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la Menace invisible

les oeuvres > LA CITE FOUDROYEE

la Menace invisible par Charles de Richter, Les Editions de France éd., 1937, coll. " A ne pas lire la nuit ", 1 vol. broché, in-12 ème , 240 pp. couverture illustrée. roman d’expression française. notice biographique in " Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N°s 2 et 2 bis, sept. 1990 et Sept./Déc. 2000 "
1 ère  édition : 1937   
savants fous et maîtres du mondeinvasions d’insectesla cité foudroyée

Charles DE RICHTER

(1887- 1975) Après des études à Cambridge, et sciences politiques. En France, côtoie les écrivains et journalistes en vogue. Termine l'oeuvre de Gaston leroux. Envisage une carrière d'écrivain dans le champ de la littérature populaire. Journaliste et critique, folkloriste provençal. Ses romans principaux concernent le genre policier (A ne pas lire la Nuit) mais publie également des ouvrages de moeurs, des romans légers, d'aventures, des oeuvres autobiographiques (réf. "Forum à propos de la littérature populaire")

Les événements se précipitent en cette année 1987. Trois nouveaux croiseurs récemment lancés par des pays européens coulent à pic. Des lettres de menace aboutissent mystérieusement sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Etienne Gromier. Elles annoncent d’autres sabotages, d’autres désastres à Paris, s’il n’est pas mis fin immédiatement à toute activité belliqueuse internationale.
Louis Berson, journaliste employé aux " Nouvelles du Monde ", se met en piste pour découvrir le redoutable individu qui menace le monde. Ayant eu vent de l’évasion de Melpomès, un condamné à mort, il découvre qu’une jeune femme " à la phalange gauche coupée " est probablement une intermédiaire entre le criminel inconnu et le monde politique. Ayant obtenu certains renseignements de la part du père Félibien, vieil huissier original au Palais de justice, Louis Berson est enlevé puis retrouvé, amnésique. Son patron, Jean Sorlin le fait hypnotiser par le mage Sankar pour que les souvenirs lui reviennent.  Il semble avoir été retenu prisonnier dans une salle souterraine parcourue par une machinerie électrique et, sur son trajet, mis en contact avec une termitière géante aussi imposante que les tours de Notre-Dame
Ces insectes, lancées à l’assaut de la ville, sapent les fondations des bâtiments officiels et militaires. la Tour Eiffel elle-même, symbole d’une France fière et victorieuse, s’écroule, tragiquement minée :
" Après plusieurs secondes qui semblèrent des siècles, on vit enfin le sommet de la Tour décrire un arc de plus en plus grand, tandis que s’éteignaient toutes les lumières qui, jusqu’alors, avaient clamé que, là-haut, il y avait des hommes qui vivaient, qui pensaient, qui osaient. Et, brusquement, dans un fracas de tonnerre où le bruit des haubans d’acier qui se rompaient était semblable à l’explosion des obus, la Tour entière, orgueil de Paris et voix de la France, bascula tandis que la foule, incapable de se maîtriser, hurlait d’horreur, et que se rompaient les rangs des soldats noirs destinés à la maintenir. Elle se cassa en deux avant de toucher le sol, projetant sa partie supérieure sur les immeubles abandonnés, et les réduisant en ruines, tandis que sa masse principale labourait le sol et s’y enfonçait profondément. Et tout aussi rapidement que la clameur et le fracas de la chute étaient montés au ciel, un silence lourd comme une crêpe s’appesantit. La Tour était morte ! "
C’en est trop pour les Parisiens qui quittent la ville en masse, laissant derrière eux le vide et la désolation. Etienne Gromier de son côté, a été battu par le démagogue Duguay-Baillon qui prend la  Présidence du Conseil à sa place,  et dont la première mesure sera d’évacuer le gouvernement à Alger. Quant à Louis Berson, il suit à nouveau la trace de la mystérieuse jeune femme dont il apprend l’identité : Viviane Dermoz, étudiante en Sorbonne. Les menaces épistolaires continuent de pleuvoir, les bâtiments de s’écrouler les uns après les autres. Gromier convoque ses corrélatifs européens pour une mission de la dernière chance dans une ville de Paris désertée.
Sir Horace Mersy, le représentant anglais, est le premier à capituler. Il suggère de signer le protocole européen de désarmement que le fou réclame. Coup de théâtre !  Person reconnait en la personne de Félibien le savant fou qui l’avait enlevé, de son vrai nom Victor Dermoz, c’est-à-dire le papa de Viviane. Dermoz refuse d’abandonner son idée fixe qui est la destruction de l’ensemble des ouvrages humains par ses termites auxquels il commande par vibrations interposées.  
L’enlèvement de Sir Horace et de Viviane par le collaborateur dément de Dermoz le fait changer d’attitude. Pour sauver sa fille,  il coopère avec Person. Après une longue poursuite dans les tunnels souterrains de Paris où oeuvrent les termites, les deux hommes neutralisent le fou et délivrent ses infortunés cobayes. Dermoz, dont l’idéal anarchiste s’effondre, ne peut survivre à son échec et se suicide. Quant au protocole adopté par les pays européens, il ne tint pas la route longtemps. Au moindre malentendu, il sera abandonné en faveur d’un bon et solide réarmement.
Un roman policier qui présente de nombreux éléments conjecturaux et offre une vision désabusée du futur.


couverture du roman "la Menace invisible"
une couverture suggestive pour ce roman classé tradionnellement parmi les policiers
 
 
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