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LES MENACES IDEOLOGIQUES

La manifestation la plus immédiate du thème se situe dans la notion de révolte, d’émeute, de révolution, de contestation  envers une classe dite dirigeante. Durant l’entre-deux guerres, notamment avec l’irruption en 1917 de la  révolution bolchévique, la crainte de la bourgeoisie capitaliste et catholique des pays occidentaux, se projetait en une foison d’ouvrages conjecturaux dans lesquels triomphait le socialisme avec ses tares et ses excès. « L’Agonie de Cosmopolis » de Bessière, « L’homme qui fait sauter le monde » de Suberville, « Comment nous ferons la révolution » de Pataud en fournissent des exemples parfaits. La cruauté, le sadisme des Bolchéviques, des Juifs, des Jaunes ou des métèques va jusqu’à dégoûter les Martiens dans le «Triomphe de Lénine » lorsqu’ils visitent notre terre soumise au socialisme universel, système politique qu’ils condamnent et éradiquent.
Et puis, il y a la nostalgie. Nostalgie d’une noblesse fossile qui rêve d’une éclatante revanche dans « le duc Rollon » de Léon de Tinseau. Nostalgie d’une extrême-droite triomphante qui, arrivée au pouvoir, applique enfin son programme dans «les Cents jours de M. Le Pen à l’Elysée». Nostalgie d’une France patriarcale qui a sombré corps et biens dans « la France de Babel Welche » de René Sédillot ou « la Toussaint Blanche » de Philippe Gautier.
Aujourd’hui, grâce au terrorisme, les menaces idéologiques prolifèrent en pays de conjecture, surtout dans cette branche particulière du roman politique, le « techno-thriller » dont Tom Clancy s’est fait une spécialité. Et aussi, la haine raciale. De l’autre, jaune ou noir, femme ou mongol. Qui dégénère si facilement en guerre raciale, en guerre des sexes, en péril jaune, en invasion noire. Du « Mascaret rouge » de Gheusi, jusqu’à « l’Asie en feu » de Gastine, en passant par « le Destructeur » de Du Bief, que de tribulations, que de combats et de morts!
Mais c’est dans le genre policier que prolifèrent les complots, les tentatives de putsch, les sectes  qui espèrent déstabiliser l’Occident au profit d’un clan, d’un groupe, d’une idée. Dans « Rainbow Six », c’est par l ‘éco-terrorisme que le sort de l’humanité sera réglé pour faire place nette à une nature rénovée…et un groupe de « happy few », bien entendu. Combien de présidents assassinés, manipulés, pris en otage pour qu’un groupuscule de maffieux liés au complexe militaro-industriel puisse continuer ses affaires louches (pure conjecture comme en témoigne l’assassinat de Kennedy !) Quelquefois même, le complot prend une dimension mondiale, universelle. Que de savants fous qui règlent leur  rayon de la mort  pour nous prendre la tour Eiffel, submerger New York, faire sauter la planète ! Et puis les jeunes, aussi incompréhensibles que des extra-terrestres. Qui se révoltent pour construire une nouvelle société, si étrange à nos yeux, avec ses codes et ses rites comme dans « la Saint Sylvestre des Barbares » de Ledrappier Enfin, les sectes. La Franc-Maçonnerie qui œuvre dans l’ombre. La Synarchie qui ourdit des complots. Dépositaires d’un lourd et imposant secret qu’elle réserve à l’usage de ses membres et affidés, lequel consiste essentiellement à garder un pouvoir absolu et sans partage quitte à tuer des millions d’individus.
Les « menaces idéologiques », thème protéiforme se situe au croisement de nombreux courants littéraires – politiques, policiers, écologiques, etc..) mais présente invariablement un noyau conjectural autour duquel s’articule le concept de déstabilisation. Autant dire qu’il n’est pas prêt de disparaître dans le cadre du roman cataclysmique.


 
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