troisième consiste en l’achèvement de ce qui pourrait devenir l’arme ultime, le fameux transmetteur, qu’il baptise le " ledebetter " en hommage à son inventeur disparu. Puisqu’il est impossible de résister aux Jaunes par la force, Ardmore constituera une 6ème  colonne, chargée de les déstabiliser. Par le truchement d’une religion crée de toutes pièces – les Jaunes ne comprenant rien aux Dieux occidentaux -  il implantera des temples sur l’ensemble des Etats-Unis, et créera une prêtrise ad hoc, thuriféraire  du nouveau dieu "Mota". Ce travail sera sensiblement facilité par le rayon Ledbetter, véritable outil multi-fonction. Ce dernier présente des possibilités qui tiennent du miracle : découper de plaques de granit, soulever, tirer, pousser des objets très lourds, assommer, désintégrer les êtres humains, et in fine, transmuter les métaux en or.
Le réseau s’organise rapidement. Des nouveaux venus, soigneusement triés  formeront la prêtrise ; chacun d’entre eux gagnera un temple, muni d’un "bourdon", une application individuelle du rayon ledbetter,  et d’un émetteur-récepteur qui leur permettra d’adapter leur gestuelle aux attentes des fidèles. Vêtus d’une manière appropriée, ils en imposeront aux Pan-asiates d’autant plus facilement qu’ils les arrosent littéralement de pièces en or chimiquement pur et d’affirmations réitérées de soumission à l’autorité du prince Royal. Les temples où s’opèrent les "miracles " , uniquement réservés aux Blancs, attirent de plus en plus de monde par l’offre d’un repas gratuit ou d’une guérison-minute à travers l’entremise du transmetteur.
Les Pan-asiates, dépassés, réagissent tardivement mais seront incapables de s’opposer à la lutte psychologique que leur livre Ardmore. Une agitation violente s’étend de proche en proche. Il est d’ores et déjà trop tard pour que les masses jaunes puissent se reprendre. Alors qu’elles s’apprêtent à investir les temples, Ardmore donne l’ordre d’engager le combat final. De chaque temple rayonne la mort relayée par les hélicoptères issus de la "Citadelle". Les envahisseurs, déprimés devant une situation qu’ils ne contrôlent plus, se suicident en masse obligeant le prince Royal à donner l’ordre d’évacuer les Etats-Unis.
Un roman ancien dont l’idée de base n’a pas pris une ride, quoique l’écrasement d’une armée d’invasion par six hommes seulement, tient du conte de fées. Quant à l’opinion de l’auteur, elle est tout entière résumée en ces lignes :
" Ce satané culte a attiré toutes les cervelles un peu fêlées du pays, les hommes aux cheveux trop longs et les femmes aux cheveux trop courts


couverture du roman "Sixième colonne"
jaquette de la première édition française de ce roman
 
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