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l'Ultime salve de Brice Merloncourt

les oeuvres > LE DERNIER HOMME

l’Ultime salve de Brice Merloncourt par Daniel Walther, pp. 237- 251 in « le Dernier Homme », anthologie, «Jérôme Leroy présente 22 nouvelles inédites » , Les Belles Lettres éd., 1 vol. broché, in-octavo, 296pp. photographie de couverture Brad Wobleski. nouvelle d’expression française
1 ère  éd. : 2004
le dernier  homme



Daniel WALTHER

(1940-) Ecrivain français. Romancier, nouvelliste, critique et directeur de collection. Etudes classiques en Alsace. journaliste aux DNA. Directeur de collection au C.L.A. Plus de 160 nouvelles et romans. Des recherches formelles et une thématique de la révolte et de l'érotisme caractérisent ses écrits.

Brice Merloncourt est un DSSOR (Déchargeur de Salve Spermatique Ondulatoire rapide). Muni de sa carte de donneur forcé de sperme et en dépit de son amour pour Zerbinette, il se fait régulièrement traire la verge par les doigts experts et fonctionnarisés de Véronique-Wanna. Selon les termes mêmes de la chansonnette du jour :
« Bande dur, mon gars
Crache droit, mon gars
Et l’Etat crachera pour toi,
Alléluia ! »
L’humanité au désespoir s’est vue atteinte dans ses œuvres vives par le syndrome du SDS, d’après le nom de l’épidémiologiste Jérémias Schwobhalter, dont le signe est l’impossibilité d’une fécondation normale. Les mâles habituels bandant mou, seuls quelques étalons d’exception comme Brice furent enrôlés de force, à fin de perpétuer l’espèce humaine. Le système d’insémination artificielle étant d’une ardente exigence, Brice dut faire fi de ses fantasmes et se soumettre à la loi. Ce qui le fit parfois mollir. Une première défection pour cause de dépression lui valut un séjour de trois ans dans un bagne lunaire où la traite quotidienne lui était imposée à l’aide de sa propre main, le cerveau en connexion avec des masses de revues pornographiques.
De retour sur terre, repentant et prêt à répondre à nouveau à sa vocation, il apprit que Zerbinette l’avait trompé, que la douce main de Véronique-Wanna avait été remplacée par l’implacable pogne d’une dénommée Charlotte. Ce qui lui causa un tel choc qu’il en décéda.
Au-delà de l’humour volontaire et du sens de la provocation qu’on lui connaît, Daniel Walther signe une authentique nouvelle cataclysmique dont l’enfer passe par le sexe (voir sur ce point « Orgasmachine » de Ian Watson). A noter le style totalement maîtrisé et d’une grande virtuosité
.




couverture de l'anthologie "le Dernier homme" présentée par Jérôme Leroy
couverture de l'anthologie ayant édité notre nouvelle
 
 
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