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le Dernier jour du monde

les oeuvres > FINS DU MONDE, FINS DE L'HUMANITE

le Dernier jour du monde par Franz Hellens, pp. 11-26, in " le Dernier jour du monde, nouvelles fantastiques ", Belfond éd. 1967, 1 vol. broché, in-12 ème , 169 pp. couverture muette, nouvelle d’expression française (Belgique). notice bibliographique in " le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N°32, sept. Oct. 2003
1 ère  parution : 1967

fins du monde, fins de l'humanité


Franz HELLENS

(1881-1972) Belge. De son vrai nom Frédéric Van ERMENGEN. Romancier, poète, essayiste, critique d'art. L'un des plus fameux représentants de la littérature fantastique belge. Animateur de la revue "le Disque Vert".

" On a reçu, ce soir, à l’Hôtel de Ville, par communication télégraphique, l’annonce que tous les hommes de cette ville mourraient à minuit précise. De cette ville ? Peut-être du monde entier. "
Le maire prend la décision de rassembler l’ensemble des citoyens de la ville dans les églises, les salles de théâtre, pour les protéger d’une hypothétique explosion atomique. Les gens s’y rendent, ainsi que le narrateur, sous la conduite de la gendarmerie. Chacun, dans l’attente des douze coups de minuit, exprime ses angoisses ou ses fantasmes à sa façon. Les avares comptent leurs billets, les jeunes filles lisent leur livre, les amoureux s’aiment, les rationalistes se livrent à des calculs compliqués, les philosophes rêvent. Tous ces actes sont faits religieusement, avec intensité, avec une ferveur aiguisée par l’idée du " dernier moment " :
" Ainsi va l’humanité aux heures les plus graves du destin, au bord même de l’abîme où le sort va l’entraîner et l’engloutir à jamais. L’habitude règne en maîtresse sur le monde, l’homme ne changera pas d’une coudée, d’un pouce, quand bien même le temps qui lui restera à vivre ne se comptera plus que par minutes et secondes. Les inimitiés mêmes subsisteront jusqu’au dernier moment ".

Alors que les coups de minuit s’égrènent dans la nuit, les gens, haletants,  retiennent leur souffle. Le délai dépassé sans que rien ne se produise les délivre du sortilège en une sorte d’orgasme collectif, puis l’apaisement s’installe pendant que le coq chante. Et la vie reprend son cours habituel.
Une petite nouvelle toute intérieure et frémissante de vie qui concentre en peu de mots les " non-dits " d’une situation limite.


couverture du recueil "le dernier jour du monde"
couverture muette d'un recueil de nouvelles fantastiques
 
 
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