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Paris envahi par un fléau inconnu

les oeuvres > LA CITE FOUDROYEE

Paris envahi par un fléau inconnu par Georges Rouvray, pp. 817 –820, in " Mon Bonheur " N°26, 3 ème  année, éd. Jules Tallandier, sd., fasc. in-octavo de 36 pages. nouvelle d’expression française
1 ère  éd. : sd (vers 1923)
menaces  végétalesla cité foudroyée

Georges ROUVRAY

(1858-1916) autrement, acuune référence

Tisserand, avocat célèbre du tout Paris s’apprête à quitter son bureau pour déjeuner avec son ami Maître Martineau pendant que sa secrétaire mademoiselle Fanny Lebeau tapait une dernière lettre. Sur le boulevard, de légers flocons blancs se déposent sur ses vêtements. Ce sont des graines, emportées par le vent et qui finissent par recouvrir totalement les rues de la capitale. Tisserand, intrigué, poursuit son chemin tandis que des lianes, en tapis verts et serrés, croissent à vitesse accélérée. Sa marche devient pénible et, pris de peur, il assiste à une scène incroyable :
" Traverser la place en tenant les enfants par la main, il n’y fallait pas songer, car les lianes montaient à mi-jambes des grandes personnes. Une dame même qui avait cherché à s’enfuir elle aussi, avait glissé, était tombée et les herbes terribles s’étaient refermées sur elle, la faisant entièrement disparaître. "
Rencontrant Martineau en cours de route, ils rebroussent chemin. Les deux hommes  se réfugient au bureau de l’avocat pendant que la végétation, de plus en plus dense, envahit les maisons, étouffant ses occupants sous une chape verte. Avec la secrétaire, ils se blottissent d’abord au grenier puis, au fur et à mesure de l’avance des lianes, épaisses maintenant comme des baobabs, ils se rendent à la cave. Là, ils découvrent des racines asséchées et y mettent le feu :
" Des caves, le feu gagna rapidement la rue, et, en quelques heures, la végétation qui avait envahi Paris se trouva complètement anéantie. Les morts se comptaient par milliers. La plupart des immeubles ne formaient plus que des amas de ruines. "
L’alerte fut chaude, aussi subite qu’inexpliquée. Des milliers d’êtres humains avaient péri sans que l’on n’ait jamais su  pourquoi. Mais pour Tisserand ce fut un moment de gloire puisqu’il découvrit l’amour en la  personne de Fanny.
Une petite nouvelle sans prétention et sans épaisseur psychologique. Bien qu’inédite et oubliée à juste titre, elle est à verser à notre dossier.



illustration de la nouvelle "Paris envahi par un fléau inconnu"
illustration intérieure de la nouvelle située dans l'introuvable fascicule "Mon Bonheur"
 
 
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