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le Fer qui meurt

les oeuvres > DISETTE D'ELEMENTS

le Fer qui meurt par Raoul Bigot, pp.421-428, in "Lectures pour Tous ", Hachette et Cie éd., 15 décembre 1918. nouvelle d’expression française (inédite). notice bibliographique in " Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " 24 bis sd. (2000)
1 ère  parution : 1918
disette d’éléments

Raoul BIGOT
(aucune référence)

Le lieutenant Jacques, dans sa tranchée, entrevoit, en tant que scientifique, une solution radicale pour mettre l’Allemagne à genoux. Il s’en ouvre aux seuls Président du Conseil et au Généralissime du commandement des forces françaises. Au jour dit, le plan préconisé fut appliqué : une mystérieuse épidémie d’origine électrique infecta le fer qui devint mou, puis tomba en poussière :
" Il s’arrêta devant un train chargé de munitions et contempla de gros obus qui gisaient pêle-mêle. Du bout de sa canne, il frappa l’un d’eux et s’arrêta stupide. " Voyons ! il rêvait, ce n’était pas possible ! ". Et il renouvela l’expérience : sa canne était entrée dans l’obus ; sous le faible choc, le magnifique acier des usines allemandes s’était éparpillé, laissant voir à nu l’explosif redoutable. Machinalement il recommença et chaque fois son bâton désagrégea un de ces obus dont il était si fier.
Comme sous l’effet d’une hallucination, il frappa alors à coups redoublés, espérant enfin entendre le son métallique que rendaient d’ordinaire ces gros bijoux de mort que seule l’Allemagne avait su préparer d’avance ; mais il ne rencontrait que des corps mous, que des enveloppes friables qui s’émiettaient et laissaient voir à nu leur hideuse âme jaune ! Alors, pris de vertige, il s’enfuit mais il n’alla pas bien loin ! "
A partir du front, l’épidémie emprunta les voies du chemin de fer en paralysant totalement la circulation des ennemis de la France. Puis, elle gagna l’arrière, où rien ni personne ne fut épargné. Les canalisations de gaz, les usines d’armements, le matériel maritime, l’industrie, tout subit la "pourriture du fer ", provoquant de gigantesques incendies dans toutes les villes allemandes. En quelques jours, l’Allemagne à genoux, implora grâce. Le lieutenant Jacques aurait pu être légitimement fier de son " virus électrique " si cela n’avait été un… rêve !
Une nouvelle à comparer avec " la Mort du fer " de Held. Elle rappellera également le traitement réservé par Franquin au fer  par les bombes de " Métomol " dans " Z comme Zorglub ", de la série des " Spirou et Fantasio ".


Couverture de la revue "Lectures pour Tous"  de 1918 contenant la nouvelle 'le Fer qui meurt"
couverture de la revue "Je sais Tout" contenant cette nouvelle
 
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