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la Horde des monstres

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la Horde des monstres par Charles Ronze, Société française d’Editions et de Publications Illustrées, sd, coll « Sphinx » N°20, 1 fascicule broché, in-12 ème, 63 pp. couverture illustrée (photo-montage). roman d’expression française. notice bibliographique in " le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N° 11, nov. 1992 (Jean-luc Boutel)
1 ère parution :sd
menaces animales

Charles RONZE
(aucune référence)

Le jeune et sémillant journaliste Guy Ménard obtint de son patron, Noël Vannier, la responsabilité d’enquêter sur des assassinats mystérieux qui se sont produits dans la campagne proche de Clermont-Ferrand, en Auvergne. Pas bête, Ménard, au lieu de prendre le train, prévient son amie de cœur, la jeune et jolie Ginette Bernant qui, avec son puissant roadster, les achemine tous les deux à Murols, une bourgade sur le pied de guerre. Partout, des paysans évacuent l’endroit sur des charrettes, des troupes en armes sont postées à chaque carrefour, des contrôles de gendarmerie sont imposés en un maillage serré.
En ces heureux temps, les représentants de la presse étaient encore gentiment accueillis par les policiers qui facilitèrent au couple l’accès aux lieux des crimes, un chemin de traverse où gisent des corps horriblement mutilés. Soupçonnant un mystère inquiétant, nos héros prennent leurs assises dans un hôtel du coin et sillonnent la campagne. Bientôt, d’autres témoignages feront état de monstres gigantesques, caparaçonnés et cuirassés, qui dévastent tout sur leur passage. Seule l’héroïque Ginette a pu les apercevoir, constatant qu’il s’agit d’insectes gigantesques, de toute espèce. Les assassinats se multipliant, l’armée est appelée à la rescousse pour combattre le fléau. :
« Le monstre, une courtilière géante était couché sur le flanc. Avait-elle, grâce aux sauts prodigieux de ses pattes de grillon, échappé à la vague mortelle par intermittences et glané dans les couches supérieures de l’air une survie éphémère ? (…) Guy regardait la courtilière. Ses longues pattes de derrière était agitées de soubresauts. Son corselet brillant et fauve se soulevait spasmodiquement. Soudain, dans un dernier sursaut, celui-ci se mit à bruire (…) La tête du monstre se dressa encore. Puis elle s’abattit tandis que le corps se raidissait dans un dernier frémissement. »
Ménard, qui n’est pas tombé de la dernière pluie, laisse Ginette à son enquête, revient à Paris à toute vitesse afin de rendre une visite impromptue au professeur Darnier qu’il connaît et qu’il sait être un spécialiste des insectes. Ce dernier, tout en le recevant, paraît troublé, car le professeur Darnier sait fort bien de quoi il en retourne : il est responsable de ces désordres. Ce sont ses propres sujets d’expérience, soit cinquante insectes dont il avait réussi à augmenter démesurément la taille, qui se sont échappés de l’enclos dans lequel ils avaient été confinés, la porte ouverte par une main criminelle, en l’occurrence celle de son concierge.
De retour dans le massif Central avec Ménard, Darnier ne demande qu’à collaborer avec les autorités pour éradiquer le fléau. Mais, durant ce temps, les insectes monstrueux, qui n’y voient malice, poursuivent leur petit bonhomme de chemin. Il faudra toute la science de l’entomologiste, qui les empoisonne à l’aide d’un gaz toxique identique au DDT et l’appui de toutes les armes pour en venir à bout. :
« Il s’avança le premier en direction de la forêt lorsque le nuage de gaz se fut en partie dissipé. Sa tête blanche retombait par instants sur sa poitrine tandis qu’il arpentait les chaumes brûlés. Derrière lui venaient Guy et Ginette, puis toute une masse hérissée d’armes qui s’étaient révélées impuissantes. Les monstres convulsés encombraient les lisières. On en compta près de quatre cents… (Alors, étaient-ils « cinquante » -p.30- ou « 400 » -p. 43 ?, note du rédacteur). Déjà, les paysans s’attelaient aux énormes amas de têtes garnies de féroces mandibules, de thorax et d’élytres larges comme des ailes d’avions, accrochant des cordes aux pattes découpées ainsi que d’énormes scies. Le feu, qui avait si bien contribué à l’œuvre la paracheva. Des bûchers gigantesques s’allumèrent, des colonnes de fumée grasses montèrent dans l’air. »
Q’importe les crimes ! Cette histoire aura servi la réputation de Ménard en face de son patron, ravi de cette bonne histoire. Ginette devenue la femme du journaliste, les monstres exterminés, Darnier, triste et confus, l’on pourrait croire que le récit en reste là. C’était sans compter sur la sagacité de Ménard qui mettra la main sur le concierge criminel là où personne ne le soupçonnait, c’est-à-dire dans la propriété même du professeur, sise en Auvergne. Pourtant, la morale reste sauve puisque bien mal acquis ne profite jamais : le concierge, blessé par l’un des insectes au moment de son méfait, expire juste à la venue de Ménard, d’une septicémie généralisée.
Un sympathique petit récit cataclysmique blotti dans une série policière à cinq sous, qui n’est pas sans rappeler « Face aux Monstres» des dénommés Marijac et Lortac, ou les «Demi-Dieux» de Gordon-Bennett au « Rayon Fantastique».



couverture du fascicule "la Horde des monstres"
couverture du fascicule classé dans la collection policière "Sphinx"
 
 
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