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les guerres futures 1

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LES GUERRES FUTURES 1

Il ne nous appartient pas dans cette courte présentation du thème d’en faire un historique complet. I.F. Clarke, un grand érudit anglais et francophile, seul spécialiste de la question, en a dressé un magistral exposé dans son ouvrage fondamental : "Voices prophesying war, future wars, 1763-3749", hélas ! non traduit en français à ce jour.
La conjecture guerrière couvre la quasi-totalité des XIXème et XXème siècles, extrapolant sur les causes et les conséquences de l’agressivité européenne qui ont précipité la décadence économique, sociale et politique des pays de ce continent.
Couvrant aussi bien l’expansionnisme territorial et le colonialisme de la première moitié du XIXème siècle, l’anti-germanisme (surtout à partir de 1914), les sentiments anti-anglais (entre 1900 et 1908), les dangers révolutionnaires (autour de 1917), le courant se poursuit dans ce que l’on pourrait appeler le « modernisme » après l’explosion de la bombe sur Hiroshima donnant le coup d’envoi  à une autre forme de guerre.
D’autre part, les mutations technologiques, stratégiques, industrielles, la modernisation des armes à feu, l’application du concept de « guerre totale» avancé par Ludendorf, s’inscrivent dans ce roman conjectural qui, bien souvent, et avant que tout autre forme de littérature ne s’en empare, pressent les terreurs du XXème siècle.
Il décrit , avant qu’ils ne prennent effectivement corps dans l’histoire, le bombardement intense des villes (« New-York bombardée » de Bernard-Walker), la prééminence de l’aviation sur le champ de bataille (« On se bat dans l’air » de Labric), les massacres de masse (« la Der des der » de Méric), la guerre totale (« l’Ingénieur von Satanas » de Robida), les grandes manœuvres maritimes («  les Flottes évanouies » de Ray Norton) et, d’une façon générale, tout type d’invasion : invasion de l’Angleterre par les Prussiens (« la Bataille de Dorking » de Lord Chesnay), invasion de la France par les Allemands (« Si les Allemands… » de Homsy), invasion de l’Allemagne par les Français (« Le Partage de l’Allemagne, Lissaraguay, invasion de l’Europe par les Jaunes (« l’Asie en feu », « la Ruée des Jaunes » de Gastines), ou les Noirs (« L’invasion noire » du capitaine Danrit).
Certains auteurs (à qui nous consacreront une notice particulière) se sont spécialisés en ce domaine par de longs roman-fleuve ou roman-feuilleton, comme A. de Pouvourville (l’Héroïque aventure ), le capitaine Danrit (la Guerre de Demain), le colonel Royet (la Guerre est déclarée), le commandant Cazal , alias Jean de la Hire, (la Guerre !, la guerre !), Giffard et Robida (la Guerre infernale), etc.
Jamais, cependant, même dans leurs pires cauchemars, les anticipateurs de tous poil n’auraient su imaginer l’horreur absolue des nazis et leur scientifique mise à mort d’une ethnie particulière dans les camps d’extermination.
D’ailleurs l’extrapolation des exactions militaires insiste sur l’emploi généralisé des gaz de combat (servi par l’épandage de l’ypérite durant la guerre de 14-18) ou l’utilisation des microbes (« l’Offensive des microbes » du prof. Motus) qui est une grande crainte après la première guerre mondiale.
Pourtant de multiples auteurs ont du mal à se dégager du schéma « classique » de la guerre :   les tranchées, l’immobilisation des soldats et la ligne Maginot, sont toujours des références absolues alors que l’avenir , comme nous l’avons expérimenté pour de vrai et pas pour de semblant, appartiendra au « Blitzkrieg » !


 
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