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les Hommes sans visage

les oeuvres > SAVANTS FOUS ET MAITRES DU MONDE

les Hommes sans visage par René Duchesne, éd. Ferenczi,1938, coll. « le petit Roman d’Aventures » N°133, 1 fascicule de 32pp. in-18 ème , roman d’expression française.
1 ère  parution : 1938
savants fous et maîtres du monde

René DUCHESNE
(aucune référence)

Voguant dans les mers du Sud avec leur yacht « l’Exilé », le jeune Pierre Barrois et ses compagnons sont jetés sur une île inconnue, aux envions des Galapagos. Là s’élève une mystérieuse forteresse dans laquelle ils pénètreront pour ne plus en ressortir. Ils seront les prisonniers du « Maître », un savant fou de la plus belle espèce, haïssant la race blanche, ami des Jaunes qu’il veut voir dominer le monde :
« Sachez donc qu’ingénieur, docteur en médecine, chimiste et biologiste, j’ai crée ici la plus parfaite des usines de guerre. On fabrique, sous ma direction, des gaz mortels, des balles contenant les bacilles les plus redoutables qui existent. Ces produits de mort sont vendus aux plus offrants car je ne fais pas œuvre patriotique, messieurs. Je suis sans patrie comme mes ouvriers sont sans visage. (…)
Protégé par la « fée électricité » dont il fait un usage immodéré, il a réduit en esclavage une cinquantaine de malheureux qui, comme Pierre, ont eu l’infortune  d’aborder cette terre maudite. Sans pitié, il s’en est servi  comme sujets d’expérience ou comme ouvriers manipulateurs de ses microbes de la mort, réduisant leur visage à un masque de chair inhumain, et les obligeant tous à porter une cagoule pour ne pas afficher leur disgrâce. Les Asiatiques, très excités par les compétences du savant, le soutiennent de toutes leurs forces :
« Le japon, très au courant des travaux du Maître, acceptait de ravitailler le savant et de respecter son secret. La Chine, quelques semaines plus tard, passait également, dans les mêmes conditions, un traité avec celui qui fabriquait la poudre de destruction. »
Pierre, considéré comme un savant par le Maître qui se sent un génie incompris, est employé en tant que secrétaire. Il est sommé de ranger les écrits personnels du monstre, ce qui lui permet de reconstituer toute l’histoire personnelle de ce singulier personnage. Il sait à présent qu’il lui faudra le détruire, fût-ce au péril de sa propre vie, car le temps presse, le Maître étant tout près de parachever son œuvre de destruction :
« J’ai enfin vaincu (…) La Mort est à présent mon esclave soumise. Dans cinq mois je pourrai livrer de quoi faire disparaître du globe tous les Blancs qui, dans leur sottise, ont refusé de me faire la place que je méritais. Le secret est bien gardé par mes alliés. Bientôt, tombera du ciel, par avion, un bombardement de lèpre, de choléra, de fièvre jaune. Les maux se propageront… ceux déjà connus et d’autres qui n’ont pas encore de nom et sont ma création… Le bacille qui rend aveugle et fou, celui qui paralyse les membres, celui qui brûle la chair comme ferait un fer rouge.»
Même avec l’aide de ses compagnons d’infortune, l’entreprise serait irréalisable si le volcan près duquel était bâtie la forteresse, ne s’était opportunément réveillé, jetant à bas les bâtiments, rendant vulnérable l’odieux personnage. Sans protection électrique, ce dernier sera noyé par ses esclaves qui, se sachant trop laids pour revivre en société, auront décidé de demeurer sur une île maintenant pacifiée.
Un beau récit de savant fou dans la belle veine de la belle littérature populaire.


couverture du fascicule "les Hommes sans visage"
couverture d'un fascicule lié à notre thématique dans la petite (dans tous les sens du terme) collection de Ferenczi
 
 
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