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MENACES ANIMALES


Les animaux, et plus largement l'ensemble du règne animal, constitue un réservoir inépuisable de menaces à l'égard de l'être humain. Le sentiment ambivalent de l'homme à leur égard s'explique en partie par la culpabilité qu'il ressent de les opprimer, de les utiliser, de les tuer, de s'en nourrir, alors qu'il leur est étroitement apparenté. Il n'est donc pas étonnant que l'animal songe à se révolter (du moins dans nos  romans!) Et le lecteur, bien que pourvu d'un pouvoir infiniment supérieur, joue à se faire peur.
Le roman conjectural abonde en descriptions de situations extrêmes dans lesquelles l'animal s'oppose à l'espèce qui l'opprime. Même en laissant de côté les menaces microbiennes qui font l'objet d'un autre thème, ou les épidémies, ou les insectes, les attaques menées par la faune sont largement suffisantes pour nous faire frémir. Commençons par les carnivores que nous comptons parmi les plus féroces des prédateurs. Même les chats s'y mettent dans "la Révolte des carnassiers".  D'autres traquent l'homme en meute ou menacent son empire par leur intelligence ou leur fécondité;  les opposants les plus déterminés qui tiennent des deux côtés, sont les rongeurs, souvent mis en scène.  Les rats, résistants, cruels, féconds, et commensaux de l'homme sont particulièrement propres à tenir le rôle, d'autant plus s'ils sont rendus intelligents par une manipulation génétique maladroite. Dans la trilogie des "Rats" de James Herbert, ils gagnent la partie obéissant à leur leader, une créature monstrueuse et obscène.  Les retombées nucléaires n'arrangent rien (pour l'espèce humaine, s'entend). Dans "Demain les rats", ces derniers s'approprient une terre dévastée et se débarrassent de leurs ennemis détestés. "Vermine" de Hugues Douriaux nous offre une vision plus consolatrice. L'homme disparu par sa propre sottise, les rats intelligents sont à la recherche de cet être mystérieux avec qui leurs parents étaient très proches.
Parfois,  même les espèces s'unissent contre leur ennemi commun. Oiseaux, loups, chiens, animaux domestiques ou non se battent de concert dans la filandreux roman "le Dilemme", mystérieusement excités par des extraterrestres qui comptent mettre un  terme à la suprématie de l'homme.  Et l'on se rappellera toujours le malaise provoqué par le magnifique film de Hitchcock "les Oiseaux", où la gent ailée, sans raison apparente, s'en prend aux humains.
Que dire de plus lorsque l'animal est manipulé, téléguidé, robotisé par un savant fou de la pire espèce? Dans "Pirate de la science" de Jean Gaston Vandel, le récit , de type populaire, met en batterie singes déchiqueteur de chair humaine, baleines-tueuses  à antenne, carnivores soumis et malins, toute une armée à bon compte en vue d'étendre l'empire du mal. la "Terreur fauve" de Horace Van Offel agira sur un plan plus subtil en présentant une armée d'invasion barbare accompagnés d'animaux en lesquels ils se transforment peu à peu.
Toujours dans ce même thème, la raréfaction de la faune, voire sa disparition complète de l'écosystème,  n'est pas moins préoccupante pour l'espèce humaine que sa surabondance,  et beaucoup plus réaliste. Les baleines par exemple, chassées depuis longtemps, ont échappé de peu à l'annihilation complète, comme le suggère le poème de Paul Fort, "les Baleines" . les tigres qui seront tués jusqu'au dernier, les rhinocéros menacés pour leur corne, les éléphants pour leurs défenses, les loups parce qu'ils se nourrissent des moutons, les ours à cause leur bile supposée médicamenteuse, la liste serait longue à faire, qui mesure les pertes incommensurables de notre biosphère.  Ainsi, un récit pour enfants, "le Secret de la pierre noire", leur raconte l'émouvante histoire de la dernière panthère noire mise sous protection, en orbite autour de la terre, dans un habitat approprié.
Les menaces que les animaux font peser sur l'homme ne sont rien à côté de la pression inverse. Pour notre malheur, la réalité, en ce domaine, dépasse les récits de fiction les plus terrifiants. Ce ne sont pas les animaux qui précipiteront la fin de l'être humain mais l'homme lui-même,  à moins qu'il ne prenne conscience du désastre qu'il engendre.


 
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