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Mystérieux délai

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Mystérieux délai  par Vargo Statten, Fleuve Noir éd., 1956, coll. « Anticipation » N°79, 1 vol. broché, in-12 ème, 186pp. couverture illustrée par Brantonne. roman d’expression anglaise (GB)
1 ère parution : 1956   titre original : A Time Appointed
menaces cosmiques


Vargo STATTEN

(1908-1940) Pseudonyme de  John Russel FEARN. Ecrivain anglais dans le champ de la littérature populaire. Prolifique, il se partagea entre romans policiers, western, et science-fiction. Il écrivit quantité de romans et nouvelles pour les pulps anglais et américains, sous de nombreux pseudonymes. Son style fut qualifié de "fluide" mais non suffisamment "travaillé"


Le vaisseau interplanétaire « Nuage cosmique », en route vers Vénus, explosa sans raison après avoir capté un message suivi d’un son de cloche à résonance grave. Avant de disparaître corps et biens, le commandant Henderson pu faire parvenir ce message à la terre.
Nat Williams, directeur d’une chaire mondiale de mathématiques et pionnier de l’espace, présenta le message au président, après qu’il ait pu  décrypter celui-là. C’était l’annonce d’une menace pesant sur le monde. Après un «mystérieux délai », scandé par les battements réguliers d’une cloche cosmique, les Vénusiens, très avancés technologiquement, ayant fui depuis longtemps leur planète d’origine, et pour éviter que leurs secrets ne tombent entre les mains de terriens inaptes et destructeurs, ont, en toute simplicité, piégé leur planète. Après 400 000 battements, soit un délai de deux ans, Vénus devait exploser, entraînant dans sa disparition la Lune et la Terre :
« Nous (ce sont les défunts Vénusiens qui parlent) avons calculé que la force expansive de cette explosion fera voler en éclats notre planète tout entière qui se transformera en poussière cosmique. Vous qui écoutez ce message, vous êtes certainement parvenus à une culture scientifique très élevée puisque vous avez pu réussir à voyager dans l’Espace. Vous comprendrez donc que la brusque désintégration d’une planète et sa réduction en poussière, surtout lorsqu’il s’agit d’une planète du volume de la nôtre, c’est-à-dire de dimensions à peu près égales à celles de la vôtre, provoqueront certainement chez ses voisins l’anéantissement et la panique. Bref, nos calculs démontrent que la destruction de notre planète entraînera celle de tous les mondes du système solaire. Il ne s’agira pas d’une désintégration complète, mais toute vie sera balayée de leur surface. »

L’heure était gravissime et il convenait de désamorcer cette machine infernale. Nat Williams pressenti comme sauveur constitua son équipe : Tony Dyson, le « Muscle » et Mike Benton, le « Cerveau », en dépit de son grand poids. Enfin, Myriam, sa secrétaire, la « touche féminine », qui aura bien du mal à échapper à son rôle de soubrette.
Ils partirent donc en direction de Vénus, croisant en chemin les restes éparpillés du « Nuage cosmique », au nom prédestiné. Ils échappèrent aussi, grâce à la subtilité de Nat, aux ondes magnétiques tendues par les Vénusiens , destinées à les éparpiller eux aussi dans l’espace.
Vénus était une planète chaude proche du mésozoïque terrestre avec une omniprésence de cuivre dans les roches et les océans, ce qui mit les Terriens sur la piste de l’engin infernal qui ne pouvait être que situé profondément sous terre. Avisant, après leur atterrissage un volcan éteint, ils s’en approchèrent pour y pénétrer. Cela n’alla pas sans mal, car la faune était à l’aune de la planète. Ils eurent donc à se défendre contre une guêpe gigantesque avant de se retrouver en une fragile sécurité. La descente du puits volcanique s’avéra périlleuse, semée de dangers, comme cette coulée de lave programmée par les vénusiens et déclenchée à leur passage.
Arrivés au fond, ils aperçurent une gigantesque rangée de machines, ces engins que les Vénusiens avaient décidé de détruire car elles auraient pu faire faire aux Terriens un bond décisif vers le progrès. Encore plus loin, au fond, dans une salle, ils virent la machine infernale : un câble reliant un globe à une pyramide de cuivre qui puisait son énergie dans les profondeurs mêmes de la planète, connecté à la totalité du cuivre disponible dans le manteau. C’est la planète elle-même qui devait déclencher la bombe, après une onde initiale, à peine le délai écoulé.
Nul ne semblait être en mesure de la désamorcer. La Terre était donc irrémédiablement perdue lorsque l’excès de précautions dont s’étaient entouré les Vénusiens se retourna contre eux. Une machine infernale robotique et programmée en conséquence, se mit en marche pour annihiler les intrus. En face de ce danger extrême, Nat fit sauter une mini-bombe atomique qui dérégla l’engin, lequel dirigea son rayon mortel sur  la bombe, envoyant le globe, le câble et sa pyramide dans l’avenir.
La terre était donc sauvée… pour le moment ! Nul doute que d’ici un futur proche, avec l’aide de la technologie étrangère, les Terriens auront trouvé le moyen de désamorcer définitivement la mortelle menace.
« Mystérieux délai » présente un récit d’aventure dans un contexte de science-fiction. Toujours écrit avec clarté et simplicité, l’intrigue se développe de manière linéaire, associée aux stéréotypes et aux poncifs récurrents du genre, verrouillant quelque peu l’imaginaire du lecteur (Mais il est vrai que l’on s’adresse aux adolescents des décennies écoulées……)

couverture du roman "Mystérieux délai"
avec une très belle couverture de l'édition originale française
 
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