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POLLUTION GENERALISEE

la problème de la pollution généralisée de notre environnement est au coeur des sociétés technologiquement développées. Des informations surabondantes évoquent l'état de dégradation de notre biosphère. Il va sans dire que celle-ci est étroitement liée au profit de la finance mû par le concept de rentabilité maximale. Toute remédiation qui refuserait de reconnaître cet état de fait aurait autant de succès qu'un emplâtre sur une jambe de bois. Ainsi l'on trouve décrites dans le roman conjectural toutes les formes de pollutions auxquelles la terre pourrait être soumise, des terrains souillés aux mutations animales. Les conséquences, parfois fortement exagérées, sont toujours désastreuses et s'inscrivent dans une problématique de faillite du genre humain. "la Fin du rêve" de Philip Wylie représente un sommet du genre. En un récit hallucinant et avec une rigueur implacable, l'auteur relate la longue chaîne d'événements catastrophiques qui, affectant de plus en plus l'environnement, conduiront la terre à la catastrophe. Un tel état de décomposition que l'homme, privé de sa sphère habitable, n'y survivra pas.  Tout y passe: atteintes alimentaires, pourrissement de la végétation suite aux pluies acides, pollution de l'eau par les déjections industrielles, chimiques ou organiques, empoisonnement de l'air, disparition de la faune, tout ce dont l'homme est directement responsable. Une démonstration magistrale.
D'autres romans filent la métaphore s'appuyant sur un seul argument dont ils envisagent les implications."les Enfants du soleil" évitent de sortir à ciel découvert puisque la protection naturelle de la couche d'ozone fait défaut. Une terre brûlée et craquelée par la sécheresse le accueille. Même idée dans la nouvelle de Ian Watson,  "Ton sang, tel du lait". La description d'un monde enveloppé complètement par des nuages de pollution qui, heureusement, cachent les rayons d'un soleil meurtrier, dont la vision, pourtant, est considérée comme un acte mystique,  même si le sujet doit y laisser la vie. Dans "la Compagnie de l'air" l'accent est mis sur la marchandisation des éléments naturels de ce monde. Après que la finance se soit emparée de l'eau, des sources d'énergie, du génome humain, c'est l'air qui est privatisé. Respirer coûtera cher et ceux qui n'auront pas de quoi payer iront respirer ailleurs.
L'eau est également objet de convoitise. Sur une terre dont plus de la moitié de l'humanité manque d'eau potable, détenir les puits, les nappes aquifères ou les lacs de barrage, c'est se remplir les poches et posséder un pouvoir exorbitant. Toutes les luttes, les guerres, les stratégies, les terrorismes se déploient à cet effet. C'est la préoccupation principale de Ligny dans "Aqua". Et encore, évoquerons nous ici juste pour la signaler,  la pollution par l'atome,  que nous réserverons au thème "menaces et guerres nucléaires" . Les chanteurs aussi se sont emparés du thème et depuis bien des années. Ferrat, dont l'on connaissait l'engagement idéologique, avec "Restera-t-il un chant d'oiseau?". Rosalie Dubois  ou surtout le groupe Mickey 3D,  avec son excellente chanson "Respire", qui eut un succès mérité.
Et puis, il y a le point de vue d'après les pollutions, l'état des lieux. La pollution a rongé la Terre qui est devenue méconnaissable.  Que peut-on encore espérer? Peut-être en faire un but de visite exotique à l'usage d'extraterrestres, un parc d'attraction pour touristes avides de sensations fortes, comme dans "le Grand retour"? Plus originale est la vision de Thomas Disch dans sa nouvelle "les Oiseaux". Les ravages de l'écosystème seront vues par ceux qui les vivent. Un sympathique et dernier couple de canards sauvages entreprennent une longue migration pour échapper à leur environnement mortel, et termineront éparpillés, dans le sillage d'un énorme avion de ligne.
Parfois, les dégâts affectent tellement la faune ou la flore qu'ils génèrent des mutations inattendues et dangereuses. Dans "Rhésus Y-2" une masse protoplasmique semblable au "Blob", crée par les déchets chimiques et nucléaires, entreprend son développement sans limites. Dans "Je suis une herbe" de Mondoloni, c'est la végétation toute entière qui se transforme, un nouveau règne qui émerge,  à partir des toxiques de l'industrie chimique. Peut-être la nouvelle la plus désespérée est-elle celle de Pelot "Un amour de vacances..."  dans laquelle une Juliette et un Roméo moderne se trouveront éternellement séparés parce que vivant et respirant dans deux environnements qui leur sont mutuellement étrangers et incompatibles.
Le thème de la pollution stimulera encore longtemps les auteurs, hélas! Le cataclysme est à notre porte, sachons donc y faire face!


 
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