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l'Ennemi du monde entier

les oeuvres > SAVANTS FOUS ET MAITRES DU MONDE

l’Ennemi du monde entier par Jack London, pp. 25 – 60 in « Histoires des siècles futurs », UGE éd., 1974, coll. «10/18 » N°863, 1 vol.  broché, recueil de nouvelles, in-12 ème , 317pp.couverture illustrée par Pierre Bernard. nouvelle d’expression anglaise (USA)
1ère parution: 1908   titre original : The ennemy of all the World
savants fous et maîtres du monde


Jack LONDON

(1876-1916) De son vrai nom John Griffith CHANEY. Une enfance misérable, une vie d'errance, de nombreux métiers forment la matière de plus de 50 ouvrages tournés vers l'aventure et l'engagement socialiste, universellement connus.

Dès sa naissance Emile Glück avait de quoi haïr le genre humain. Orphelin, rejeté par sa mère d’adoption, méprisé par les femmes, poursuivi par la justice pour un crime qu’il n’avait pas commis, traqué par les journalistes, il développa un ardent désir de vengeance qui se concrétisa dans une extraordinaire découverte :
« Il venait de trouver l’arme silencieuse et secrète qui lui permettrait de se venger du monde entier. Sa découverte, qui mourut avec lui, le rendait maître de la direction et de la portée de la décharge électrique. A l’époque, ce problème n’était pas encore résolu –il ne l’est pas encore tout à fait de nos jours - mais Emile Gluck en trouva la solution dans sa cellule, et l’appliqua après son élargissement. »
Dirigeant à son gré les décharges électriques, il commença à assassiner les individus proches qui l’avaient fait souffrir, puis augmente progressivement son champ d’action. Sa haine brûlante, englobant l’humanité entière, alla jusqu’à provoquer une guerre entre l’Allemagne et l’Amérique :
« Ce fut encore lui qui occasionna la terrible guerre entre l’Allemagne et l’Amérique, au prix de 800 000 vies humaines et de dépenses incalculables (…) l’Allemagne ne désirait pas la guerre. En témoignage de ses intentions pacifiques, elle envoya sept cuirassés en visite aux Etats-Unis. Dans la nuit du 15 février, cette flotte était à l’ancre dans l’Hudson, en face de New York.(…) Les sept cuirassés sautèrent l’un après l’autre, à intervalles réguliers de quatre minutes, et quatre-vingt dix pour cent des équipages et officiers périrent. »
Personne ne pouvant ni expliquer ni arrêter l’hécatombe, les pays surpris et désorientés cessèrent la fabrication de la poudre qui explosait désormais toute seule, ainsi que des armements, s’apprêtant au désespoir d’une paix imposée.
Ce fut le fin limier Silas Bannerman qui, grâce à son intuition extraordinaire de détective, parvint à arrêter Glück. La condamnation à mort que subit ce dernier laissa le criminel de glace. Il refusa avec entêtement de révéler le secret de son arme extraordinaire à ses semblables considéré par lui comme égoïstes et pervers avec le seul regret de n’avoir pu totalement les éradiquer.
Dans « l’ennemi du monde entier », le thème du savant fou subit un traitement particulier. La démarche de Glück est, sinon excusable, du moins expliquée. Sa vengeance concerne tout le monde à travers des individualités concrètes. Enfin, le pessimisme profond de l’auteur dans son rapport à la morale humaine fait souffler un vent de désespoir devant toute forme possible de gouvernement.



couverture du recueil "Histoires de siècles futurs"
recueil contant la nouvelle, paru dans la collection 10X18
 
 
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