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la Terre endormie

les oeuvres > LA CITE FOUDROYEE

la Terre endormie par Arcadius, Hachette éd., 1961, coll. "Le Rayon fantastique ",  N°81, 1 vol. broché, in-12ème,  247 pp. couverture illustrée par Forest. roman d’expression française. critique in « Fiction » N°95
1ère parution: 1961
menaces végétales - la cité foudroyée

ARCADIUS

(1932-) Pseudonyme de Marcel Alain HILLERET. Ecrivain français de science-fiction. Journaliste (Paris-Presse, Continent, Télé 7 jours)  Influencé par Wells et Pawloski. A édité deux romans au "Rayon fantastique", ainsi que quelques  nouvelles (réf: "le Grandiose avenir - anthologie, Seghers)

Mathias , le chef tout puissant, a crée une formidable organisation sur une île retirée où il met au point " la bombe verte ", un rayon capable d’endormir le monde entier en le plongeant en léthargie. Richard Sardain et Albane, la journaliste enlevée, se retrouvent au pouvoir de Mathias qui manipule leur inconscient durant leur sommeil. C’est Ming (comme chez Flash Gordon), autre scientifique prisonnier, qui, devenu fou, fera exploser la bombe verte, plongeant le monde entier dans le sommeil. Les seuls êtres réveillés au monde resteront le groupe des ravisseurs. Ceux-ci, sous la conduite de Mathias, fuient leur île et s’installent à Paris, une  ville qui semble tout droit issue du conte de la Belle au Bois dormant:
"A la hauteur du pont d’léna, ils s’arrêtèrent devant un spectacle extraordinaire. Un car étranger de luxe était stationné devant le trottoir. Les touristes avaient été figés à l’instant même où ils sortaient à descendre. Dans le couloir, deux ou trois personnes s’apprêtaient à descendre. L’un d’eux, ayant perdu l’équilibre alors même qu’il sautait à terre, gisait sur la chaussée sous les roues du véhicule. Dans sa chute, son appareil photographique s’était ouvert et la pellicule se déroulait dans le ruisseau.
Sur le trottoir, un jeune garçon offrait du feu à une femme ridiculement habillée d’une jaquette lie-de-vin. Le contenu d’un paquet de cigarettes jonchait le sol. La femme ne tenait plus rien entre ses doigts écartés. Plus loin, un vieil homme, vêtu à l’ancienne mode - chapeau melon et jaquette de soie noire semblait les regarder, méditatif, les jambes légèrement fléchies, les deux mains croisées sur le pommeau de sa canne. Richard s’approcha de lui on pouvait percevoir sa respiration lente. Mue par un réflexe irrépressible, Albane le secoua par l’épaule pour le réveiller. Le vieillard pivota sur lui-même et tomba, raide comme un mannequin, le nez contre le pavé. Son pince-nez se brisa et le chapeau melon alla rouler doucement jusqu’au milieu de la rue. "
Ils déambulent dans les rues avec l’ivresse de la toute puissance. Quant à nos deux héros, enfin libres, ils se réfugient à Londres. Une conséquence inattendue de la Bombe verte est la prolifération extraordinaire de la végétation qui croît cent fois plus vite que la normale et encercle la totalité de la ville. Douée de mobilité, la végétation se montre très agressive envers l’homme :
" La masse sombre d’une forêt avait envahi la rue, la cernant de tous côtés, menaçant les maisons de ses rameaux velus, de ses branches comme des reptiles, de ses lianes comme des tentacules. Elle attaquait la ville, bruissante comme une foule innombrable. Une herbe qui arrivait à mi-corps avait envahi les endroits non recouverts d’asphalte. Les arbres des avenues avaient crû de telle sorte que Konrad reconnaissait à peine le quartier. C’était devenu une féerie de cauchemar. Le toit d’une maison avait été embroché et soulevé par une branche. Des plantes grimpantes étaient montées à l’assaut des immeubles. Cette croissance accélérée, qui faisait palpiter cette végétation comme des plantes marines, minait les immeubles de minute en minute. Konrad vit la cariatide d’une maison voisine se détacher sous la poussée des bras innombrables et fouineurs du lierre. Elle hésita un instant,  puis basculant dans le vide, elle vint éclater contre le trottoir et la tête roula jusqu’à ses pieds dans un treillis d’algues qui jaillissait d’une bouche d’égout. "
Le petit groupe humain resté à Paris décide de contre attaquer à l’aide du feu, en se frayant un chemin jusqu’à la tour Eiffel d’où ils pourront s’enfuir par la voie des airs. Pendant ce temps, Richard et Mathias mettent au point une formule pour se débarrasser de la végétation.
Un roman acceptable pour l’époque dans le domaine français mais qui reprend tous les poncifs du thème. Pour du plus solide voir " les Triffides " de John Wyndham



couverture du roman "la Terre endormie"
couverture dessinée par Jean-Claude Forest et parue au "Rayon fantastique"
 
 
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