le Serpent de l'apocalypse - destination-armageddon

Aller au contenu

Menu principal :

le Serpent de l'apocalypse

les oeuvres > MENACES ET GUERRES NUCLEAIRES

le Serpent de l’apocalypse par Steve Alten, éd. du Rocher, 2001, 1 vol. broché, in-octavo, 463 pp. couverture illustrée par l’atelier Didier Thimonnier.   roman d’expression anglaise (USA)
1 ère  parution : 2001   titre original : Domain
invasions extraterrestres  - menaces et guerres nucléaires


Steve ALTEN

(1959-) Auteur américain de science-fiction. Doctorat en Education. Surtout connu pour sa série "Megalodon", soit la survie fictive d'un requin préhistorique géant. Peu de romans à son actif.

Michael Gabriel est complètement fou. Enfermé depuis onze ans dans la clinique du docteur Foletta, il est pris en charge par Dominique, une jeune stagiaire psychologue. Fils de l’archéologue décédé Julius Gabriel et de sa femme Maria, Michael croit que la symbolique des anciens sites mayas, toltèques ou incas, cache un secret effrayant : celui de la fin du monde, l’apocalypse devant survenir le 4 Ahau et le 8 Cumku du calendrier maya, soit le 21 décembre 2012. En compagnie de son père et d’un collègue archéologue, Pierre Borgia, il avait exploré l’ensemble des sites de Chichen Itza à Stonehenge, des inscriptions du plateau de Nazca à la grande pyramide de Chéops. Il en est arrivé à l’idée que la grande comète qui a frappé la terre et assuré l’extinction des dinosaures à la fin du Crétacé était en réalité un vaisseau spatial gigantesque dont l’écrasement a provoqué la formation de la presqu’île du Yucatan.
La trame du récit coupée par la narration du journal de Julius Gabriel montre comment les rapports entre les deux archéologues se sont détériorés. Julius a volé Maria, la fiancée de Pierre Borgia. Celui-ci ne le lui pardonnera pas et, en se lançant dans la politique, abandonne l’archéologie pour devenir Secrétaire d’Etat à la présidence des Etats-Unis non sans avoir, auparavant, ridiculisé une ultime fois Julius pour ses théories, en une séance publique. Le père de Michael ne s’en remettra jamais et mourra d’une crise cardiaque. Michael, voulant venger son père, agresse Borgia. Ce dernier le fait enfermer comme fou monomaniaque persuadé de l’existence d’une menace extraterrestre.
Autant la lecture du journal de Julius que des indices de plus en plus pertinents « qu’il se passe quelque chose » convainc Dominique de faciliter l’évasion de Michael dont elle tombe amoureuse. Libéré, Il ne perd pas de temps : il lui faut rejoindre de toute urgence le Yucatan car c’est au-dessous du plancher marin que se tapit la terrible menace du vaisseau extraterrestre encore actif, là où se concentre un vortex de lumière vert émeraude empêchant toute tentative d’approche. Parallèlement, une nappe noire d’une  pollution inconnue s’échappe de cet endroit, aborde les plages et infecte les êtres humains d’une manière incroyablement agressive et rapide. L’on y découvre l’influence d’un virus inconnu, aux effets terribles :
" D’un seul coup, un énorme flot de sang noir épais et de tissus est expulsé de sa bouche. La bile brûlante se déverse sur sa poitrine et éclabousse la visière des scaphandres de Teperman et de l’infirmière. Chaney recule de plusieurs pas. La vue de la bile noire lui soulève le cœur. Il ravale le vomi qui remonte dans sa gorge et se détourne pour essayer de se ressaisir. "
Dominique et Michael sont obligés de se cacher du docteur Foletta qui est sur leur piste. A la demande du jeune homme, le couple se rend à Chichen Itza en suivant les indications déchiffrées à partir des dessins du plateau de Nazca qui tenteraient à prouver qu’il existerait une arme permettant de contrer efficacement la menace représentée par le vaisseau. Michael, guidé par la " télépathie " d’un mystérieux "Gardien ", assumera un rôle déterminant dans cette action. Il est persuadé que le Gardien, un  extraterrestre qui le guide, grand, barbu, clair de peau, est celui que déjà les Mayas adoraient sous le nom de " Kukulcan ", leur dieu fondateur. On le mentionnerait par ailleurs dans plusieurs autres religions primitives et même dans la Genèse qui assure que des " Néphilim s’unirent aux filles des hommes ".
Ce Néphilim-Gardien  lui expliquera qu’il est à l’origine de la socialisation humaine, faisant passer l’être humain du stade tribal au stade des cités.  Il est le seul de son espèce à être resté sur terre en vue de prévenir, à l’aide de multiples indices,  les hommes de l’immense danger qui les guette le 21 décembre 2012. A cette date, la créature noire qui gît dans le vaisseau sous-marin, à travers l’alignement  d’un tunnel spatio-temporel,  sera libérée et anéantira la Terre. Cette créature, qui se présente sous la forme d’un serpent appelé Teczatipoca par les Anciens, est l’ennemi du gardien Néphilim dont il a déjà anéanti les congénères. Le vaisseau-robot resté inactif durant soixante-cinq millions d’années reprend vie. Teczatipoca envoie des drones de par le monde, des monstres ailés, qui auront pour mission,  par la fusion nucléaire, de provoquer la libération de tout le CO2 emmagasiné sur terre depuis son origine sous la forme de carbonates. Le gaz carbonique libéré transformera totalement l’atmosphère terrestre, la rendant irrespirable pour les hommes mais viable pour les extraterrestres du type Teczatipoca,  lesquels sont à la recherche d’une nouvelle planète pour s’y établir. Quant aux millions de morts provoqués par cette fusion, c’est le cadet de leurs soucis :
" L’explosion silencieuse de lumière blanche aveugle la femme d’affaires. L’allumage de l’instrument de fusion pure a généré un chaudron d’énergie plus brûlant que la surface du soleil. Janet Parker ressent une sensation de brûlure ultrabrève à l’instant où sa peau, sa graisse et son sang grillés se détachent de ses os. Une nanoseconde plus tard, son squelette se désintègre, tandis que la boule de feu déferle dans toutes les directions à la vitesse de la lumière. "
Deux de ces drones, l’un en Chine l’autre en Russie, activent les systèmes d’alerte militaire du monde entier. Les Russes sont persuadés que le coup provient des Américains et déclenchent la phase d’assaut nucléaire. Partout dans le monde,  la terreur est à son comble,  à l’origine de paniques gigantesques :
" Et le chaos régna… L’annonce qu’une guerre thermonucléaire a failli faire périr l’humanité a été accueillie avec incrédulité et soulagement, suivis par la peur et l’indignation. (…) L’indignation a rapidement débouché sur la violence. Deux jours et deux nuits durant, l’anarchie a régné sur la plus grande partie du globe. Des sièges de gouvernement ont été détruits, des installations militaires saccagées et les ambassades des Etats-Unis, de Russie et de Chine envahies. Des millions de citoyens ont marché sur leurs capitales pour exiger des changements. "
Michael est le seul à pouvoir détruire les drones ainsi que le monstre car il a été programmé génétiquement depuis l’origine par le Gardien pour être le " Hun Hunaphu ", le sanctifié, celui qui, selon les mythes mayas, tuera le dragon et fermera à nouveau la porte du ciel.  La confrontation ultime aura lieu sur le terrain du jeu de balle de Chichen Itza au moment où Teczatipoca apparaît, avec sa gueule démesurée, qui est en réalité l’entrée du vortex extraterrestre. Michael/Hun Hunaphu, grâce à l’arme du Gardien (une sorte de glaive de sacrifice maya) pénètre dans le gueule du serpent, le tue et , ce faisant, referme la porte du ciel :
" Je suis un Hunaphu, et je sais qui tu es ! D’un geste vif comme l’éclair, il plonge le couteau dans la gorge de Dominique (le monstre a emprunté les traits de sa fiancée) en lui donnant un coup de pied qui l’envoie au sol. Une substance noire suinte autour de la lame qu’il enfonce plus profondément. La créature se tortille dans les affres de l’agonie. Elle grogne, sa peau se ratatine, s’assombrit jusqu’au vermillon grillé. Le masque tombe sous les yeux de Michael. Avec un cri de guerrier, il tranche la tête du démon. "
Comme tout héros, il meurt à la Terre dans son sacrifice ultime qui permettra également la libération des autres Néphilims, compatriotes du Gardien, encore prisonniers du monstre. Quant à Dominique (la véritable), enceinte de Michael, elle mettra au monde deux jumeaux prédestinés à être des héros. La Terre revit. Les missiles nucléaires, miraculeusement désamorcés par l’arme de Hun Hunaphu, n’ont pas éclaté. Les drones redeviennent inertes. Les sociétés auront tiré la leçon des événements : rendues plus sages, elles font le ménage dans leurs gouvernants, bannissant toute utilisation de l’arme nucléaire. Pierre Borgia, parce qu’il s’est acharné sur Michael, croupira en prison jusqu’à la fin de ses jours.
Une oeuvre foisonnante, d’une imagination riche, se lisant à plusieurs niveaux et qui repose en partie sur les hypothèses d’Erich von Dänicken. L’originalité se situe dans la traduction en termes scientifiques et rationnels de mythes anciens. Le lecteur peut cependant être agacé par la personnalité floue et peu convaincante de Dominique qui oscille constamment entre le sabre et le missel, la lâcheté et la tendresse
.

couverture du roman "le Serpent de l'apocalypse"
couverture du roman dans sa première édiiton française
 
 
Retourner au contenu | Retourner au menu