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les Furies

les oeuvres > INVASIONS D'INSECTES

les Furies par Keith Roberts, Le Masque éd. , 1979, 1 vol. broché, in-12ème, 317pp.  couverture illustrée par Patrick Demuth.  roman d’expression anglaise (GB)
1ère parution: 1966  titre original: The Furies
invasions d’insectes


Keith ROBERTS

(1935-2000) Ecrivain anglais de science-fiction. Etudes dans les Arts Graphiques et la publicité. A collaboré à "New Worlds" et "Science fantasy" , a été assimilé à la "New Wave". Intérêt pour les thèmes catastrophistes et l'uchronie se continuant dans le genre  historique.

"On peut les nommer les Gardiens. Peut-être nous avaient-ils trouvé par pur hasard, peut-être nous avaient-ils sentis et avaient-ils été attirés, et ces choses venues de l’espace découvrirent la Terre. "
Elles prirent la forme de guêpes géantes d’un mètre de long et décidèrent l’élimination systématique de l’espèce humaine. On les appela "les Furies". Au moment où commence le récit, le héros, Bill Sampson est ignorant de ce qui se prépare. Dessinateur humoristique retiré dans la campagne anglaise, il vit en compagnie de son chien Sek, qui , plus tard , se révélera un allié précieux. Il fait la connaissance de Jane et deviendra pour un temps son compagnon dans le malheur. La première attaque sérieuse des Furies les bloque tous les trois dans la maison:
"Je me mis à la recherche d’une arme, n’importe quoi. J’entendis un bruit de verre brisé derrière moi, puis quelque chose atterrit avec un bruit sourd dans la cuisine. Je me retournai d’un bond et vit pour la première fois une Furie de près. "

Ils seraient perdus sans une autre catastrophe qui affaiblira l’espèce humaine, mais les sauvera eux trois. Il s’agit d’un tremblement de terre gigantesque consécutif à des explosions nucléaires, qui raye de la carte du monde de nombreuses régions habitées. C’est dans un univers bouleversé, au paysage balafré de crevasses que les trois amis, s’étant emparés d’un engin blindé militaire tentent de gagner la côte afin de fuir l’Angleterre. La ballade ne sera pas de tout repos. Ayant grillé quelques Furies à l’aide d’un lance-flammes, ils seront attaqués par les survivantes lors d’un arrêt du véhicule:
" L’insecte était-il là depuis le début ou un bruit l’avait-il fait sortir de sa cachette ? Je ne devais jamais le savoir. Je ne perçus aucun intervalle de temps appréciable entre l’instant où j’aperçus le masque jaune et noir observant Ted du haut de la pompe et celui où ce dernier se débattait faiblement à mes pieds tandis que l’insecte lui sectionnait méthodiquement le cou. Je vis ses mains gratter futilement la terre et sa tête pendre en avant, entourée de deux jets de sang clair. "

Malgré tout, Ils réussiront à fuir, mais le blindé ayant versé dans une crevasse, la machine deviendra un piège pour ses occupants bloqués à l’intérieur, sous le poids des Furies, et sous la chaleur torride. L’attente se poursuit et la température aug intolérable :
" Les guêpes étaient toujours là, ces bruits grinçants et métalliques étaient certainement leurs griffes quand elles couraient sur le blindage, et ces chocs lourds dénotaient l’arrivée de nouveaux insectes venant se joindre à elles ou les relayer. Les tambourinements mous, à peine audibles, devaient être causés par leurs antennes lorsqu’elles palpaient la surface de l’engin. Et les grincement aigus et persistants étaient certainement leurs mandibules essayant de percer le blindage. Perce et tue, perce et tue, encore et toujours. C’étaient des machines programmées pour nous détruire. "

Tout d’un coup les Furies s’en vont. Nos héros repartent à pieds, en rase campagne, leur engin étant inutilisable. Ils atteignent un hameau où ils peuvent se reposer, se restaurer et y trouvent une autre voiture qu’ils transforment en blindé. Ils repartent, victorieux d’une première bataille, tuant trois Furies d’un coup, et s’élancent sur la route tout droit. . . vers un nid :
"On aurait dit un gigantesque chantier de ferrailleur, au-dessus duquel les Furies planaient comme une brume dorée : le bruit de leurs ailes était semblable au grondement d’une cataracte. "

D’un coup,  les événements s’emballent ; s’échappant en direction de la mer, Jane s’embarque, Sek se fait tuer pour protéger Bill, lequel entraîne les Furies à sa suite. Devenu à  demi-fou, il se cache dans un village pour se faire ramasser par un camion rempli de gens  esclaves des Furies. Celles-ci ont fini par comprendre que des humains valides pourraient leur être d’une grande utilité. Et c’est la vie dans un camp, étroitement surveillé.
Bill y rencontre Greg, un bagarreur, qui lui permet de s’évader avec quelques autres, pour continuer la lutte. Le groupe trouvera refuge dans un complexe de cavernes qu’ils fortifient, d’où ils lanceront des raids victorieux envers les nids de plus en plus nombreux. Les actions deviennent plus périlleuses au fur et à mesure que passe le temps. Les Furies agacées, les traquent à l’aide des "symbios", ces humains-esclaves-collaborateurs qui ont réussi à établir une communication avec les gigantesques guêpes.
Greg meurt, Bill est capturé et emmené dans un nid-capitale où il est témoin d’un étrange spectacle: les Furies ou "Gardiens ", ces entités extra-terrestres qui ont décidé de prendre corps, sont victimes de leur propre état. Elles perdent leur nature intelligente pour se comporter comme des guêpes ordinaires. L’humanité - ou ce qui en reste - est sauvée. Tous les nids, ainsi que les Symbios, seront détruits par le feu. L’Angleterre ne comptant plus que deux millions d’habitants, l’ouvrage de reconstruction ne manquera pas. Mais jamais Bill ne retrouvera Jane, disparue dans la tourmente.
Un roman cataclysmique " classique " se situant dans la veine anglaise et narrant une invasion d’insectes géants. Quoique le thème soit le même que celui de Spitz dans " la guerre des mouches ", ici, aucune distanciation, aucune ironie ni de mentions de type idéologique. L’action est consacrée aux personnages principaux, des individus qui se débattent dans un drame qui les dépasse, ainsi qu’à l’analyse de leurs sentiments respectifs.


couverture du roman "les Furies"
couverture de l'édition au "Masque SF"
 
 
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