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le Sixième Hiver

les oeuvres > LA NOUVELLE GLACIATION

le Sixième Hiver par Douglas Orgill et John Gribbin , Seuil éd., 1982, 1 vol. broché in-octavo, 295 pp. couverture illustrée. roman d’expression anglaise (USA)
1ère parution : 1979  titre original: the Sixth Winter
la nouvelle glaciation


John GRIBBIN

(1946-) Ecrivain anglais. Astrophysicien. Ses domaines sont vastes: biographies scientifiques, évolution humaine, changements climatiques, origines de l'univers, etc. Diplômé de l'université de Cambridge. A fourni des articles dans de nombreux magazines. A écrit de nombreux essais d'astrophysique et des romans de science-fiction.
Douglas ORGILL: (1922-1984) Aucune référence connue.

Une mutation brutale du climat se produit sur la planète entière comme l’avait annoncé le Dr. Stovin: après un intermède climatique anormal pour la terre, c’est-à-dire une période interglaciaire, celle-ci retourne à sa vraie condition, c’est à dire une nouvelle ère glaciaire. New York, Montréal, Chicago de même que toutes les grandes cités européennes disparaissent, ensevelies sous la neige . Il n’y a plus ni essence, ni électricité. La famine s’étend. Dans ce contexte s’accomplit le difficile retour en Amérique du Dr Stovin qui, avant la catastrophe, avait été dépêché chez son homologue russe pour concertation. Il s’aperçoit de l’effondrement des structures sociales en Russie et tente de regagner l’Amérique par voie de terre, la seule possible. Il y parviendra grâce aux éminentes qualités de son ami eskimo qui retrouve ses manières ancestrales de survie dans un milieu hostile. Ensemble, ils traversent le détroit de Béring redevenu pont conjonctif entre l’Asie et l’Amérique:
" Le niveau de la mer était descendu. Le passage du détroit de Béring existait de nouveau. Bientôt, peut être, le passage entre la France et la Grande-Bretagne. Et, pourquoi pas, le passage à Bal al-Mandel, entre l’Arabie et l’Afrique (...)  Mais la chose surprenante, la chose vraiment stupéfiante est la vitesse avec laquelle les choses se produisent. Pas en cent ans. Pas en dix ans. Juste une année pour faire tomber le niveau de la mer au point que les icebergs butent maintenant sur la terre ferme. "
Le paysage s’est transformé, la neige et la glace ont effacé tout contraste. Dès le début de leur voyage alors qu’ils utilisaient encore des camions, ils se fraient un chemin avec  difficulté:
"Les talus de neige de chaque côté de la voie avaient près de deux étages de haut. Ils arrêtaient la lumière de telle sorte que les véhicules, bien qu’il ne fût pas encore midi, roulaient dans une sorte de crépuscule. "
Ils troquent leurs véhicules motorisés contre le traîneau tiré par des rennes sibériens. Déjà les loups se multiplient et réclament à nouveau leur place dans l’économie générale de la nature, la disputant aux hommes,  désorganisés. Le désastre est total pour l’humanité, et pour fort longtemps. C’est du moins la conclusion pessimiste d’un rapport officiel:
"L’âge glaciaire prend place très rapidement. Ne pourrait-il pas se retirer tout aussi rapidement ? La réponse est un non catégorique. Le résultat le plus immédiat d’une glaciation est l’augmentation de l’albédo (réflexion), de sorte que de très forts ensoleillements ne parviennent plus à réchauffer les régions gelées de la planète. Selon les prévisions les plus optimistes, cette nouvelle glaciation peut se transformer en période interglaciaire dans environ trois mille ans.
Mais si l’on observe les formes de glaciations antérieures, une telle prévision est très optimiste. De nombreuses raisons nous font croire que la planète est dans une phase de glaciation. Beaucoup de régions près du pôle sont toujours soumises aux conditions du dernier âge glaciaire dont l’achèvement, il y a douze mille ans a permis l’évolution de l’homme et l’arrivée de la civilisation. Malgré ce réchauffement, de grandes régions habitées de notre planète retombent chaque hiver aux conditions de l’ère glaciaire. Nous n’avons toujours pas compris les facteurs : alignement des planètes, radiations solaires, activité volcanique, ou la combinaison des trois qui ont permis l’interruption de l’âge glaciaire et apporté la douceur de la période interglaciaire. Toutefois, il n’y a pas lieu de croire que cette nouvelle glaciation ne suivra pas la forme de la précédente. Sur cette base, il faut s’attendre à ce que le nouvel âge glaciaire dure environ quarante mille ans. "
Le récit bien documenté et solidement écrit insiste sur la description des effets immédiats de la glaciation, et, en suivant le voyage du Dr Stovin, met l’accent sur une nature devenue délibérément hostile. L’effet de réel est saisissant et la catastrophe généralisée fait... froid dans le dos!  A comparer avec " Blizzard " et les " Enfants de l’hiver ".


couverture du roman "le Sixième Hiver"
couverture de la première édition du roman
 
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