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la Fin du monde (Harris)

les oeuvres > FINS DU MONDE, FINS DE L'HUMANITE

Fin du monde par Christine Harris, Hachette éd., 1999, coll. « Eclipse », 1 vol. broché, in-12 ème , 59 pp. couverture illustrée par Alain Frétet. roman d’expression anglaise (Australie)
1 ère  parution : 1995    titre original : Countdown
fins du monde, fins de l'humanité


Christine HARRIS

(1955-) Femme écrivain australienne spéciaisée dans la littérature enfantine et pour adolescents. Produit aussi de la spéculative fiction. Une dizaine de romans, des séries , des recueils de poèmes et des anthologies.

Alana, Debra, Scott et Lyla : quatre préadolescents qui partagent la même classe et le même professeur de mathématiques surnommé Ming l’Impitoyable. Et puis Phoenix, qui est un astéroïde fonçant vers la terre qu’il va percuter. Quarante huit heures, c’est le temps qui reste à vivre.
Chacun des quatre, acteur et observateur d’un événement qui les dépasse, sera confronté à l’évidence de sa propre mort et témoin des réactions de désespoir qui surgissent de leur environnement quotidien. Les actes de folie se multiplient tels que vols, crimes ou gestes violents :
« Retourner chez elle ? L’idée lui était insupportable. Son père était ivre mort sur le canapé, et sa mère n’avait pas montré son nez de toute la journée. Une brève conversation au téléphone, c’est tout ce qu’elle avait pu obtenir. Ce n’était vraiment pas une bonne période pour les médecins des premiers secours.
Partout dans le pays, les gens démolissaient leur voiture, sautaient du haut des immeubles, avalaient des boîtes entières de médicaments. Avaient-ils trop peur pour attendre, ou voulaient-ils simplement être libres de choisir eux-mêmes leur heure ? »
Alana est préoccupée par le comportement de son père qu’elle méprise parce  qu’il s’enivre copieusement pour oublier le danger. Derbie est seule. Ses parents, « bobos de gauche », toujours engagés à sauver le monde, ne sont pas là pour elle à ce moment crucial. Elle songe à se suicider, s’y emploie, mais se rate. Scott, qui veut faire la fête une dernière fois en famille, reconnaît, avec stupéfaction, ses propres motivations : par manque d’argent, il vient de commettre un vol chez  son épicier habituel, M. Limani.
Enfin Lyle, à bord d’une voiture « empruntée » par des amis pour faire le fou avant l’issue fatale, mal conduite, meurt dans un accident de la route. Et puis arrive la nouvelle stupéfiante, incroyable : les savants ont réussi à détourner l’astéroïde de la terre en le déviant à coups de missiles nucléaires.
Sauvés, ils seront tous sauvés ! Mais plus jamais le regard qu’ils porteront sur le monde et la société, ainsi que sur eux-mêmes, ne sera le même qu’avant. Sans transition, ils ont tous basculé d’un coup dans l’âge adulte :
« Scott ajusta son sac sur ses épaules et prit une grande inspiration. C’était bizarre de reprendre l’école après ce qui s’était passé. On aurait dit qu’une vie entière s’était écoulée depuis la dernière fois. Il était arrivé tellement de choses et dans un laps de temps si court.
Les immeubles avaient changé. Des graffitis avaient fleuri un peu partout sur les murs, et plusieurs fenêtres du rez-de-chaussée avaient été brisées. Quelqu’un avait même essayé d’allumer un feu, apparemment sans y réussir. Devant la pharmacie, un matelas noirci par les flammes attendait d’être enlevé. Scott se sentait différent aussi. »
Une petite nouvelle qui traite de la mort de  manière intimiste. L’universalité de la catastrophe, l’impuissance à parer le coup du destin, la prise de conscience de la fatalité se déduisent sans difficulté de l’analyse des errements comportementaux. Un concentré de la thématique du genre
.


couverture du roman "la Fin du monde"
couverture de ce roman pour pré-adolescents
 
 
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