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le Microbe X

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Le Microbe X par Ladislaus Ferencz, Edimco S.A., 1946, coll. « O.K. «  N°66, 1 fasc. agraffé,  in-12 ème, 18pp. couverture illustré. nouvelle d’expression française
1ère parution : 1946
épidémies

Ladislaus FRENCZ

(1912-1968) Pseudonyme de Louis Charles PATRIS; Ecrivain et critique de cinéma belge. Ecrit dans le champ de la littérature populaire: récits de guerre, policiers et... science-fiction. Travaille pour Radio-Bruxelles (germanophile) Fait partie des auteurs accusés de collaboration. Disparaît à la libération sous une foule de pseudonymes dans le contexte de  l'édition enfantine. (réf: le site" BDFI Forums")

Peu de temps après la deuxième guerre mondiale, grâce à la S.D.N., l’Europe resurgit de ses ruines. Raoul Sizeran, ingénieur français à la C.E.F.F. (Compagnie Européenne de Fonçage et de Forage), avec son compagnon, le Belge Bert Van Lindhout et le contremaître polonais Franz Lydik, roulait vers sa destination en Hongrie, dans la vallée de la Tisa, un affluent du Danube. Le premier, heureux d’intervenir sur le terrain européen. Le second, encore jeune, pensant sans arrêt à sa « Moeder » (sa mère) restée à Bruxelles. Le troisième enfin, content de vivre, à condition qu’il puisse tirer sur sa pipe de façon continue.
Soudain un choc d’une grande violence déporta le car, évitant l’accident mortel d’extrême justesse. Un événement improbable venait de se produire, un météore de quelques centaines de kilogrammes s’était abattu non loin d’eux. Revenus de leur surprise, les trois compagnons allèrent contempler l’objet extraterrestre encore brûlant, qu’ils soupçonnaient être radioactif. Ils pensèrent immédiatement à faire mettre en place un cordon de sécurité en avertissant les autorités du village proche de Torbagy. Cette réaction rapide ne put pourtant empêcher deux jeunes, Emeric et Ida de s’approprier en secret un fragment du météore.
Pendant que Sizeran se propose d’envoyer un échantillon de la roche  pour analyse à son ami américain Edward-Boy Lister, à Vienne,  Les autorités hongroises dépêchent sur les lieux des militaires encerclant le village par un cordon sanitaire infranchissable. Mais il est déjà trop tard. Emeric et Ida, le soir venu, sont dans un piteux état :
« Sur un lit sommaire, deux petites formes que la lampe illumina crûment. Sizeran éprouva une stupeur affreuse. Ce garçonnet… cette fillette… Comment dire ? Ils faisaient penser à ces momies égyptiennes qu’après tant de siècles, on retire des pyramides, et qui ne sont plus que la caricature d’êtres humains. Les yeux étaient creusés, la chair s’affaissait sur les os. Une respiration haletante et sourde s’échappait d’entre des lèvres aussi grises que si elles avaient été modelées dans la poussière du chemin. »
Quelques heures après, les parents des deux enfants décèdent à leur tour. Le fragment de météorite était le siège d’une contamination mortelle, foudroyante et mystérieuse, responsable de la maladie que l’on baptisa « maladie du squelette mou », sans doute d’origine microbienne. Comment faire pour acheminer un fragment vers Vienne sans être bloqué par les autorités ? Les trois hommes eurent une idée. Pendant que le Français se chargerait de voler le fragment déposé dans la maison des infectés, le Belge négocia avec les journalistes présents leur évacuation en échange des photos du météore. Grâce aux poings du solide contremaître qui neutralisèrent les sentinelles, les trois compagnons purent s’envoler vers Vienne avec le précieux fragment.
Dans son laboratoire,Edward-Boy prouva, qu’effectivement, le facteur de transmission du mal était ce fameux « Microbe X ». Il découvrit, de justesse, un antidote avant qu’un espion infiltré ne mette la main sur l’échantillon pour que son pays puisse créer, à partir de celui-là, une arme bactériologique susceptible de contaminer la planète. Ce péril écarté – l’espion étant abattu sine die - , le chimiste donna des ordres pour que le météore soit désintégré par la toute nouvelle arme atomique, rien ne devant subsister qui pourrait remettre en question la paix dans le monde.
Un récit d’un fascicule populaire, écrit en lettres si fines qu’il faut une loupe pour le déchiffrer, chantre de la réconciliation européenne. La brièveté du récit ne permit pas à l’auteur de développer des idées, souvent intéressantes, pour que la lecture en soit suffisamment prenante.


couverture du fascicule "le Microbe X"
un fascicule difficile à trouver (en plus il faut une loupe pour lire le texte)
 
 
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