la Semaine de Bath - destination-armageddon

Aller au contenu

Menu principal :

la Semaine de Bath

les oeuvres > LES GUERRES FUTURES 2

la Semaine de Bath par Paul Morand, pp.91-106, in «Rococo »,Grasset éd., 2006, coll. « les Cahiers Rouges », 1 vol. broché, recueil de nouvelles, in-12 ème , 196pp. couverture muette. nouvelle d’expression française
1 ère  parution : 1916
guerres futures 2


Paul MORAND

(1888-1976) Ecrivain et diplomate français. S'est imposé comme un grand auteur du XIXème siècle. Issu d'une famille aisée, en relations constantes avec l'Angleterre, il eut un contact précoce avec la littérature. Des poésies, des récits de voyage, du journalisme.  Très proche du régime de Vichy (ambassadeur), il fut un Académicien décrié et rejeté par De Gaulle.

Un diplomate sud-américain tient le journal hebdomadaire des événements survenus en juin 1916, soit l’invasion de l’Angleterre par les Allemands.  Les premières bombes tombent sur Londres, le Sussex et le Kent sont occupés. Toute la nomenklatura fuit par le dernier train vers la station thermale de Bath où elle espère poursuivre une vie agréable, frivole et excentrique. Les mœurs anglaises restent ce qu’elles ont toujours été, incarnées par ces Anglaises qui ont «des robes grossières faites avec le satin des boîtes de dragées ».
L’on s’inquiète surtout de l’absence de caviar, l’on s’extasie au sujet de la beauté des édifices, l’on s’occupe de pêcher  car « ce qui rend difficile la collaboration des Etats-majors  français et anglais c’est que les officiers français passent parfois plusieurs jours sans se raser.»
Déjà les Allemands, en connaisseurs, s’intéressent au tunnel sous la Manche et au soubassement saxon de la cathédrale de Canterbury pendant que la pendaison en public de Sir Mark, un traître irlandais, donne lieu à des festivités publiques. Il y a si peu de distractions à Bath !
Une nouvelle aiguisée comme un scalpel, une ironie au vitriol, une critique des mœurs anglaises sur fond de guerre future.



couverture du recueil de nouvelles "Rococo"
couverture de la réédition récente de cette nouvelle peu connue de Paul Morand
 
 
Retourner au contenu | Retourner au menu