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la Terreur psy

les oeuvres > MENACES IDEOLOGIQUES

Terreur Psy par André Caroff, Ed. Fleuve Noir éd., 1982, coll. " Anticipation " N°1161, 1 vol. broché, in-12 ème , 187 pp. couverture illustrée, roman d’expression française
1 ère  parution : 1982
menaces idéologiques


André CAROFF

(1924-2009) De son vrai nom André CARPOUZIS. Ecrivain français. Genres: science-fiction (Anticipation), policiers (Spécial-Police), fantastique (Angoisse). Auteur-phare du Fleuve Noir. Avant d'écrire a exercé diverses professions alimentaires (coursier, commercial chauffeur de taxi). A produit plus de 60 romans et des séries remarquées (Madame Atomos). Une écriture souvent rapide et des intrigues relâchées caractérisent parfois son style.


En voilà un beau conte ! Bien avant 2075 aux Etats-Unis, la surpopulation a progressé à un point tel, que les gens s’écrasent les uns contre les autres. Dans le monde entier, les cités sont calquées sur le même modèle : il y a les V.B. (Villes Basses) et les V.H. (Villes Hautes). Dans la V.B. s’entassent les pauvres dans des conditions de vie inimaginables. Dans les V.H. se prélassent les riches, les "Résidents", protégés par des murs et des miliciens privés. Young Leyland, un flic pauvre de la V.B., travaille sur un meurtre commis par un Résident.
Conjointement, se détraquent tous les rapports sociaux dans la V.B. Les gens sont d’une intense agressivité les uns entre les autres, les "crânes verts", sortes de punks, s’emploient à éliminer tous les policiers. Le manque de nourriture, les cadavres partout répandus encouragent au cannibalisme. Young,  soutenu par son chef Jefferson, apprend de la bouche d’Etta Hubell, la fille révoltée d’un grand patron Résident, que tous ces événements sont intentionnellement provoqués par les riches qui souhaitent éliminer les pauvres par l’intermédiaire de " rayons psy " en un génocide massif. En construisant un émetteur qui arrose la V.B., en disposant des relais dans le monde entier, la V.H. fait régner la "terreur psy." Young, aidé par Etta qui a honte de sa classe, parvient, avec des moyens extrêmes et au terme d’une cavale qui manque de le mener sur la chaise électrique, à faire sauter l’émetteur maléfique. Les riches Résidents "sous induction", meurent tous par une espèce de choc en retour – et ceci sur toute la planète. Les pauvres des V.B., un milliard de morts plus tard, reprennent leurs esprits en comprenant à quel point ils ont été manipulés.
Young Leyland honoré comme sauveur de l’humanité, fait don de tous ses biens aux pauvres, alors que sur terre, il n’y a plus de riches. C’est bien fait pour eux : ils n’avaient qu’à laisser les pauvres tranquilles :
" Les Résidents étaient tous riches. Ils vivaient littéralement en cercle fermé, avaient les meilleurs produits alimentaires, les meilleurs vêtements, le meilleur matériel, de l’éducation, heureux d’avoir tout ça mais, en vérité, n’ont éprouvé qu’une peur panique lorsque la démographie galopante de notre planète leur a fait comprendre qu’ils devaient un jour partager leurs richesses. Je ne veux pas être riche et notre nouvelle Société devrait faire en sorte de supprimer les Riches ! La richesse est une mauvaise habitude, une espèce de maladie qui annihile les sentiments humains et qui incite l’homme à devenir un loup pour l’homme. "
Un petit texte bien mené pour sa partie policière, et bourré de bons sentiments qui tordent le cou à la "lutte des classes". Récit féerique qui fait bien regretter que la vie réelle soit si compliquée !


couverture du roman "Terreur psy"
couverture de ce roman paru au "Fleuve Noir"
 
 
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