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la Toussaint blanche

les oeuvres > MENACES IDEOLOGIQUES

la Toussaint Blanche par Philippe Gautier, La Librairie Française éd., 1984, 1 vol. broché in-12 ème , 250 pp. couverture muette.  roman d’expression française
1ère  parution : 1984
péril jaune et guerre des racesmenaces idéologiques

Philippe GAUTIER

(1934-) Ecrivain et essayiste français de sensibilité d'extrême-droite. Des romans de politique-fiction et des essais sur la "germanophobie"

De 1994 à 2000, la France est en danger de disparition. A travers l’influence des groupes de pression anti-racistes, tels que ceux de l’AIR (Association internationale contre le Racisme) animé par Raphaël Blumenfeld, appuyé par la SITIF (Syndicat International des Travailleurs Immigrés en France), avec l’assentiment des intellectuels de gauche, la compromission de tous les médias, l’action continuelle en faveur des minorités ethniques de la part du gouvernement Mitandier, les portes de l’immigration sont largement ouvertes à tout ressortissant du Maghreb ou d’Afrique noire. L’avortement est encouragé, toute contestation, la plus futile soit-elle, est immédiatement mise sur le compte de comportements racistes :
«21 mars 1995, le printemps pointait. Il était 19h 59, l’émission « les Français devant la masturbation », animée par la sexologue Rachelle Bensaïd, maître de conférence à l’université de sexologie Wilhelm Reich de Nanterre, venait de se terminer. On entendit les premiers accents ralentis de la carmagnole, par laquelle le Président Timandier aimait à se faire annoncer. L’écran s’imprima du traditionnel « le Président de la République vous parle » et, bientôt, apparut le visage de Timandier que l’on comprit, aux clignotements de ses yeux, fort ému. »
En cette France du changement, le récit relate la trajectoire de vie de Vincent Fournier, jeune Français orthodoxe et sa prise de conscience progressive du danger ethnique. C’est par lui que le scandale arrive : ayant fait paraître une annonce matrimoniale dans laquelle il se disait à la recherche d’une âme-sœur « distinguée, blonde aux yeux bleus et européenne », l’AIR, en la personne de Blumenfeld, crée de ce fait-divers un exemple. Par une publicité tapageuse, attaqué devant la justice pour délit raciste, Vincent est lourdement condamné :
« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort…déclare Vincent Fournier coupable du délit de discrimination publique envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance, de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, à une race ou à une religion déterminée (… )Condamne : Fournier Vincent à la peine de deux ans de prison avec sursis et à dix mille francs d’amende. Le condamne : A payer à l’Association Internationale contre le racisme, reconnue d’utilité publique, la somme de : un franc à titre de dommages et intérêts. Ordonne la publication du présent jugement dans le prochain numéro de « Femmes de Demain ». Ordonne la publication du présent jugement par extrait dans six journaux ou périodiques français au choix de la partie civile. Condamne enfin Fournier Vincent en tous dépens du présent jugement…
Il se revoyait bien encore devant le tribunal rendant le jugement final « Condamne Fournier Vincent à la peine de deux ans de prison avec sursis et dix mille francs d’amende… » et les hystériques à la sortie du tribunal qui applaudissaient la décision, hurlaient, le huaient, le sifflaient… et scandaient : « raciste, fasciste, salaud, le peuple aura ta peau ! »…
Il perdra son travail, restera au chômage ; sa jeune épouse (qu’il a finalement trouvée) enceinte vivra de plus en plus difficilement dans une capitale inter-ethnique. Alors que l’union franco-maghrébine se renforce par la décision du président Mitandier de faire de la France une terre d’asile pour tous les Palestiniens –décision applaudie par les Juifs autant que les Arabes- la sociologie urbaine se modifie : des migrations de population auront lieu de l’est vers l’Ouest de la capitale. Contrairement aux lénifiantes annonces officielles, les tensions racistes se font de plus en plus fortes, mais toujours aussi sévèrement réprimées.
Vincent, à qui son ami Georges a définitivement ouvert les yeux sur le danger que court la France, devient (comme chômeur il a du temps à revendre) messager à Paris de groupes européens dissidents. La situation du pays empire à un point tel que Mitandier fera appel, dans le cadre de l’amitié franco-maghrébine, à l’intervention, sur le territoire français, d’un contingent militaire marocain qui aura une tâche de maintien de l’ordre, d’abord dans la région de Marseille, agitée par des émeutes sanglantes, puis à Paris. Un incident entre deux communautés (noire et maghrébine) met le feu aux poudres. Alors que Paris est bouclé pour éviter la fuite des autochtones blancs vers la Normandie et la Bretagne, les quartiers Est sont contrôlés par l’armée du général Ali. Les émeutes ne s’arrêtent pas pour autant. Mitandier étant en voyage culturel chez ses amis africains, les rues, les monuments, les bâtiments officiels de la capitale sont incendiés :
« Il était plus d’une heure de matin, lorsqu’il avait pu atteindre, se frayant difficilement un chemin au milieu d’une foule compacte de badauds, les abords de la place de Clichy. La foule regardait, livide et atterrée, sans ne presque rien voir, la place remplie de policiers et de CRS l’arme au pied, qui attendaient vraisemblablement des ordres. Continuellement des flics repoussaient une foule compacte, venant des rues adjacentes, qui, semblable aux vagues sur un rivage, se jetait en va-et-vient contre eux. D’autres essayaient, tant bien que mal, de maintenir libre un vague chenal permettant aux voitures de police ou de pompiers d’aller et venir. Des lueurs d’incendie, venant de la droite, éclairaient lugubrement cette nuit profonde et triste de décembre. »
Les opposants « racistes », dont Georges et Vincent, seront arrêtés et mis dans des camps de détention. L’économie de la France s’anémie. Les régions-frontière quoique sévèrement contrôlées, dérivent vers l’autonomie :
« La fermeture des frontières était donc loin de faire l’unanimité au sein de la piétaille démocratique. A Paris, l’affaire passait car on avait d’autres soucis immédiats, mais dans les régions frontalières, de véritables jacqueries avaient éclaté un peu partout. En Alsace, Strasbourg était pratiquement en état de sécession. A Chambéry et à Annecy, des manifestations spontanées et violentes s’étaient déroulées devant les préfectures et des CRS avaient été envoyés d’urgence en renfort. A la frontière franco-belge, de Roubaix à Charleville, des foules manifestaient leur attachement à l’amitié franco-belge, de part et d’autre de la frontière. »
Vincent, enfin libéré, se hâte de rejoindre au péril de sa vie sa femme et ses amis en Vendée où subsiste la dernière enclave de la France libre et européenne. Là, avec la population et les forces de police dissidentes, il participe comme résistant à l’invasion à des coups de force contre l’armée maghrébine dont les interventions sont constamment approuvées par les thuriféraires médiatiques du régime «socialo-libéral ou libéral socialiste » en place :
« Normandie : meurtrière embuscade ce matin à l’aube. Un convoi des forces de l’ordre appartenant à l’armée maghrébine a été sérieusement accroché, à Pont-Douilly. Après avoir fait sauter le pont, alors qu’un important convoi se dirigeant vers Cherbourg venait de le franchir, une bande rebelle estimée à trois cents hommes, a attaqué le convoi aux fusils lance-grenades et aux armes automatiques. Une vingtaine de camions ont été détruits. Les forces de l’ordre auraient éprouvé de lourdes pertes estimées à une cinquantaine de tués et blessés. Malgré l’intervention immédiate de l’aviation alliée, qui a réussi à mettre hors de combat une vingtaine de rebelles, la bande a pu décrocher. Une vaste opération de ratissage se déroule en ce moment dans la région, afin de la retrouver. »
Malgré les efforts des héroïques résistants, l’Ouest est progressivement envahi. Déjà Blumenfeld, qui a su se garder des excès de la capitale, prend la direction de l’antenne régionale de l’AIR en Normandie pour y dénoncer « les inqualifiables atteintes racistes ».
La « Toussaint blanche », pourrait apparaître comme le récit romancé des  craintes du Front National et pousse la vision à son terme ultime : le démembrement et la dissolution d’une France «ethniquement pure, et de ses valeurs, au profit d’un « Universalisme » menteur. Le récit, enlevé et intéressant au plan sociologique est hélas ! desservi, à certains endroits, par un style approximatif et fautif. Roman à comparer à l’oeuvre de René Sédillot : « la France de Babel-Welche ».


couverture du roman "la Toussaint blanche"
couverture muette pour ce roman
 
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