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le Maestro de Babylone

les oeuvres > LE DERNIER HOMME

le Maestro de Babylone par Edgar Pangborn , in "Apothéoses, Apocalypses et Retours à zéro", anthologie, Marginal N°7 , Opta éd. , 1975, 1 vol. broché ,  in-12ème 217 pp. nouvelle d’expression anglaise (USA)
1ère parution: 1954   titre original: the Music master of Babylon
le dernier homme - menaces climatiques


Edgar PANGBORN

(1909-1975) Ecrivain américain de SF. Fréquenta la Brooklyn School, puis Harvard. Etudia la musique. Se dirigea vers l'écriture (nouvelles policières) dans les pulps, sans grand succès au départ. Puis participa des revues plus prestigieuses telles que Galaxy ou Ellery Queen's magazine. Vers la dernière partie de sa vie, se mit à la peinture Considéré comme un auteur mineur dans le genre.

Nous sommes en 2080. Le Maestro de Babylone est un très vieil homme de quatre vingt seize ans qui s’appelle Brian. Il est le dernier - du moins le pense-t-il - survivant  d’une guerre " de Sécession " qui a affecté les USA et provoqué des changements climatiques avec une montée lente de l’eau. Ancien musicien, joueur de piano, il vit  à New York, en homme primitif, ayant élu domicile dans ce qu’il appelle " le Musée " et " le Temple de la musique ". Il s’agit de deux pièces dans lesquelles il a rassemblé tous les instruments de musique qu’il a pu sauver, ainsi que des chefs-d’oeuvre picturaux et plastiques, notamment une statuette d’art primitif, qu’il aime par-dessus tout.
Son obsession est de jouer à la perfection une oeuvre d’un compositeur du passé, Andrew Carr,  sur son piano Steinway. Il s’y essaye à de nombreuses reprises mais il lui manque l’auditoire approprié.  Vivant en sauvage, sale et dégingandé, il se laisse aller à une primitivité qui lui fait regretter davantage la civilisation perdue. Une nuit, il perçoit le rougeoiement d’un feu, et, tout énervé, en déduit que c’est l’oeuvre d’autres êtres humains. La rencontre se fera avec Jonason et Paula, un très jeune couple qui est à la recherche " d’un vieux qui sait ", afin qu’il puisse les marier :
" le garçon dit: Nous avons besoin de vieillards. Les autres sont morts. Celui qui nous disait de l’appeler Jonas nous conseillait de ne pas nous guider d’après le sentier du soleil lorsque nous naviguions pendant de longs jours, mais de garder toujours la terre à bâbord. Nous avons besoin de vieillards pour parler de... pour parler... Le Vieil Homme est-il en colère? "

Brian se rend compte que quelque chose va de travers. Les jeunes sont méfiants, la communication difficile. Leur culture est étrangère à celle de Brian et ils manifestent une terreur religieuse absolue en sa présence. N’importe, Brian a trouvé son public. Très lentement, pour ne pas les effaroucher, il leur propose de leur faire entendre de la musique, ce qu’ils ne comprennent pas. S’installant à son Steinway, il joue le concerto d’Andrew Carr comme jamais il ne l’avait joué. Ses deux auditeurs, frappés de stupeur, s’enfuient et se livrent dans la salle de Musique à des rythmes barbares à l’aide d’instruments de percussion.
A l’arrivée de Brian,  ils détalent à nouveau en emportant sa petite statuette car ils le prennent pour un démon maléfique. Le vieil homme, qui ne veut plus rester seul, tente de les suivre avec son canoë, le long de l’Hudson. Plus vigoureux que lui, ils le distancent. Dépité, en colère, Brian leur lance sa pagaie, geste dérisoire  qui scelle sa mort,  puisqu’ entraîné par le courant et ne sachant  nager, il débouche en pleine mer...
Une nouvelle présentant le thème du dernier homme sous l’angle de l’obsession artistique. La communication est rompue entre l’Ancien et le Nouveau et le héros meurt sans regrets ayant parachevé son oeuvre musicale.


couverture de l'anthologie, revue "Marginal' N°7
couverture de la revue Marginal N°7: "Apothéoses, Apocalypses et reoturs à zéro"
 
 
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