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le Secret de l'atome

les oeuvres > L'ENTROPIE PROGRESSE...

le Secret de l’atome par Léopold Massiéra, Ferenczi éd., 1954, coll. « Mon Roman d’aventures » N°326, 1 fascicule de 32 pp., in-18 ème, couverture illustrée. roman d’expression française. notice bibliographique in « le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne » N°26 nov.déc.2001 (Claude Herminier)
1 ère parution : 1956
l’entropie progresse...


Léopold MASSIERA

(1920-199) Ecrivain français de science-fiction et de romans policiers. A aussi écrit sous le pseudonyme de Bill Blondy. Scénariste et feuilletonniste (le Hérisson, Coeurs Vaillants) Une grand partie de sa production se retrouve aux éditions Ferenczi et dans divers magazines de science-fiction.

Gilles Lebraud a percé le secret de l’atome. Mieux : il a inventé un appareil à visiter l’atome, une toupie qui, en diminuant de taille et animée d’une immense vélocité, l’amènera à explorer in situ le proton et l’électron d’un atome d’or contenu dans la pépite disposée sur sa table de travail. A cet effet, il a invité quelques amis pour partager son expérience qui doit, dans deux heures, le ramener parmi eux. Saisis par l’étonnement, ils observent son départ, la diminution progressive vers l’infinitésimal de la toupie, et attendent avec impatience son retour.
Lebraud réduit à l’échelle sub-atomique s’approche d’un soleil : c’est le proton. Puis, il survole une planète pareille à la Terre mais encore vierge de toute trace de vie. Il découvre même une lune, l’électron, à la surface désolée. Satisfait de pouvoir enfin prouver l’exactitude de la théorie des mondes emboîtés, il prend le chemin du retour, dans le temps imparti, impatient de raconter son aventure à ses amis. Mais il émerge dans une salle poussiéreuse et abandonnée depuis longtemps, son bureau. Un écrit, disposé à son intention, semble-t-il, explique la situation. Plus de cinq siècles se sont écoulés depuis la date de son départ. L’endroit est resté en l’état, associé à sa mémoire, et a été transformé en monument historique. Le cœur battant, Gilles Lebraud pousse la porte pour découvrir devant lui un paysage glacé et noir, un monde proche de sa fin, car le temps écoulé ne se comptait pas en siècles mais en centaines de millions d’années :
« Il sortit et un froid glacial le saisit. Le soleil était très bas ; mais sa clarté éclairait quand même les alentours. Péniblement, le savant grimpa le long d’une colline de glace. Arrivé à son sommet, il contempla les alentours. Il était en plein cœur d’un pays glacé. Aussi loin que son regard pouvait porter, il n’apercevait qu’une solitude blanche et froide où rien ne vivait. »
Il avait tout prévu sauf le paradoxe lié au temps dont la vitesse découlement différait pour lui par rapport au reste du monde.
Un petit récit bien mené et non ridicule,  basé sur le concept des « terres en réduction » et d’une vision entropique de l’univers.


couverture du fascicule "le Secret de l'atome"
couverture d'un fascicule de la collection "verte" de chez Ferenczi, et bien intéressant
 
 
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