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les Survivants de l'apocalypse

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les Survivants de l’apocalypse par Pierre Barbet, Fleuve Noir éd., 1982, coll. « Anticipation » N°1152, 1 vol. broché., in-12 ème , 184pp. couverture illustrée par Nancy Petley-Jones. roman d’expression française
1ère  parution : 1982
après la Bombe…


Pierre BARBET

(1925-1995) romancier français. Adopte différents pseudonymes: Olivier Sprigel et David Maine. De son vrai nom: Claude AVICE. Docteur en pharmacie ayant de bonnes connaissances scientifiques. A produit de nombreux romans au Fleuve Noir, aux thèmes multiples, mais avec une préférence pour l'uchronie.

La France après une guerre nucléaire qui ne lui était pas destinée. Des missiles américains ou russes au système de radioguidage détruit ont explosé un peu partout au-dessus de notre beau pays, au hasard. Les membres d’une même famille, séparés au moment de la catastrophe, connaîtront des sorts divers. Le père, d’abord, Henri Dubois. Méticuleux, prévoyant, bien au fait des aléas de l’atome, tente de regagner son abri anti-atomique de Montfort-l’Amaury.
Pas de chance : il se trouve à Paris lorsque le flash a lieu. Les monuments effondrés, les incendies, les rues entravées par les épaves de voiture, lui font préférer la fuite par la Seine. Se protégeant imparfaitement contre les retombées, il espère que Marceline et Germain, son vieux couple de factotums, auront pu descendre dans l’abri. Il rejoindra finalement son havre de paix mais pour y mourir. C’est le vieux couple qui profitera de sa largesse et de ses ultimes conseils. La fille, Christine, file le parfait amour avec Jean, à bord d’un voilier, au large de Nice. L’explosion d’un missile dans l’arrière –pays niçois donnera le temps au jeune couple de gagner la Corse où ils seront bien accueillis jusqu’à ce que, quelques mois après le désastre, un psychopathe se donne le titre de Napoléon IV en soumettant l’île à sa volonté. Ils fuiront à nouveau. Recueillis par un bateau marocain, ils termineront leur trajectoire en Australie qui n’a subi que des dégâts mineurs. En attendant les inévitables retombées, les Australiens auront le temps de s’y préparer.
Micheline Dubois, l’épouse, en vacances près de Batz a pu gagner un abri de fortune. Là, avec Louis Duroc, un médecin voisin et Sophie la fille de celui-ci, ils attendront sagement la fin de l’orage. Alors que l’Europe entière s’enfonce inéluctablement dans l’anarchie se dessine un nouveau moyen âge, des « Seigneurs de la guerre » émergent, enrôlant à leur profit tous ceux qui n’ont su se protéger à temps. N’ayant plus rien à perdre, rongés par les maladies de peau et les leucémies, ils finissent la dévastation, tuant ou réduisant en esclavage les rescapés. Ayant pris appui en d’antiques forteresses comme celles du Château-Gaillard aux Andelys, ils y subsistent, puissamment armés jusqu’à ce que la petite population de « l’Ecole de Grignon », anciens scientifiques, gens sensés et maire à poigne, mettent un terme final à la menace en les empoisonnant collectivement à la cholchicine. Germain et Marceline, qui ont rejoint la communauté, joueront les anges exterminateurs.
Louis Duroc aura une fortune malheureuse. Il disparaîtra, battu à mort par les « Ankous », d’abominables sauvages méprisables et malades, donnant ainsi leur chance à Sophie et Michelle de rejoindre une communauté dans le Guérandais. Partout, les Français survivants devront s’habituer à leur nouvelle vie, car les pays du sud, moins touchés, n’interviendront  pratiquement pas dans un monde où compte désormais le « chacun pour soi » :
« La population décimée, devrait désormais revenir aux normes anciennes, reprenant les habitudes de ses ancêtres du Moyen Age. Labourage et pastourage… Plus de techniques compliquées, rien que des artisans travaillant dans leurs échoppes, avec les moyens du bord et le souvenir lancinant des machines qui, naguère, se chargeaient d’innombrables tâches. (…) Petit à petit, la vie s’organisait. Des cercles se créaient, animant des jeux divers abandonnés comme désuets avant la catastrophe. Comme il n’y avait plus ni télévision ni radio, ni cinéma pour égayer les grises soirées d’hiver, les traditions avaient repris. Pendant que les femmes cousaient, que les hommes sculptaient ou jouaient aux cartes, des conteurs narraient des histoires, d’autres effectuaient des tours de prestidigitation. »
Enfin, Christine, enceinte, mettra au monde son fils en Australie où –oh ! miracle!- celui-ci révélera des qualités psy et télékinésiques importantes, conséquences d’une mutation bénéfique.
Un roman vraisemblable, documenté (sauf pour le dérapage final) qui évoque avec lucidité l’âge sombre de l’après-guerre atomique, rendu encore plus réaliste part la mise en place d’un décor familier au lecteur français


couverture du roman "les Survivants de l'apocalypse"
couverture du roman paru dans la collection "Anticipation"
 
 
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