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la Maladie du papier

les oeuvres > DISETTE D'ELEMENTS

La Maladie du papier par Eero Tolvanen, Papeteries de Ruyscher éd., 1965, 1 vol.cartonné,  in-18 ème , format à la française, 31pp. illustrations de Sempé. nouvelle d’expression française (extrait de " Cinquante petits chefs-d’œuvre ", éd. Gallimard, 1954). notice bibliographique in " Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N°20, Pâques 98
1 ère  éd. : 1954
disette d’éléments

Eero TOLVANEN
(aucune référence)
SEMPE

(1932-) Illustrateur, dessinateur français. Enfance peu réjouissante et désargentée. S'intéresse à la langue, puis la littérature comme échappatoire. Emploi de livreur. Se dirige vers une carrière de dessinateur humoristique après sa rencontre avec Goscinny (le Petit Nicolas). Place de nombreux dessins dans de nombreux journaux ( New Yorker). S'exerce à la vie parisienne. Obtient un grand succès. Est connu internationalement.

Le narrateur est témoin des étranges événements survenus ce soir-là. Le papier, tout le papier, les livres, papiers d’identité, testaments, traités, pactes, papier-monnaie, etc. s’est transformé en une poussière grise à l’odeur désagréable. Avec son amie Laila, ils observent de leur chambre, désabusés, la décomposition sociale qui en résulte.
D’abord, comme une inquiétude, puis un cri dans la foule : " C’est la fin du monde ! ", ensuite, des catastrophes individuelles (suicides) suivies par des actions collective en vue de s’approprier de la nourriture. La loi martiale est proclamée, les militaires prennent position dans les rues, le rationnement  et le couvre-feu sont proclamés.  
Par la suite, l’on se rendit compte de l’immense perte survenue à la littérature, ce qui impliquera la mise en place de clubs de lecture et de cercles de conteurs. En attendant la nouvelle découverte d’un papier indestructible, l’ardoise et la craie, les microfilms et la photo, seront les supports les plus utilisés. Enfin le jour vint, où l’on découvrit un papier résistant à la maladie. Et ce jour-là, le monde fut à nouveau noyé sous un flot de paperasse inutile.
Une courte nouvelle, malicieuse et poétique, qui traite bien mieux du sujet que les trois cents pages de Georges Blond dans " les Naufragés de Paris ".

couverture de l'ouvrage "la Maladie du papier"
couverture du fascicule - seule édition connue
 
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