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le Péril des hommes

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le Péril des hommes par M.A. Rayjean, Fleuve Noir éd, 1960, coll. " Anticipation ", 1 vol. broché, in-12ème, 187 pp. couverture illustrée par Brantonne. roman d’expression française. notice bibliographique in " le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N°33, 1 er  trim. 2004 critique in " Fiction " N° 77
1ère parution: 1960 .
menaces animales


Max André RAYJEAN

(1929-) Pseudonyme de Jean LOMBARD. Inspiré par la littérature populaire, Max-André (en hommage à Dazergues) entreprit une carrière de scénariste, de feuilletonniste, de romancier. Il découvrit sa voie dans le champ de la littérature populaire avec la collection "Anticipation" dont il devint un auteur attitré. Plus tard, il quitta la thématique classique de la SF pour le fantastique.


Le péril des hommes ce sont les femmes, c’est bien connu. Trois gynécologues décident de sauver l’espèce humaine. Celle-ci est condamnée, puisque, pour des raisons inconnues,  les femmes ne mettent plus au monde que des garçons. Or, sans femmes... Les années passent et nos gynécologues, pressés par l’échéance de la ménopause pour les rares femmes encore en état de concevoir, proposent un plan hardi. Il s’agit de les enlever à leurs maris respectifs, de les amener sur Cérès, un astéroïde, dans une cité parfaitement aménagée pour pratiquer sur elles des expériences de parthénogenèse, actions de la dernière chance. Celles-ci échouent également. Nos gynécologues, découragés, passent la main à leurs fils, gynécologues, eux aussi (C’est une vocation familiale !):
" Clider, Nitosh et Horray avaient chacun un fils, John, Mac et François. Ces derniers, après de brillantes études dans les universités de Londres, de Washington et de Paris, suivaient les traces de leurs pères. Tous trois avaient déjà atteint la trentaine. Mac étant l’aîné, que déjà, ils étaient célèbres dans le monde. Il est vrai qu’ils avaient de qui tenir!  Un jour, se jugeant trop vieux, leurs parents décidèrent de passer le relais à leurs fils. Ceux-ci débarquèrent donc un beau matin sur Cérès. Les trois jeunes docteurs présentaient des visages énergiques et ils étaient décidés à tenter quelque chose. "
Voilà où en sont les choses lorsque nos jeunes savants se font kidnapper par un vaisseau spatial qui les emmène sur une lointaine planète, Méphyr, dans le système de Procyon. Les Méphyriens sont des êtres protéiformes dont la passion est de se calquer au physique et au mental sur des êtres plus évolués  afin de pouvoir progresser eux-mêmes. Or, merveille troublante, les terriens représentent pour les Méphyriens le sommet de l’évolution. Composée d’une seule cellule, Naru,  l’un des chefs méphyriens est volontaire. Il se transforme physiquement en terrien.
Nos amis vont-ils le laisser faire? Un plan extraordinaire jaillit dans leurs esprits. Si les Méphyriens sont capables de devenir terriens pourquoi ne soumettraient-ils pas Xys, leur gardien, à la métamorphose en le transformant en... femme nubile? L’expérience est ardue, mais ils n’hésitent pas un seul instant: estourbissant Xys, ils reprogramment la machine des Méphyriens:
" Rook ne se lassait pas d’admirer Xyse sous tous ses angles. Il hochait sans cesse la tête, admiratif: - Une perfection! gloussa-t-il . Je n’aurais jamais cru qu’il fût possible de créer un être aussi ressemblant. Une vraie femme, et qui me ressemble! Nitosh tapota l’épaule du capitaine: -Il faut habiter Méphyr pour parvenir à un tel résultat! Quand je pense que les aïeux de Xyse étaient de vulgaires paquets de gélatine, et que maintenant... "
Et Xys devint Xyse, une merveilleuse femelle humaine apte à procréer (cela se vérifiera très facilement) et de plus épousant le parti des Terriens. Elle les aide à fuir les Méphyriens: direction la Terre. Enceinte des oeuvres de l’un des gynécologues (le Français), Xyse fera l’admiration des habitants de la terre. Un bébé femelle naîtra d’elle parfaitement constitué. L’espérance est donc revenue, mais fragile, car cela ne suffira vraisemblablement pas à enrayer la disparition de l’espèce humaine. Or, oyez le nouveau miracle: l’arrivée d’un deuxième vaisseau méphyrien qui annonce que l’ensemble des habitants de Procyon, convaincus de l’excellence de l’enveloppe humaine, et encore plus de celle de la femme, sont prêts à se transformer en de sincères et loyales épouses pour les Terriens. Un triple ban pour nos trois gynécologues qui ont réussi à sortir le genre humain de l’impasse!
Un récit de bric et de broc, à l’intrigue décousue, aux invraisemblances majeures, avec des marionnettes à la place des personnages, bref un florilège de tout ce qu’il faut réunir pour constituer un mauvais roman et discréditer le genre. Heureusement, il reste les couvertures de Brantonne...


couverture du roman "le Péril des hommes"
couverture du roman illustré par Brantonne dans la collection "Anticipation"
 
 
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