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la Colonisation d'Edward Beal

les oeuvres > INVASIONS EXTRATERRESTRES

la Colonisation d’Edward Beal par Lisa Tuttle, pp. 17-27 in " Fiction " N°405, Opta éd., 1989, revue, 192 pp. nouvelle d’expression anglaise  (USA)
1 ère  parution : 1987    titre original : The colonization of Edward Beal.
invasions extraterrestres


Lisa TUTTLE

(1952-) Femme de lettres américaine, spécialisée dans l'horreur, le fantastique, la fantasy. Anthologiste. Militante féministe. Son oeuvre est peu connue en France. Prix Nebula et Locus.

Edward Beal, employé modeste, est hanté par l’idée de la fin de l’espèce humaine qu’il hait pour sa prolifération. S’adonnant aux délicieuses lectures apocalyptiques, il a déjà préparé son sac à dos, sa trousse de survie et s’entraîne à tous les scénarios possibles, envisageant de faire face aux conséquences d’un cataclysme :
Quand il était plus jeune, Edwin (sic) avait songé à s’enfuir vers l’Ecosse ou le pays de Galles, pour y survivre après l’effondrement de la civilisation. Il avait dévoré des récits de science-fiction évoquant une ère glaciaire ; ou la disparition de l’herbe, des épidémies, des guerres et des invasions extra-terrestres et il avait décidé que dès que les choses commenceraient à aller mal pour une raison ou une autre, il prendrait la route du nord, sac au dos, prêt pour une nouvelle vie dans la nature sauvage. "
Pourtant,  ce qui va se passer dans la réalité, il ne peut l’imaginer. Alors qu’il se livre à des travaux de jardinage, il déterre un curieux artefact, une sorte de globe lisse et sans faille apparente. Le temps de l’approcher de son visage et une ouverture fortuite laisse paraître une sorte de tête minuscule qui le mord au nez. Très vite, il se sent mal en point, fiévreux, et ne pourra empêcher d’autres morsures.
Les endroits infectés se gonflent, finissent par éclater en libérant de petits êtres ronds en tout point semblables à l’artefact qui leur a donné naissance. D’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Cela n’a aucune importance pour Edward Beal lequel, victime fortuite mais consentante, entrevoit là un moyen d’assouvir ses fantasmes sur la fin d’une humanité livrée à de petits aliens mordeurs qu’il chasse de chez lui pour qu’ils aillent conquérir le vaste monde, en l’occurrence la ville de Londres. Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que ces petits envahisseurs, finalement très attachants, l’immobilisent pour se constituer une bonne réserve de viande en vue des forces nécessaires à la conquête de la terre.
Un récit cataclysmique étrange et original.


couverture de la revue "Fiction" N°405
couverture du numéro 405 de "Fiction" contenant cette nouvelle
 
 
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