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la Guerre du lierre

les oeuvres > MENACES VEGETALES

la Guerre du lierre par David H. Keller, pp.18 -73, in "la Guerre du lierre ", éd. de la fenêtre Ouverte, coll.  "Hypermondes ", 1936, 1 vol. broché, in-octavo, 195 pp. couverture muette. nouvelle d’expression anglaise  (USA) également paru in " Les meilleurs récits de Amazing stories ", J’ai Lu éd., 1974
1ère parution : 1936     titre orignal: the Ivy War
menaces végétales



David H. KELLER

(1880-1966) Ecrivain américain de science-fiction. Médecin biologiste et neuropsychiatre. Attiré vers l'écriture , il a publié ses nouvelles dans les pulps (Amazing stories). Révélé au public français par Régis Messac. Est considéré aujourd'hui comme un auteur dépassé.

Trois hommes se rencontrent dans un club, poussés par la même inquiétude. Le Dr White, botaniste réputé, a constaté qu’une plante, une sorte de lierre, avait une curieuse tendance  à étirer ses lianes de façon hostile envers l’homme. Il a pu constater à quel point certains manoirs anglais en étaient déjà entièrement recouverts. Milligan, le journaliste - archéologue,  est arrivé à la conclusion que de nombreuses cités disparues avaient justement croulées sous les assauts d’une végétation " intentionnellement " hostile. Enfin, le major Young, maire de Yeastford, commune du Delaware,  est préoccupé par un " Trou sans Fond " dans lequel croît un lierre à taches blanches Cette plante compterait déjà des cadavres à son actif, dont celui d’un chien d’un de ses concitoyens. Décidés à en avoir le coeur net, les trois hommes visitent le trou:
" Le major pivota pour s’enfuir et tomba, empêtré dans les lianes. Déjà d’autres tentacules s’allongeaient vers lui. White et Milligan se mirent à le tirer, l’ayant pris sous les aisselles, puis sortirent leurs couteaux pour faire sauter les lanières qui le maintenaient prisonnier. Mais on aurait dit que de nouvelles pousses arrivaient sans cesse pour remplacer celles qu’ils venaient de couper. Enfin le Major se trouva libéré et les trois compagnons se mirent à remonter le talus avec toute la vitesse dont ils étaient capables. "
Persuadés de l’effet nuisible de la  plante vampire, ils s’apprêtent à avertir leurs concitoyens, quand Hiram Jones, le propriétaire du terrain, menace de les faire arrêter illico pour atteinte à la propriété privée. Lorsqu’il aperçoit la plante, il se montre immédiatement désireux, en bon capitaliste, de faire fructifier sa fortune en lançant des boutures de ce lierre à travers le monde. Mais il n’en aura pas le temps : il disparaîtra avalé par la végétation!
Le lierre part à la conquête de Philadelphie. Empruntant le cours d’eau du Delaware, étirant au maximum ses branches, il donne l’assaut à la ville:
" Remontant Market Street, Walnut Street, Arch Street et bien d’autres rues sur la rive ouest, le lierre déployait son offensive. C’était une poussée silencieuse, pleine d’intentions meurtrières. L’un après l’autre, les policemen en service périrent, le cou encerclé par les effroyables lanières vivantes, perdant par des centaines de blessures pas plus grosses que des têtes d’épingle le fluide vital et nourricier qui s’en allait grossir le flot des énergies végétales. "
La ville se défend autant qu’elle peut, jusqu’à faire donner l’aviation et pilonner la plante avec des bombes. Mais il est très difficile de repérer le tronc principal dans ce fouillis végétal. Heureusement, White a pu créer une sorte de poison qu’il parvient à inoculer au lierre - vampire. Les feuilles jaunissent, les lianes se dessèchent. La plante meurt et tout danger est définitivement écarté.
L’une des premières tentatives, à la façon des pulps, de décrire la guerre que la végétation pourrait mener contre les hommes. Le ton reste naïf, mais tous les ingrédients du motif sont réunis, que développeront avec plus de bonheur littéraire,  Miller ou Wyndham. Une nouvelle difficilement accessible en français, publiée par Régis Messac dans la toute première collection de science-fiction moderne en 1936.




couverture du roman "la guerre du lierre"
couverture du roman dans la rare collection "Hypermondes"
 
 
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