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les Autos de l'apocalypse

les oeuvres > MENACES TECHNOLOGIQUES

les Autos de l’apocalypse par Daniel–Yves Chanbert, Albin Michel éd.,1976, 1 vol.broché, grand in-12ème , 254 pp. couverture illustrée. roman d’expression française
1 ère  parution : 1976
menaces telluriques –  menaces technologiques

Daniel - Yves CHANBERT

(aucune référence) le site "noosfère" renvoie au nom BERT.

Nancy Kearns, une femme-médecin, participe à une expérience de simulation de guerre nucléaire. Avec ses deux compagnons, Dave et Farman , elle est prête à passer trois mois sous terre dans un abri anti-atomique pour y tester son efficacité. Même l’explosion est simulée pour que les résultats soient les plus proches de la réalité. L’expérience prend une tournure inattendue. Au sortir de l’abri, tout autour d’eux, le paysage est méconnaissable, ravagé, soit un désert de sable pulvérulent s’étendant là où l’on trouvait des montagnes, des lacs, en cette région de Californie, proche de San Diego. Quelque chose s’est passé. Mais quoi ? Un cataclysme formidable et surprenant, une sorte de secousse tellurique intense a fait basculer dans la mort le monde entier, semble-t-il, sauf eux trois, préservés par l’abri anti-atomique.
Pas pour longtemps en ce qui concerne les deux hommes. Une puissante voiture jaune surgie de nulle part et animée d’intentions malveillantes, tente de les écraser  en fonçant sur eux. Nancy ne doit la vie sauve qu’à l’arrivée inopinée d’un chevalier servant, Mickael Dobretsko, qui, avec sa Mercedes blindée et ses mitrailleuses bricolées, pulvérise l’agresseur. Nancy apprend de sa bouche que le monde a basculé dans l’horreur depuis quelques mois déjà , qu’il ne subsiste plus ni villes ni sociétés, et que seuls de pauvres groupes humains survivent avec difficulté dans le désert qu’est devenu la terre (et surtout cette région).
Mickael, est un solitaire qui ne désire pas s’attacher à Nancy. Il l’emmène dans le clan de James Rabek, son ami, lequel saura sûrement utiliser les compétences en médecine de la jeune femme. Nancy, réticente car déjà secrètement amoureuse de Mickael, se rend à l’évidence : elle sera davantage en sécurité dans le clan de Rabek où le bon géant McGinn veillera sur elle.  Les hostilités perdurent ; la bande adverse, celle de Garush, ne cesse de harceler Rabek. A l’intérieur même du clan , Scott Trévor un psychopathe lâche et veule, se révélera être un ennemi pour Nancy. Le danger le plus terrible reste celui que font planer les voitures jaunes, les " autos de l’apocalypse ", venues d’on ne sait où, sans conducteur, animées d’intentions meurtrières à l’égard de tout ce qui bouge. Mickael veut connaître leur origine. La bande de Garush étant finalement décimée par les véhicules assassins, il profite de cette opportunité pour en capturer un. En l’examinant, il s’aperçoit qu’une série de micro-caméras disposées autour de la carrosserie, enregistrent tous les mouvements et gestes alentour. La voiture semble télécommandée car ,  lorsqu’elle manque  d’essence, elle abandonne le combat, pour retourner dans son repaire. Mickael, avec Rabek et Nancy (celle-ci s’impose à la place de McGinn),  décident de la suivre. La poursuite les entraîne sur un ancien site industriel, encore en parfait état de marche où des chaînes de montage robotiques construisent et réparent les voitures jaunes. Celles-ci, lorsqu’elles sont prêtes, partent commettre de nouveaux assassinats.
La clef de l’énigme réside dans la personne d’un ingénieur électronicien , présent sur ce site et rendu fou par la catastrophe. Affichant une  haine féroce  à l’égard de tout ce qui reste en vie, il a reprogrammé les chaînes de montage dans un but meurtrier. Mickael met fin à l’aventure du dément. Peu à peu, la vie reprend comme autrefois (si l’on peut dire), avec une petite différence toutefois : c’est avec Nancy que Mickaël sillonnera dorénavant les solitudes désolées.
Un roman parfois naïf parfois original par son inventivité et qui distille une angoisse sourde en un suspense bien dosé. Il n’en faut pas davantage pour lire sans ennui ce livre,  témoin de la peur d’un machinisme incontrôlé.


couverture du roman "les Autos de l'apocalypse"
couverture de la première édition (et seule connue par nous) chez Albin Michel
 
 
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