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le Mystère de la nuit sans lune

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le Mystère de la nuit sans lune par Chistiane Fournier, éd. S.F.E.P.I., 1941, coll. " Œil-de-faucon ", N°10 fascicule broché, in-18 ème , 62pp. couverture illustrée. nouvelle d’expression française. notice bibliographique in " le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N°34, sept.  2004.
1 ère  parution : 1941
menaces cosmiques

Christiane FOURNIER

Quasiment aucune référence à propos de cet auteur. S'agit-il de Christiane Fournier ( romancière, reporter et journaliste, spécialiste de l'Asie, féministe et directrice de "la nouvelle revue indochinoise"? ) Le débat reste ouvert.

Franz, jeune homme d’une vingtaine d’années, parcourt les gorges du Verdon, une région qu’il affectionne, avec son ami Claude. Le soir venu, celui-ci disparaît alors que Franz , par hasard, découvre dans une cavité située sous un gros rocher un manuscrit en latin. Il s’agit d’une prophétie de l’illustre physicien Gassendi. Celui-ci prédit pour l’année 1954 (nous sommes en 1952) des bouleversements cataclysmiques sur la terre. Selon lui, la lune éclatera subitement en morceaux par l’activité  des taches solaires , ce qui ne sera pas sans influence sur notre globe : " Luna in permultos satteles distrahetur  (La lune se divisera en multiples fragments.) "
Franz prend cette histoire très à cœur et confie le manuscrit à Nadège sa petite amie en lui faisant jurer de garder le secret. Mal lui en prend. Le lendemain, elle l’a déjà trahi en remettant le document entre les mains de Claude qui disparaît au Japon (!) emportant l’ultime preuve du cataclysme annoncé. Franz fait ce qu’il peut pour prévenir ses semblables. Il demande audience à l’Académie des Sciences à Paris et se fait proprement éjecter. Les gens de sa région le prennent pour un fou. Nadège même, sa tendre petite amie, le bat froid. Désespéré, il erre dans la montagne pour retrouver une preuve de ce qu’il annonce partout à corps et à cris. Rien n’y fait.  Si ce n’est qu’à l’heure dite, la lune disparaît du ciel et que tombent des bolides sur la terre. Les conséquences de la catastrophe sont terribles : la pesanteur augmente et surtout l’oxygène de l’air se raréfie. Les cardiaques, les vieillards, les enfants, les gens faibles meurent asphyxiés.
Nadège , la pâle petite amie chlorotique de Franz, atteinte par le mal, fait amende honorable et regrette ses agissements. Pas bégueule, Franz l’installe sous une tente à oxygène, car, lui au moins avait prévu le manque d’oxygène. Claude, le grand absent du récit, lui renvoie d’urgence le manuscrit volé à partir du Japon. Que faire ? Les ouvriers et habitants de la Provence accordent unanimement leur confiance à Franz (n’avait-il pas pressenti l’événement avec justesse ?) quand celui-ci leur indique un moyen susceptible de les sauver.  Grâce à de l’eau jetée sur un bolide lunaire, il arrive à en extraire un corps radioactif, le lunarium, qui aura la propriété de régénérer l’oxygène terrestre. Hourrah ! le monde est sauvé ! Des fragments de bolide serviront de par le monde à réanimer toutes les populations qui se sentaient déjà condamnées. Franz, marié à Nadège (à sa place, on aurait hésité), sera adulé et riche mais n’aura pour toute ambition que de continuer ses chères expériences de chimie dans sa chère vallée de Haute Provence.
Une nouvelle gentillette qui n’a pas peur de friser le ridicule ni " l‘héneaurme ", dans la tradition des opuscules pour adolescents de l’immédiate après-guerre


couverture du roman "le Mystère de la nuit sans lune"
couverture de ce fascicule dans la collection "Oeil de Faucon"
 
 
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