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les Enfants de l'hiver

les oeuvres > LA NOUVELLE GLACIATION

les Enfants de l’hiver par Michael G. Coney, Albin Michel éd., coll. " Super-Fiction ", 1 vol. broché, in-12ème 248 pp.,1976. couverture illustrée,  roman d’expression anglaise (USA)
1ère parution: 1974   titre original: Winter’s Children
la nouvelle glaciation


Michael. G. CONEY

(1932-2005) Ecrivain anglais de science-fiction. Etudes à la King's Edward School. Comptable. Assume la direction d'un hôtel. S'établit au Canada. Vient tardivement à l'écriture, renouvelant les thèmes classiques du genre (le cycle "le Chant de la terre"). Prix Aurora.

Switch, Shrug, Paladin, des adolescents, obéissent à  Jacko qui protège le Vieux, l’un des derniers rescapés de l’époque d’avant la catastrophe glaciaire. Le Vieux fascine Jacko avec ses histoires du temps jadis, quand le paysage était vert. Ils habitent dans un clocher d’église qui émerge isolé au-dessus de l’étendue blanche sous laquelle repose le village.
Pour se nourrir, après avoir creusé des galeries dans la glace, ils pillent un supermarché local, le vidant de ses boîtes de conserve. Les conditions extérieures ont donc radicalement changé. Plus de trains ni de voitures, mais des traîneaux à voiles ou tirés par des " taupes des neiges ". Ils traquent aussi le " pad ", sorte d’ours blanc vaguement télépathe tout en se gardant d’autres groupes survivants, anthropophages ceux-là.
Sous l’impulsion de Jacko, qui rêve de gagner les lieux mythiques dont lui parle le Vieux, les enfants de l’hiver abandonnent leur havre de paix. L’expédition n’est pas facile car, avec le temps, ils sont devenus agoraphobes et se sentent très mal à l’aise devant les étendues désertes:
" La neige était là, une vaste étendue de blancheur argentée, entraînée par le vent sous un ciel également blanc, si semblables qu’il ne pouvait dire où les deux se rejoignaient, celui qui était en haut ou celui qui était en bas. C’était une vision d’un infini composé de deux éléments physiques, la neige et le ciel; et Switch, petit mammifère accroché au bord de cette immensité, était absolument insignifiant. "
Le voyage, de type initiatique est parsemé d’obstacles: Cockade, l’amie de Switch qui est enceinte accouche avec difficulté, des hommes redevenus sauvages les attaquent et ils perdent plusieurs de leurs compagnons. Pourtant, le groupe progresse et quand le dangereux périple approche de son terme:
" Lorsqu’ils atteignirent enfin la terre, ils ne s’en rendirent d’abord pas compte. Le terrain devint un matin un peu plus accidenté (...) Jacko ouvrit l’écoutille et sortit sur le pont arrière. Il considéra, apathique, l’éternelle neige qui avait un aspect plus déplaisant que jamais ce matin-là; éparse, par flaques lépreuses, pas du tout lisse et blanche à laquelle il était habitué. De grands espaces chauves, noirâtres apparaissaient. La Croix du Sud en aborda un; les taupes continuèrent de tirer, subitement le frottement brusque fit hurler les patins du traîneau. Des cris d’alarme jaillirent dans la cabine. Shrug en sortit, les yeux papillotants suivis de Mignon et de Brog. -Je...je crois que nous y sommes, dit Jacko, hésitant." "
Ils venaient enfin d’aborder les territoires mythiques dont parlait le  Vieux. Hélas!, incapables de s’adapter à  l’absence de blanc, à la couleur verte ou au jaune sale du terrain, ils décident de rebrousser chemin vers leur pays natal fait de glace et de neige.
Dans les " Enfants de l’hiver " Michael Coney s’intéresse en entomologiste à la psychologie collective et aux réactions individuelles d’un groupe d’adolescents. Il met en évidence la force des habitudes, la ténacité des êtres et leur faculté de survie dans des conditions extrêmes. Les personnages typés, les descriptions réalistes se lisent avec plaisir. A comparer avec " Blizzard " ou  " le Sixième Hiver "


couverture du roman "les enfants de l'hiver"
couverture (difficile à reproduire car métallisée) du roman
 
 
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