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la Guerre au XXème siècle

les oeuvres > LES GUERRES FUTURES 2

la Guerre au Vingtième siècle par  Albert Robida,Tallandier éd., 1991, 1 vol. cartonné, format à l’italienne, 47 pp ; fac-similé de l’édition originale paru chez G. Decaux. illustrations par Albert Robida. roman d’expression française
1 ère  parution : 1887
guerres futures 2


Albert ROBIDA

(1848-1926). illustrateur, polygraphe, journaliste. Sa vocation d'être illustrateur l'emporte sur tout. Caricaturiste dans les revues et journaux en vogue qui imposent sa célébrité. Il fonde sa propre revue "la Caricature" avec les meillurs dessinateurs du temps. Il s'intéresse à tous les domaines: histoire, voyages, fantaisie, classiques, anticipation, etc. Après une éclipse, il s'impose aujourd'hui comme l'un des meilleurs dans le domaine conjectural au niveau de Jules Verne ou de H.G. Wells. La justesse de ses spéculations font de lui un visionnaire de l'inventivité et du pessimisme social. Son oeuvre est immense: 60 ouvrages, 200 livres illustrés, 70 revues, et environ 60 000 dessins.

Fabius Molinas, rentier et patriote, n’hésita pas à s’engager lorsque son pays, en proie à une attaque traîtresse, se trouva menacé. Il rejoignit rapidement l’aéronef «l’Epervier» comme canonnier de 2 ème  classe, ce qui lui valut de participer à l’assaut d’une série de blokhaus roulants, immobilisés dans le brouillard artificiel répandu par les «brouillardiers ». Prenant dans la foulée le commandement d’un de ces blokhaus, il bombarda la place-forte ennemie en démantelant les brigades territoriales féminines chargées de la protéger. Investissant la ville, il dut son salut au fait qu’il était allé se reposer en une cave profonde.
En effet, la contre-offensive s’avéra terrible. Les chimistes ennemis, bombardant la ville avec des gaz, tous les habitants de la cité seront asphyxiés, sauf Fabius Molinas. Finalement, La ville délivrée par des «torpédistes» amis, Molinas se trouva projeté dans un fleuve :
« Les torpilleurs embusqués dans les cirrus et nimbus à 3000 mètres de hauteur, laissèrent les premières ombres du soir descendre sur la ville, puis actionnant leurs propulseurs, ils se précipitèrent des hauteurs du ciel et, parvenus à bonne distance, lancèrent leurs terribles torpilles. Subitement la ville arrachée de ses fondations se boursoufla, craqua et sauta en l’air. »
S’immisçant chez l’ennemi, Il sème la terreur dans le camp des chimistes en faisant exploser un container rempli de miasmes :
« Tout s’est écroulé dans la salle du conseil, généraux, médecins, soldats, tous sont tombés subitement et se tordent sur le sol, en proie à toutes les maladies déchaînées par l’action de Molinas. Des épidémies s’abattent sur l’armée ennemie et portent leurs ravages en trois minutes dans un rayon de quinze lieues. Grâce au tampon de son casque de chimiste, Fabius, qui avait fait le sacrifice de  sa vie, en est quitte pour une formidable rage de dents. (…)
Disons tout de suite que les hôpitaux ennemis eurent à soigner 179 549 malades civils et militaires, et que, du mélange de tous les miasmes, naquit une maladie remarquable et absolument nouvelle. Cultivée par les médecins de l’Europe entière, elle est aujourd’hui connue sous le nom de fièvre molineuse, du nom de son inventeur, et l’endroit où elle prit naissance est resté fort insalubre. »
Avec les félicitations du général et une promotion à la clé, il reprend du service comme mitrailleur-pompiste, participant de très près au carnage sur le champ de bataille principal; grâce à lui, les médiums ennemis,  qui suggéraient télépathiquement aux soldats  la reddition sans conditions des forts du front, sont rendus à l’impuissance.
Voilà que la flotte sous-marine se prépare à ravager nos côtes. Molinas, détaché à la marine comme ingénieur-torpilleur sur le «Cyanure de Potassium», provoque la destruction de quantités de mines ennemies. Attaqué par les «Ravageurs», des cuirassés à grande vitesse, Molinas, avec ses amis scaphandriers, abandonne le torpilleur, remonte à pied le fleuve et surgit en pleine bataille.
Là, il se rendra encore utile en détruisant les liaisons téléphoniques entre camps ennemis. La guerre se terminera pour lui après qu’il eut participé à une grande bataille aérienne au-dessus de la Méditerranée,  puis l’Atlantique, enfin sur le sol d’une de nos colonies africaines. Pour finir en beauté, il épousera Melle Dolorès, une charmante Mexicaine de Mexico, lieu où, malencontreusement, s’échoua son torpilleur.
Un court récit, amusant et picaresque, provocateur et ironique dans son évocation d’une guerre future. Robida reste le grand maître de l’anticipation sociale du XIXème siècle. Ce récit fait écho aux éléments guerriers distillés dans le « XXème siècle » « la Vie électrique » et la «Guerre infernale», dont la lecture est hautement conseillée.



couverture de "la Guerre au XXème siècle"
couverture de l'album en réédition et fac similé
 
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