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les oeuvres > MENACES ET GUERRES NUCLEAIRES

Mémorial par Théodore Sturgeon, pp. 52–69, in "Histoires de fins du monde ", Livre de poche éd., 1974,  N° 3767, coll. " La Grande Anthologie de la science-fiction ", 1 vol. broché , in-12 ème , 409 pp. couverture illustrée par Pierre Faucheux. (paru également in " les talents de Xanadu ", J’ai Lu éd., 1979.) nouvelle d’expression anglaise (USA)
1 ère  parution : 1946   titre original : Memorial
menaces et guerres nucléaires


Théodore STURGEON

(1918-1985) De son vrai nom Edward Waldo. Ecrivain américain de science-fiction. Auteur prolifique, créateur d'une SF donnant la primauté à la psychologie humaine. Vie sentimentale compliquée (six mariages). Commença par placer des nouvelles fantastiques dans des magazines (Astounding, Unknown). Fit quelques scénarios pour la série "Star Trek". Eut beaucoup d'influence dans le milieu de la SF, moins sur la postérité. Prix Hugo et Nebula.

Le savant et l’artiste. Le logicien et l’esthète. Grenfell et Jack Roway. Le savant est possédé par une vision et un objectif : rendre la guerre impossible. Pour cela il faudra infliger une telle terreur à l’humanité que jamais plus elle ne prendrait les armes. Il conçoit « l’Abîme », un mémorial tellement angoissant, et qui devra durer si longtemps, que l’être humain, en le voyant, oubliera son agressivité.
Le physicien atomiste est capable de construire l’Abîme qui mettra en œuvre les conditions d’une explosion nucléaire des milliers de fois plus puissantes que celle d’Hiroshima, mais contrôlées et limitées en surface. La fusion qui en résulterait, en transformant toute la matière disponible en énergie, créera une zone interdite où subsistera un lac en fusion, de la chaleur et de la lumière.
S’attelant à cette tâche, Grenfell sait qu’il sera maudit et activement recherché par les autorités. Il se fait donc discret dans son laboratoire personnel. Le seul qui l’approchera est Jack à qui il garde sa confiance. Lorsque le poète le retrouve, Grenfell achevait son œuvre.
Cependant Jack a peur. Très peur. Des Soviétiques notamment. Seule l’invention du physicien mise entre les mains des militaires pourrait sauver la situation. Alors il trahit Grenfell, signalant sa retraite aux autorités.  En s’emparant des éléments constitutifs de l’Abîme, les policiers activèrent la masse critique et déclenchèrent l’apocalypse. La conflagration nucléaire fut telle qu’on l’attribua aux Soviétiques. Suivit une guerre nucléaire, puis une autre, qui balaya l’humanité de la scène de l’histoire. Jamais plus les hommes ne se feraient la guerre :
« Quelques humains avaient survécu. Les rats en mangèrent la majorité – car les rats avaient accru leur population dans des proportions fantastiques. Et puis, il y eut des épidémies. Ensuite, il resta des êtres nus, se tenant à peine droits, dont l’hérédité déformée remontait sans doute jusqu’à l’homme. Mais ceux-là savaient, individuellement et collectivement, ce qu’était la peur, et il n’y eut pas d’évolution. Ce n’étaient certainement pas des hommes. »
Seul l’Abîme, le Mémorial voulu par Grenfell continuerait à déverser son horrible lumière sur une terre dévastée.
Une nouvelle en forme d’avertissement, toujours d’une «brûlante » actualité.


couverture de l'anthologie "Histoires de fins du monde"
couverture de l'édition la plus accessible contrenant notre nouvelle
 
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