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le Déluge de feu

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Le Déluge de Feu par Victor Forbin, pp.459/460 in « le Journal des Voyages »  N°365, du 29 novembre 1903, (N° 1377 de la collection), hebdomadaire in-quarto, 16pp. nouvelle d’expression française
1 ère parution : 1903
menaces cosmiques


Victor FORBIN

(1864-1947) Ecrivain français et vulgarisateur scientifique. Créa un petit cercle littéraire. Un séjour en Colombie et plusieurs voyages au Canada. Ecrivit pour la plupart des journaux scientifiques du temps (le Journal des Voyages, la Revue des deux mondes, Je Sais Tout, Sciences et Voyages, Nature, etc.)

Une comète rouge apparaît dans la constellation du Drapeau, se dirigeant vers le soleil qu’elle percutera. L’information en est transmise au monde par l’observatoire de l’Himalaya. Le professeur Barret envisage le pire car la chute de la comète dans le soleil pourrait dramatiquement modifier la température et menacer la terre en détruisant toute vie organisée.  Les scientifiques se réfugient  dans les caves et souterrains de l’Ecole de Physique tout en prévenant les peuples qu’ils auraient à assurer leur survie et prévoir des refuges ainsi que des vêtements adaptés à la situation. Un scepticisme universel accueillera ces paroles.
Lors de la date de la collision, le 12 décembre, le soleil brillant d’abord au-dessus du continent américain, des nouvelles alarmantes proviennent des USA : toutes les villes américaines sont en proie à une tempête de feu qui gagne inexorablement. En Europe, les préparatifs fébriles de la nuit cessent dès le matin, avec l’augmentation infernale de la température. Le soir d’avant, le soleil avait décuplé son volume et une immense aurore boréale brillait dans le ciel terrestre. La comète, au centre du soleil, s’était transformée en une bombe de gaz enflammé qui, par une explosion colossale, projeta des jets de flammes sur toute l’étendue du système solaire.
Partout, dans le monde, les signes de la folie des hommes se multiplièrent. A 3 heures du matin, des jets de flammes immenses illuminaient le ciel ; à huit heures, Paris s’embrase;  à 11 heures notre capitale :
« n’était plus qu’un lac de feu, au-dessus duquel, semblables à de gigantesques torches, flambaient les charpentes des églises et des clochers. Seule, devant cette épouvantable catastrophe, l’Arc de triomphe et la Tour Eiffel demeuraient encore debout.
Des milliards d’êtres humains qui peuplaient la veille la surface de la terre, il ne restait plus que quelques familles, enfouies dans un souterrain de Sèvres, et qui repeupleraient la terre après ce déluge de feu , comme la famille de Noé selon le récit biblique, l’avait fait jadis, après le déluge d’eau. »
Cette courte nouvelle fut traduite et condensée, de l’avis même de son auteur, à partir d’un texte conjectural du savant américain, Simon Newcomb.


le Déluge de feu, Victor Forbin, journal des voyages
couverture du journal avec cette magnifique illustration du "Déluge de feu"
 
 
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