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la Révolte des monstres

les oeuvres > INVASIONS D'INSECTES

la Révolte des monstres par Norbert Sevestre, Tallandier éd.,1928, coll. " Bibliothèque des grandes aventures  et Voyages excentriques " N° 219, 1 vol. broché, in-12 ème , 224pp. couverture illustrée par Maurice Toussaint. roman d’expression française
1ère  parution : 1924
invasions d’insectes

Norbert SEVESTRE

(1879-1946) Traducteur.  Ecrivain français dans le champ de la littérature populaire, prolifique, présent dans divers genres (livres pour la jeunesse, récits d'aventures, de science-fiction, exotiques et mystérieux (la série des Sar Dubnodal).

A Yen-Bang, près du fleuve Son-Coï au Tonkin, surviennent des événements très bizarres. Le savant Léonce Dauriac s’active derrière les murs de sa concession où s’alignent de mystérieuses cages. Protégé par un détachement de gardes français commandé par Séverin Leclerc, un vieil officier "jugulaire-jugulaire", approuvé par les politiques, Dauriac entretient une étonnante ménagerie. Ceci ne fait pas l’affaire de M. Simpleton, un brasseur d’affaires américain et vaguement espion, extraordinairement curieux de connaître ce qui se trame derrière ces portes.  Avec sa famille,  son fils Harris qui ne songe qu’à "boxer" tous ceux qui le contredisent, sa femme Margaret et sa fille, il utilisera tous les moyens possibles pour pénétrer à l’intérieur de la propriété de Dauriac. Comme il  essuie systématiquement une fin de non-recevoir, il chargera son serviteur N’Guyen de se débrouiller pour lui faciliter cette entrée.
N’Guyen soudoie Hoc, le serviteur tonkinois de Dauriac contre une coquette somme de piastres. Celui-ci versera de l’opium dans le thé des soldats les rendant inoffensifs et endormis, ouvrira la porte de la concession  à Simpleton et Cie. Horrifiés, les Américains découvrent le contenu des cages : des insectes géants, énormes, de la taille de l’éléphant, un scolopendre grand comme un train, des mouches et des moustiques comme des avions, une mygale de la taille d’un char, etc.  Il s’agit d’un projet secret sur lequel travaillait Dauriac avec l’approbation du gouvernement français, le biologiste ayant mis au point un produit " la vitalose " capable de centupler la taille des plus inoffensifs insectes.
Hoc, spolié par N’Guyen de sa rémunération,  tient à se venger illico: il ouvre toutes les cages commandées électriquement et les monstres s’échappent.  Les Simpleton prennent leurs jambes à leur cou tandis que les insectes géants s’égayent dans la forêt de bambous proche de Yen-Bang, sauf la terrifiante mygale qui poursuit Miss Margaret laquelle se réfugie en un bunker qui résistera aux assauts de la bête :
"Avec une sorte d’obstination rageuse, la mygale s’acharnait contre la porte. Elle y cognait, la griffait, l’ébranlait de telles secousses que Margaret craignit qu’elle ne finît par l’enfoncer ou l’arracher de ses gonds. Les plaques d’acier qui la bardaient extérieurement tinrent ferme, mais rien ne décourageait la formidable assiégeante, dont la fureur se tourna vers les barreaux de la fenêtre. "
Dauriac prend connaissance de la catastrophe lors de son entrevue avec le préfet de Védrine qui met immédiatement à sa disposition des forces militaires. Les animaux seront traqués jusqu’au dernier, non sans mal, la mygale se trouvant être la plus coriace.  Monsieur Simpleton se repend, promettant d’assumer tous les frais de son inconséquence, sauf ceux de Hoc, judicieusement aplati par le scolopendre, juste punition pour sa trahison. L’honneur de tous est sauf, les monstres détruits, la révolte écrasée, les Tonkinois pourront dormir sur leurs deux oreilles grâce à la diligence des Français.
Une histoire sans prétentions destinée aux adolescents par un romancier populaire et qui a dû faire frémir plus d’un petit cœur à l’époque de sa parution.


couverture du roman "la Révolte des monstres"
une vision inspirée du grand illustrateur Thiriet
 
 
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