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l'Homme qui défia le temps

les oeuvres > ADAM ET EVE REVISITES

l’Homme qui défia le temps par G. Pelletan, SFEPI éd., coll. " Œil de faucon " N°8, sd., fascicule broché, in-18 ème , 62 pp. couverture illustrée. nouvelle d’expression française
1 ère  éd. sd (vers 1950 )
archéologie du futur
- Adam et Eve revisités

Germaine  PELLETAN

(1903-1989) Secrétaire d'un romancier à succès. Journaliste avec son mari au Liban. Epouse de Robert Chamboulan (Robert Jean-Boulan), auteur de romans populaires. Utilise le pseudonyme commun de Gilles Hersay. Ecrivit de nombreux romans policiers, conjecturaux, sentimentaux et pour la jeunesse. Durant la guerre, produit sous son nom de jeune fille,  Germaine Pelletan. Entre dans la résistance. Après la mort de son mari, ouvre une Académie de dessin.

Jean, fatigué de la vie, est prêt à se soumettre à une expérience risquée qui a lieu à New York en 1967. Il s’agit de se faire momifier en quelque sorte, pour être projeté dans le futur, soit en 21950. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Joah est un membre à part dans la tribu primitive qui hante les abords sylvestres d’un très ancien lieu nommé New York. Il ne sait d’où il vient et son existence même lui semble floue. On l’a trouvé jadis dans une  pyramide. Amoureux d’Erica et ami de Land, il est craint par les autres qui le considèrent comme étrange.
Une découverte fortuite faite par Land dans une crypte sise sous la pyramide réveille soudainement la mémoire de Joah / Jean. Il se rappelle  sa momification, sa vie antérieure, et reconnaît les objets réunis autour de lui à son intention.
Ce qui lui inspire le sens de sa nouvelle mission : réinstaller  l’humanité dans une nouvelle gloire, loin de la sauvagerie. Il arrive à convaincre des jeunes gens pour qu’ils appareillent avec lui sur une caravelle, à se risquer au-delà des mers à fin de  vérifier si l’existence de Paris ne brille pas encore d’un haut niveau de civilisation.
Après quelques péripéties, ils débarquent dans la baie de Saint-Cloud (proche de Paris à cause d’une submersion généralisée des continents) et visitent une ville en ruines :
" Ils passèrent dans l’ancienne capitale française une semaine entière. (…) Les immenses gares se voyaient encore, à demi - écroulées ; des tronçons de rails rouillés, tordus, laissaient deviner que jadis, le trafic ferroviaire fut l’un des plus importants du monde. Ce n’était plus maintenant que le refuge des grandes chauves-souris et de porcs sauvages qui venaient y gîter. Des broussailles, des bouquets de ronces et de troènes poussaient à travers les éboulis, qu’ils enjambaient avec précaution. La Tour Eiffel, miracle ! comme si Paris ne devait jamais mourir, était encore debout, mais dans quel état ! Telle quelle était, elle signalait encore que là, la Ville Lumière fut. "
Mais de trésors culturels, Paris en regorge. Joah/Jean en est émerveillé et retourne dans sa tribu new-yorkaise résolu à lui faire accomplir un pas de géant vers la science, ne doutant un seul instant que son ami et chef  Monrouti ne soit d’accord avec lui.
Sa surprise est d’autant plus intense quand il apprend qu’il sera jugé, mis à mort comme ferment dangereux capable de déstabiliser grandement une société qui s’accommode fort bien de sa primitivité. Le destin de Jean sera finalement commué en bannissement et, une nouvelle fois, il s’embarquera en compagnie d’Erica, sa compagne,  à destination de Paris pour y fonder dans la solitude, la civilisation technologique dont il rêve.
Une nouvelle qui émerge du  domaine de la littérature populaire de l’après-guerre. Une intrigue fortement argumentée et surtout une vision écologiste avant l’heure font de ce petit roman un petit objet littéraire  méconnu.


couverture du fascicule "l'Homme quii défia le temps"
couverture d'un des fascicules de la collection microscopique (de format) "Oeil de faucon"
 
 
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